<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-36391491</id><updated>2012-02-12T20:21:04.450+01:00</updated><category term='Politique'/><category term='Poliique'/><category term='Israël'/><category term='Ecologie'/><category term='islam'/><category term='Economie'/><category term='Littérature'/><category term='Multimedia'/><category term='Réflexions'/><category term='antisémitisme'/><category term='Culture'/><category term='Cinéma'/><category term='judaïsme'/><category term='Humour'/><category term='Palestine'/><category term='Elections'/><category term='Stratégie'/><category term='Philosophie'/><title type='text'>Le derviche fou</title><subtitle type='html'>Tentation de peindre la réalité, réflexions modestes sur ces temps troublés et îlots culturels en partage.</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://le-derviche-fou.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36391491/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://le-derviche-fou.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>Le derviche fou</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13722696301839179305</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>90</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-36391491.post-8612407746997850843</id><published>2007-09-29T11:31:00.000+02:00</published><updated>2007-09-29T12:09:20.119+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Culture'/><title type='text'>Valère Novarina, Professeur d'inconnu</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.ac-nancy-metz.fr/ia55/DefisScolaires55/siteap2/IMAGES/dubuffetec.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 200px;" src="http://www.ac-nancy-metz.fr/ia55/DefisScolaires55/siteap2/IMAGES/dubuffetec.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;De l'alcool d'homme est distillé en nébuleuses efflorescences, criant une nature sans façon d'un trou d'homme au milieu, d'où s'échappe la parole.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fragmentée, éclatée, l'expérience humaine n'est plus une expérience par un homme mais une expérience de l'Homme, de ce qu'il possède de plus propre, l'air chassé des poumons, l'accord animé d'un son de gorge, faisant parole et sens, mais aussi bien non-sens, danse et spirale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Expérience de l'homme n'est pas pour l'homme : elle tâche à voler le plus intime et pourtant ce qui tient autour du trou. Ce vol est contre les images et les représentations; les agencements dénaturent, parodient; violence fétichiste de l'image de l'homme qui est exhibition de soi. Ce vol est une contre-violence envers tout le petit théâtre narcissique d'aujourd'hui théâtre du Moi et institution théâtrale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comment le langage, claire vertu communicante, communiante se fait l'alibi d'un tel meurtre ?&lt;br /&gt;Quoi le pousse et le travaille au délitement, l'enrobe de puissance comicante ? Et pourtant dans une pièce de Valère Novarina, sur toute chose il étend sa nuit. Puissance de négation, le langage est antimatière du monde ordonné. Nuit de la parole, la langue est la bafouille du signifiant, une bafouille avec ses aérations, ses crises, qui faconde aussi à l'imitation, au bluff, au coup d'éclat, ne visant pas le juste et le vrai, mais risquant la lumière par éclipses et par inadvertances.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;S'il y a un drame, c'est celui du langage. S'il y a une histoire, c'est celle des contorsions de la langue. Sa frénésie double celle des corps : débauche de matière.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La langue poétique portée à la force majuscule, avec sa puissance de carnage, indiffère au monde; elle ne grime pas d'arrière-monde, de plus/moins. Elle n'a pas à établir rapport à ce monde : elle se suffira d'elle-même pour aventure et de l'entropie pour moteur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Animée dans l'espace furieux, l'aventure de la langue apporte une transcendance contre les transcendances, transcendance dans l'unité du bouillonnement contre les assignations, les verticalités. Un Dieu du peu vient du trou : on clame de lui itou, pas anagogique mais scissipare.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour un mec qui merdRe, vous aurez compris que Valère Novarina, professeur d'inconnu, est vachement ahead. Son dernier spectacle présentement au théâtre de la colline, réclamera une implication pleine d'a priori positifs, une intelligence fort aise de ne pas déboucher le nombril des mots, un sens aigu de l'absurdité du sens, une patience sans cette illumination finale où chaque chose est casée, proprette, à sa place dans le récit. Si vous aimez Samuel Beckett et David Lynch, vous sera cependant récompensés.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;mailto:ulrich.from.cacanie@gmail.com&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/36391491-8612407746997850843?l=le-derviche-fou.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://le-derviche-fou.blogspot.com/feeds/8612407746997850843/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=36391491&amp;postID=8612407746997850843' title='14 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36391491/posts/default/8612407746997850843'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36391491/posts/default/8612407746997850843'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://le-derviche-fou.blogspot.com/2007/09/valre-novarina-professeur-dinconnu.html' title='Valère Novarina, Professeur d&apos;inconnu'/><author><name>Le derviche fou</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13722696301839179305</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>14</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-36391491.post-4091061384120266055</id><published>2007-09-24T19:21:00.000+02:00</published><updated>2007-09-24T20:04:50.176+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Multimedia'/><title type='text'>World music</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://images.starpulse.com/AMGPhotos/pic200/drp200/p202/p20257y59cf.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 200px;" src="http://images.starpulse.com/AMGPhotos/pic200/drp200/p202/p20257y59cf.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Afrika Bambaata&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;World music : Cette étiquette floue a-t-elle un sens ?  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La « variété française » s’imposant chez nous comme genre à part entière au royaume de France et de Navarre est ainsi classée sous l’étiquette world à l’étranger. La country et le folk ne le seront pas nécessairement, en revanche. Le reggae non plus.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien entendu, il n’y a pas d’unité de la musique world. Daniel Melingo, Nazare Pereira, Tinariwen, La Minor ou Tonino Carotone n’ont rien en commun.     Et pourtant, il semblerait que s’illustre dans cette « world music », label marketing forgé pour coller aux fesses des sucreries pop (avec d’immenses succès comme le Buena Vista Social Club ou Cesaria Evora), une faculté particulière d’hybridation.     Et c’est d’ailleurs celle-ci qu’il faudrait retenir. Serait folk la musique qui s’attache à un canon traditionnel (ou qui donne à entendre une musique se présentant comme ce canon lui-même).     Jacques Brel, Edith Piaf : musique folk. Nusrat Ali Fateh Khan (mais pas quand la célébrité le fait collaborer à l’éléctro), Astor Piazolla, Ezma Redzepova, Fatrid al Atrache : musique folk.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tandis que la musique poussant sa dérive, osant le propre et l’unique, celle-là mérite d’être world, pour n’être d’aucun pays.   &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Contrastons avec la pop. J’ai fait tous les efforts. J’ai reconstitué toutes les généalogies, toute la diversité d’inspirations qui porte ce genre attrape-tout : glam, rock’n’roll, RnB, punk, progressif, metal, gothique.     Or, cette multiplicité riche et nombreuse n’éclate qu’en se niant ; le metal, en parodiant les rythmes de la musique religieuse baroque ; le progressif en s’aventurant vers les territoires inconnus, guère plus rock qu’autre chose, de l’expérimentation musicale ; le glam en s’inventant une sensualité troublante sortant de l’hédonisme sexuel de Bryan Ferry ou Brian Eno première période ; le punk, en retenant du rock la volonté d’exutoire et en en parodiant les rythmes simples pour lacer un manifeste ab absurdo ; le rock’n’roll, en revenant à la puissante évocation du blues des origines (le million dollar quartet reprenant les classiques du rythm &amp;amp; blues).  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aussi, la pop ne peut-elle que ressasser, perfectionner ses accords ciselés – cette volonté de trouver, peaufiner et amener à toute sa puissancce, la bonne mélodie.     Les réussites de ces dernières années (ou le peu qui me sont tombées sous la main) ne réussissent leur art qu’à force d’ouverture, ou de travail de ciseleur acharné : Arcade Fire, Clap your Hands Say Yeah,  Interpol, Yeah Yeah Yeah, Art Brut, Animal Collective ; du rock petit bourgeois, sans âme, reprenant (bien) les méfaits de ses augustes aïeux. Du festif, souple et coulant, pour les dancefloors. Sans ouverture, une telle musique péricilite : chère au cœur des petits bourgeois habitant de confortables appartements dans les centre-villes des métropoles occidentales, elle leur procurera l’aubaine d’un frisson rebelle.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour la musique,  préférez le jazz contemporain, le world tout-mêlant,  le hip-hop ou la techno. Mieux, préférez, écoutez ceux qui ne se revendiquent d'aucun style et d'aucune étiquette, et qui ne revendiquent aucun précurseur, cela demandera une patience et un apprentissage singulier, ceux qui osent dire que leur musique est juste de la musique.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pas une musique juste, juste de la musique.&lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;mailto:ulrich.from.cacanie@gmail.com&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/36391491-4091061384120266055?l=le-derviche-fou.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://le-derviche-fou.blogspot.com/feeds/4091061384120266055/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=36391491&amp;postID=4091061384120266055' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36391491/posts/default/4091061384120266055'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36391491/posts/default/4091061384120266055'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://le-derviche-fou.blogspot.com/2007/09/world-music.html' title='World music'/><author><name>Le derviche fou</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13722696301839179305</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-36391491.post-4757595429136845803</id><published>2007-09-13T19:35:00.000+02:00</published><updated>2007-09-13T19:51:10.392+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Philosophie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Réflexions'/><title type='text'>Le maître ignorant</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;blockquote&gt;C'est bien cela qu'il s'agit de vérifier : l'égalité de principe des être parlants. En contraignant la volonté de son fils, le père de famille pauvre vérifie que son fils a la même intelligence que lui, cherche comme lui; et ce que le fils, lui, recherche dans le livre, c'est l'intelligence de celui qui a écrit le livre, pour vérifier qu'elle procède bien comme la sienne. Cette réciprocité est le coeur de la méthode émancipatrice [...] Ce que peut essentiellement un émancipé, c'est être émancipateur : donner non pas la clef du savoir mais la conscience de ce que peut une intelligence quand elles e considère comme égale à toute autre et considère toute autre comme égale à la sienne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'émancipation est la conscience de cette égalité, de cette réciprocité qui seule permet à l'intelligence de s'actualiser par la vérification. Ce qui abrutit le peuple, ce n'est pas le défaut d'instruction mais la croyance en l'infériorité de son intelligence. Et ce qui abrutit les "inférieurs" abrutit du même coup les "supérieurs". Car seul vérifie son intelligence celui qui parle à un semblable capable de vérifier l'égalité des deux intelligences. Or l'esprit supérieur se condamne à n'être point entendu des inférieurs. Il ne s'assure de son intelligence qu'à disqualifier ceux qui pourraient lui en renvoyer la reconnaissance [...]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette croyance à l'inégalité intellectuelle et à la supériorité de sa propre intelligence n'est point le seul fait des savants et des poètes distingués. Sa force vient du fait qu'elle embrasse toute la population, sous l'apparence même de l'humilité [...]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'acte de l'intelligence est de voir est de comparer ce qu'elle voit. Elle voit d'abord au hasard. Il lui faut chercher à répéter, à créer les conditions pour voir à nouveau ce qu'elle a vu, pour voir des faits semblables, pour voir des faits qui pourraient être la cause de ce qu'elle a vu. Il lui faut aussi former des mots, des phrases, des figures, pour dire aux autres ce qu'elle a vu. Bref, n'en déplaise aux génies, le mode le plus fréquent d'exercice de l'intelligence, c'est la répétition. Et la répétition ennuie. Le premier vice est de paresse. Il est plus aisé de s'absenter, de voir à demi, de dire ce qu'on ne voit pas, de dire ce qu'on croit voire. Ainsi se forment des phrases d'absence, des donc qui ne traduisent aucune aventure de l'esprit. "Je ne peux pas" est l'exemple de ces phrases d'absence. "Je ne peux pas" n'est le nom d'aucun fait. Rien ne se passe dans l'esprit qui corresponde à cette assertion. A proprement parler, elle ne veut rien dire. Ainsi la parole se remplit ou se vide selon que la volonté contrainte ou relâche la démarche de l'intelligence. La signification est œuvre de volonté.&lt;br /&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;Jacques Rancière, Le maître ignorant (pp 67-69, 94-95)&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;mailto:ulrich.from.cacanie@gmail.com&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/36391491-4757595429136845803?l=le-derviche-fou.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://le-derviche-fou.blogspot.com/feeds/4757595429136845803/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=36391491&amp;postID=4757595429136845803' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36391491/posts/default/4757595429136845803'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36391491/posts/default/4757595429136845803'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://le-derviche-fou.blogspot.com/2007/09/le-matre-ignorant.html' title='Le maître ignorant'/><author><name>Le derviche fou</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13722696301839179305</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-36391491.post-733488090870774138</id><published>2007-08-29T20:06:00.000+02:00</published><updated>2008-11-13T10:44:45.390+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Culture'/><title type='text'>Kara Walker, la grande aventure humaine</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_Zr5L2-2fBp8/RtW6JdtGJGI/AAAAAAAAACY/ljrhP8dY_M4/s1600-h/584e7720ac13229b2636bcb0af8ba481.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://3.bp.blogspot.com/_Zr5L2-2fBp8/RtW6JdtGJGI/AAAAAAAAACY/ljrhP8dY_M4/s320/584e7720ac13229b2636bcb0af8ba481.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5104190424449688674" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Kara Walker, Excavated from the Black Heart of a Negress&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Horreur absolue, l'exposition présente du Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris est admirable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A propos de puissance de scandale. Revisitant l'esclavage, l'histoire des femmes et des Afro-Américains, explorant ces fantasmes qui subsistent, d'une extrême intransigeance, Kara Walker réussira parfaitement à dégoûter de lui-même l'Homme Blanc qui se respecte et propre sur lui, l'engluant dans les errements de la repentance odieuse à laquelle&lt;br /&gt;1/ les peuples qui ont des arts premiers nous acculent&lt;br /&gt;2/ la lutte sans cesse ni repos pour l'inégalité hommes-femmes nous pousse, à force de remords&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien entendu, de préférence un Homme Blanc bien aware, vaguement au courant de l'esclavage et des méfaits de la culture afroaméricaine (elle a commis beaucoup de sous-cultures, notamment dans la danse ou la musique). Ne poussons pas le bouchon, mais un qui relirait Gobineau, histoire de remettre les choses à leur place. Du genre qui contribue au développement de la Thaïlande et Cuba, no comment.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un conseil donc, courez-y.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;Whose house is this?&lt;br /&gt;Whose night keeps out the light&lt;br /&gt;In here?&lt;br /&gt;Say, who owns this house?&lt;br /&gt;It's not mine.&lt;br /&gt;I had another, sweeter, brighter,&lt;br /&gt;With a view of lakes crossed in painted boats;&lt;br /&gt;Of fields wide as arms opened for me.&lt;br /&gt;This house is strange.&lt;br /&gt;Its shadows lie.&lt;br /&gt;Say, tell me, why does its lock fit my key? &lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Toni Morrison &lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;mailto:ulrich.from.cacanie@gmail.com&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/36391491-733488090870774138?l=le-derviche-fou.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://le-derviche-fou.blogspot.com/feeds/733488090870774138/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=36391491&amp;postID=733488090870774138' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36391491/posts/default/733488090870774138'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36391491/posts/default/733488090870774138'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://le-derviche-fou.blogspot.com/2007/08/kara-walker-la-grande-aventure-humaine.html' title='Kara Walker, la grande aventure humaine'/><author><name>Le derviche fou</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13722696301839179305</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_Zr5L2-2fBp8/RtW6JdtGJGI/AAAAAAAAACY/ljrhP8dY_M4/s72-c/584e7720ac13229b2636bcb0af8ba481.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-36391491.post-8556019150189284999</id><published>2007-08-29T20:02:00.000+02:00</published><updated>2008-11-13T10:44:45.409+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Littérature'/><title type='text'>La société bande</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_Zr5L2-2fBp8/RtW1aNtGJFI/AAAAAAAAACQ/ItmY2hUtvyc/s1600-h/039_71475%7EErich-von-Stroheim-Posters.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://2.bp.blogspot.com/_Zr5L2-2fBp8/RtW1aNtGJFI/AAAAAAAAACQ/ItmY2hUtvyc/s200/039_71475%7EErich-von-Stroheim-Posters.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5104185214654358610" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Erich Von Stroheim, photo&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;/p&gt;Chacun peut dessiner sa bande. Consommation : style ; cela suffira à singulariser. Une bande de jeunes à moi tout seul.   &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tant et si bien.   &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, il faudra pour certains la tarte à la crème : parfum de l’extrême singularité. Un poseur Contre vaut à lui-même chapelle : il nomme diacres, prêtres, archidiacres. Il a ses Trônes, ses Vertus, ses Dominations.   &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une société : comme on disait alors, ce groupe d’individus élus qui gravitaient autour de tel ou tel, Spinoza, Stendhal ou Lovecraft. La « société des gens de lettres ». Elle ne se mêle pas (son sang non plus) : l’écriture pure, a ses ors. Selon les époques, les fièvres ont changé.   &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A mesure des engouements, une constante : la puissance de scandale. Il faut être en tout point radical, toujours prendre un soin qui, faute de superbe, est constamment méticuleux, à la posture de Maudit.   &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Evidemment, à l’ère de la publicité des styles, les tics paranoïaques (amour des sociétés secrètes, rituels d’écriture, résurrection d’un passé mémorable) sont publicisés, les toquades clamées. La médiocrité de l’époque, ah ! , s’efforcer, sortir de cette glaise ig-noble où le présent nous enferme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(Des gens de lettres ou des autres. D’autres, foultitude infinie, n’auront pas l’audace du style, non plus que la prétention à l’unicité.)   &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peu importe que tous se soient acharnés au jeu du Contre, que les Médiocres en leur décadence aient succombé à de semblables émois.   &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Contrelittérature n’est pas la littérature. Un Contrelittérateur est contre les littérateurs. Ces désamours recuits suffisent-ils à provoquer au Ciel ? Certes non.   &lt;br /&gt;&lt;a href="javascript:void(0)" onclick="return false;" tabindex="10"&gt;&lt;span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Sulfureux comment ? Dangereux pourquoi ? Infréquentable par qui ?   &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et après ? Qui jugera ? D. reconnaîtra les siens.&lt;p class="MsoNormal" style=""&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;mailto:ulrich.from.cacanie@gmail.com&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/36391491-8556019150189284999?l=le-derviche-fou.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://le-derviche-fou.blogspot.com/feeds/8556019150189284999/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=36391491&amp;postID=8556019150189284999' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36391491/posts/default/8556019150189284999'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36391491/posts/default/8556019150189284999'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://le-derviche-fou.blogspot.com/2007/08/la-socit-bande.html' title='La société bande'/><author><name>Le derviche fou</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13722696301839179305</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_Zr5L2-2fBp8/RtW1aNtGJFI/AAAAAAAAACQ/ItmY2hUtvyc/s72-c/039_71475%7EErich-von-Stroheim-Posters.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-36391491.post-247729185748990161</id><published>2007-08-20T20:05:00.000+02:00</published><updated>2007-08-20T20:09:01.585+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Poliique'/><title type='text'>Interview d'Amartya Sen</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.unige.it/centrint/unige03/FOTO_03/image/xc27450027.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 113px; height: 173px;" src="http://www.unige.it/centrint/unige03/FOTO_03/image/xc27450027.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Vous revenez aujourd’hui sur la théorie du « choc des civilisations », qui avait fait grand bruit lors de la sortie de l’article de Samuel Huntington, en 1993. Tout n’a-t-il pas déjà été dit sur le sujet ?&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;Effectivement, cette thèse a été abondamment commentée et critiquée. J’ai d’abord cru que cette polémique entre intellectuels s’éteindrait rapidement, tant l’idée de départ me paraissait mal pensée, voire stupide. Envisager les relations humaines uniquement en termes civilisationnels est une telle simplification ! Comme si l’on pouvait classer les individus et définir leur identité en fonction d’un seul critère ! Il suffit de prendre l’exemple de l’Inde, définie par Huntington comme appartenant à la civilisation hindoue, alors même que le pays compte plus de musulmans qu’aucun autre pays dans le monde, excepté l’Indonésie et le Pakistan. C’est oublier par exemple qu’à Bollywood, ce haut lieu de la culture de masse en Inde, un grand nombre d’artistes sont musulmans. Ce qui ne les empêche pas d’être adulés par une population à 80 % hindoue.&lt;br /&gt;Puis il y a eu le 11 Septembre et le début de la « guerre contre le terrorisme ». Et, de façon explicite ou implicite, les idées de Huntington ont quitté la seule sphère intellectuelle pour gagner le cœur même de la politique internationale actuelle. Elles n’ont pas perdu de leur stupidité mais leur pouvoir de nuisance, lui, n’a jamais été aussi fort.&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.telerama.fr/livres/M0706181208040.html"&gt;&lt;br /&gt;Lire la suite&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;mailto:ulrich.from.cacanie@gmail.com&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/36391491-247729185748990161?l=le-derviche-fou.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://le-derviche-fou.blogspot.com/feeds/247729185748990161/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=36391491&amp;postID=247729185748990161' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36391491/posts/default/247729185748990161'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36391491/posts/default/247729185748990161'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://le-derviche-fou.blogspot.com/2007/08/interview-damartya-sen.html' title='Interview d&apos;Amartya Sen'/><author><name>Le derviche fou</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13722696301839179305</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-36391491.post-369805772804006548</id><published>2007-07-28T11:06:00.000+02:00</published><updated>2007-09-29T12:10:28.885+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Réflexions'/><title type='text'>Le Voyage</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.zuzu.net/store/photos/p-wl-08.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px;" src="http://www.zuzu.net/store/photos/p-wl-08.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Photo liée au film &lt;span style="font-style: italic;"&gt;It's a Wonderful Life&lt;/span&gt;, Frank Capra (1946)&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Voyage porte avec soit une foultitude d'affects.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’idéal humaniste, on ne quitte pas un lieu auquel on s’attache ; on fait de l’universel son lieu. Point de meilleure école pour mettre à distance les particularismes. Le vieil idéal romantique : Stendhal, Goethe, contant certaine éthique du voyage : Bildungsroman. D’autres, multipliant les images d’Epinal comme autant d’émerveillements : Delacroix, Baudelaire,  Théophile Gautier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le voyage romantique, le même, par les yeux de Des Esseintes, le héros d’A Rebours : envisager Londres, son fog et son atmosphère, ses pubs, suffit au héros ; pourquoi y aller, se dit-il finalement, quand le voyage ajoute seulement ses désagréments aux impressions de l’imagination ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nourri par l’esprit Bohême, revivifé par Olivier Bouvier,  Segalen, Cendrars, Henri Michaux. (et tant d’autres). Hanté par l’ethnologie (côté jardin) et par les souvenirs coloniaux (côté cour). Aujourd’hui, le voyage a la dent dure. Il rôde encore, comme un souvenir de fraîcheur après le passage de l’authentique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rien n’alimente plus sa majuscule. Chacun lui invente une raison : qui une découverte, comme si l’Autre existait encore dans les paysages soigneusement mis en valeur du capitalisme touristique ; qui l’aventure, privilégiant l’audace de destinations vierges, rejoignant le lot des sevrés de « réalité » (la crasse est vraie) en mal de frisson, désireux d’inaugurer à nouveau la geste enfuie de l’authentique ; qui la libido, à laquelle le voyage bon gré mal gré a pu s’associer, préférant Cuba ou la Thaïlande pour bénéficier d’une offre organisée. D’autres préfèrent la proximité (enchanter le quotidien) : le superbe film de Frank Cap You Can't Take It Away with You (1938).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cependant, les lieux où l’on s’égare en voyage, ne sont pas ceux-là que l’anticipation a patiemment alignés en perles sur un collier. Le spectacle ne semble plus porter sur le monde, révélé, donné, mais sur cette position du spectateur inséré dans un espace non familier. Le spectacle du voyage aujourd’hui, du voyage après la Chute en quelque sorte, c’est le spectacle du spectateur-voyageur. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Là, le voyageur se fait ethnologue : la différence fait spectacle, et ce ressenti donne à la différence texture et cachet (moi qui « goûte » cette différence qualitative, moi qui ai foulé ce sol). Ici, le monde qui défile ressemble aux clichés, mais en même temps en diffère (in)sensiblement : ce décalage fait le miel du spectateur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le voyage n’est plus ni faux ni vrai : il n’y faut plus chercher ni recoins dérobés ni souci d’authentique ; soit il décline les vignettes de l’altérité culturelle, aménagée par le capitalisme touristique ; soit il se présente commercialement, comme participant des codes ludiques et pratiques de la mondialisation ; soit il vend frauduleusement sa camelote d’authentique aux crédules.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On peut sans doute aller plus loin (essayons, mais plus tard) en essayant de comprendre ce que veut dire Marc Augé : « l’espace du voyageur est l’archétype du non-lieu ». A méditer pour un prochain ramassis de truismes.     &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;mailto:ulrich.from.cacanie@gmail.com&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/36391491-369805772804006548?l=le-derviche-fou.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://le-derviche-fou.blogspot.com/feeds/369805772804006548/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=36391491&amp;postID=369805772804006548' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36391491/posts/default/369805772804006548'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36391491/posts/default/369805772804006548'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://le-derviche-fou.blogspot.com/2007/07/le-voyage.html' title='Le Voyage'/><author><name>Le derviche fou</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13722696301839179305</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-36391491.post-5691547122976965944</id><published>2007-07-16T18:51:00.000+02:00</published><updated>2007-07-16T19:05:03.630+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Politique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Réflexions'/><title type='text'>De l'apparence à la logique de l'apparence : vertus de l'apparence (III)</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.artregisterpress.com/DonEddy/Img/Chapter1/newshoessm.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px;" src="http://www.artregisterpress.com/DonEddy/Img/Chapter1/newshoessm.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt; New Shoes for H&lt;/span&gt; (1973-74), Don Eddy&lt;br /&gt; &lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;a href="http://le-derviche-fou.blogspot.com/2007/07/de-lapparence-de-la-logique-la-logique.html"&gt;I L'espace du politique&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;a href="http://le-derviche-fou.blogspot.com/2007/07/de-lapparence-de-la-logique-la-logique_08.html"&gt;II Une nouvelle ère&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;III Vertus de l'apparence&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;C’est ainsi que le mouvement s’exténue dans l’apparence. A l’allant, Sarkozy emporte une adhésion remarquable. Cependant, la foule heureuse qui le plébiscite ne trouvera pas cela même qu’elle réclame : le miracle d’une austérité sans contraintes, ointe d’une largesse sans excès.&lt;o:p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;    &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Homme de la communication, Sarkozy communiquant tisse du vent : il n’en faut guère plus aux &lt;i style=""&gt;media&lt;/i&gt; pour ferler la voilure des journaux. Ca et là, se trouveront quelques faits anodins, descendant au plus bas de l’apparence : pur simulacre, le président peut-être ivre, rigolard, image-monde, métaphore de popularité, scandale, scoop… eh, quoi donc, en fait ? si peu : les journalistes se complaisent à ces scandales qui n’en sont pas (et le font-ils seulement : qui parla de cette vidéo dont les audiences sur le net cumulées excédèrent, une première !, l’audience du 20h de TF1 ; cependant que ce non-événement, vu par tous, était aussi dans toutes les bouches); ces scandales mignardant leur permettent de regarder leur psyché, et de rejouer la sérénade du grand journalisme : miroir miroir, dis-moi qui est la plus belle.&lt;o:p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;    &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Homme de la communication, Sarkozy trouve un terrain de chasse à son aplomb : une génération de chiens couchés qui n’en peut mais devant ses rodomontades ; qui s’empressent de rapporter ces jouets que le monarque leur concède, peu chiche en la matière, bribes compartimentées de secrets conjugaux, d’ivresses du pouvoir, d’activisme forcené. Spectacle complet.&lt;o:p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;    &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Homme de la communication, Sarkozy a sans doute plus d’apparence que d’autres, cette apparence que notre modernité la plus contemporaine transforme en plus vivant, en plus présent, avec ce monde détramé que nul souffle désormais n’anime. Cette apparence prête à ses mots la plus grande réalité et aux affects que ses mots subodorent, la plus grande ductilité. Ainsi, l’apparence fait-elle monde.&lt;o:p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;    &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Sarkozy, par un miracle de la même eau que la transsubstantion, fera peut-être bien mieux qu’il n’est pour lui &lt;i style=""&gt;politiquement&lt;/i&gt; &lt;i style=""&gt;possible&lt;/i&gt; : réconcilier les Français avec un type nouveau de chef, porteur à son insu de symboliques nouvelles, d’enthousiasmes surjoués, de popularité artificielle, de bassesses mesurées, pour qu’enfin les Français se réconcilient avec cette chose irrationnelle, l’espoir. Et qu’en dépit de tout, et surtout de la politique qui est menée, qui sera menée, une chose précieuse, peut-être, sera refondée, précieuse d’une rareté qui excède sa stature politique tout autant que sa petite taille (1).&lt;br /&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;(1) Ainsi, d’ailleurs, n’a-t-il pas démérité au Ministère de l’Intérieur : non pas tant par ses résultats (contestés, et guère spectaculaires) que par la fierté qu’il sut redonner à la police et par l’impression d’activité qu’il rayonna (ce qu’auparavant j’appelais précisément l’activisme), auquel on peut largement imputer la baisse du &lt;i style=""&gt;sentiment&lt;/i&gt; d’insécurité.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;mailto:ulrich.from.cacanie@gmail.com&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/36391491-5691547122976965944?l=le-derviche-fou.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://le-derviche-fou.blogspot.com/feeds/5691547122976965944/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=36391491&amp;postID=5691547122976965944' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36391491/posts/default/5691547122976965944'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36391491/posts/default/5691547122976965944'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://le-derviche-fou.blogspot.com/2007/07/de-lapparence-la-logique-de-lapparence.html' title='De l&apos;apparence à la logique de l&apos;apparence : vertus de l&apos;apparence (III)'/><author><name>Le derviche fou</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13722696301839179305</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-36391491.post-6258783112351714092</id><published>2007-07-08T15:16:00.000+02:00</published><updated>2007-07-16T19:01:34.640+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Politique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Réflexions'/><title type='text'>De l’apparence de la logique à la logique de l’apparence : une nouvelle ère (II)</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.law.harvard.edu/faculty/martin/art_law/koons_puppies.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px;" src="http://www.law.harvard.edu/faculty/martin/art_law/koons_puppies.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Wood painted sculpture : String of Puppies, Jeff Koons (1998)&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;a style="font-weight: bold;" href="http://le-derviche-fou.blogspot.com/2007/07/de-lapparence-de-la-logique-la-logique.html"&gt;I L'espace du politique&lt;/a&gt;  &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;II Une nouvelle ère&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Or donc, Sarkozy multiplie les présences, les apostrophes : stratégies de l’ubiquité, où l’espace public est saturé par en-haut (paroles du président réverbérées dans la majorité et les media, orchestrant la parole de l’opposition) et par en bas (actes du président, témoignant de son implication et de son volontarisme).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Reprise. Sarkozy sur l’Europe. &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Mal dire ce qu’on fait, mal faire ce qu’on dit&lt;/span&gt; :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Je crois aujourd’hui que l’Europe est sauvée », dit le président à Strasbourg. Qu’a-t-il fait, quel diagnostic a-t-il porté ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Du mouvement vers l’intégration européenne, Sarkozy a cherché à conserver le sentiment du mouvement. Car l’inertie de la machine européenne n’est pas fondamentalement remise en cause. Ni ses divisions internes ; ni ses visées : quelle représentation, pour quoi faire ? Loin que de trancher le nœud gordien qui entrave l’union européenne, déchirée entre les tentations intégratrices, les souverainismes nationalistes et l’allégeance atlantiste, Sarkozy maintient l’immobilisme en l’état (en l'Etat ?), mais imprime à cet immobilisme un mouvement ; il oriente le ressac, il pilote la dérive. &lt;span style="font-style: italic;"&gt;America is back&lt;/span&gt;, disait Reagan ; Sarkozy : « la France est de retour en Europe » (du grand art). &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Du mouvement, l’apparence du mouvement, donc.      &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De l’activité, l’apparence aussi : &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;l’activisme&lt;/span&gt;, en somme. Un lien maintenait la parole politique à la réalité de son exercice : la conflictualité des positions dans l’espace public, qui s’appuyait sur des commentateurs, des intellectuels, une opposition. Ce lien (heureusement) n’est pas rompu. Cependant, il est plus lâche. L’information, per se, tend de plus en plus à la neutralité : son avènement dans les consciences n’approche que si sa réfraction médiatique lui donne une densité, une vitesse, une coloration ; ainsi le politicien ou l’expert sûr de sa force peut-il vraisemblablement (le mentir-vrai : le vraisemblable) dire : « je crois », « ayez confiance », « voici la situation » ; il dira une chose, fera l’inverse, et son passement de jambes fera advenir l’impossible. La force du signal jouera avec et contre l’activité politique proprement dite : avec, parce que sa trajectoire naturelle lui fera épouser l’activité à laquelle elle se rattache ; contre, parce que l’inscription du politique dans la logique du vraisemblable permettra, à celui que suffisamment de circonstances favorisent (l’élu), de détendre le lien à la pratique politique, et d’imprimer un contre-mouvement, qui, suffisamment repris par la sphère médiatique,  produira un &lt;span style="font-style: italic;"&gt;buzz, &lt;/span&gt;&lt;span&gt;un &lt;span style="font-style: italic;"&gt;effet-vérité, même chimérique (1).&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sarkozy s’agite, et cette agitation donne à sa parole du momentum. Ainsi sauve-t-il l’Europe : de l’action énergétique de l’homme (gestes, mouvements, coups de téléphone), à ses paroles (lestées par son énergie), à l’action politique (annoncée, proclamée). &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;De la logique de l’action à l’activisme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span&gt;(1) On peut penser aux actuelles mésaventures du parti socialiste français. Que celui-ci soit en crise ouverte, cela saute aux yeux. Mais que les media, reprenant les mots des contempteurs du PS, appellent à un énième &lt;span style="font-style: italic;"&gt;aggiornamento&lt;/span&gt; miraculeux, dont nul ne connait les termes, la plausibilité et le secours qu'il apporterait ; on passe de la critique (de bon aloi) médiatico-politique à une ritournelle amplifiée par sa mise en boucle et en bouche dans les relais de l'information, arrivant avec une force démultipliée, et sans commune mesure avec la situation organisationnelle et doctrinale réelle du PS, dans les oreilles des lecteurs, spectateurs ou auditeurs. Voir à ce sujet &lt;a href="http://le-derviche-fou.blogspot.com/2007/04/le-syndrme-de-bad-godesberg.html"&gt;le syndrôme de Bad Godesberg.&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;mailto:ulrich.from.cacanie@gmail.com&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/36391491-6258783112351714092?l=le-derviche-fou.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://le-derviche-fou.blogspot.com/feeds/6258783112351714092/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=36391491&amp;postID=6258783112351714092' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36391491/posts/default/6258783112351714092'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36391491/posts/default/6258783112351714092'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://le-derviche-fou.blogspot.com/2007/07/de-lapparence-de-la-logique-la-logique_08.html' title='De l’apparence de la logique à la logique de l’apparence : une nouvelle ère (II)'/><author><name>Le derviche fou</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13722696301839179305</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-36391491.post-3777102204414804257</id><published>2007-07-08T14:14:00.000+02:00</published><updated>2007-07-16T19:00:11.129+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Politique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Réflexions'/><title type='text'>De l’apparence de la logique à la logique de l’apparence : l’espace du politique (I)</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.paris-art.com/photos/MG-Messager-1G.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px;" src="http://www.paris-art.com/photos/MG-Messager-1G.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Caoutchouc-Croix, Annette Messager&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Excusez l'inutilement pompeux du titre, mais ça sonne...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Longtemps, le politique s’est caractérisé par une certaine forme de « mentir-vrai » : posture hybride où le politique, personnage-pieuvre, dit aux auditeurs ce qu’ils désirent entendre, s’arrange des faits et de la vérité ; il trompe parce que la vérité que la foule ne veut pas entendre, doit être tue si les remèdes que le politique préconise doivent un jour s'appliquer. Ainsi le mensonge du politicien a-t-il toujours été justifié : il ment à bon escient. Au reste, qu’importe si cette vérité-même qu’il est censé connaître, et qu’un discours redoublant le premier adresse aux élites par signaux discrets, l’anime véritablement. De par sa visée politique, ce sont les effets-vérité qu’il doit maitriser, et leur subtile administration fera sa grandeur ou sa chute.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme le dit Swift, « le moyen le plus efficace pour combattre et détruire un mensonge est de lui opposer un autre mensonge ». Dans l’espace logique que laisse entrevoir le politique, l’effet-vérité n’est qu’un enjeu parmi d’autres de l’art du langage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Du politique poulpe, le changement le caractérise, ce que d'aucuns appellent la duplicité. Detienne et Vernant :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« C'est dans les discours ondoyants que le sophiste déploie les paroles aux nombreux replis : enchaînement de mots qui se déroule comme les anneaux du serpent, discours qui enlacent leurs adversaires comme le bras souple du poulpe. Pour le politique, prendre l'apparence du poulpe, ce n'est plus seulement posséder un logos de poulpe, c'est se montrer capable de s'adapter aux situations les plus déconcertantes, de prendre autant de visages qu'il y a de catégories sociales et d'espèces humaines dans la cité, d'inventer les mille tours qui rendront son action efficace dans les circonstances les plus variées.      A certains égards, le polutropos (polytrope, poulpe), comme type d'homme, paraît se confondre avec celui que les lyriques appellent l'ephemeros. Ce dernier, en effet, est l'homme des instants et des changements. Il est tantôt ceci, tantôt cela, habile, il glisse d'un extrême à l'autre; autant que le polutropos, l'ephemeros se caractérise par la mobilité. Cependant, si l'un et l'autre sont des êtres mouvants, ils se différencient radicalement sur un point essentiel : l'un est passif, l'autre actif. L'ephemeros est l'homme inconstant qui se sent changer à chaque instant, tout son être de flux tourne au moindre souffle, selon l'expression de Pindare, il est la proie du temps rusé. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans cette espace logique du politique, art de la déception, le politique est un hybride entre la devise sarkozyste (Faire ce qu’on dit, dire ce qu’on fait) et son contraire ; cela donnerait : Dire mal ce qu’on fait, faire mal ce qu’on dit ; où ce "mal" n’est pas tant l’inverse du Bien, mais un mal en termes de vérité (comme dans : il a mal prononcé) : mal dire, c’est dire une chose d’une façon trompeuse, mal faire, c’est faire autre chose que ce qu’on a dit. C'est sur cette corde que le politique danse.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;mailto:ulrich.from.cacanie@gmail.com&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/36391491-3777102204414804257?l=le-derviche-fou.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://le-derviche-fou.blogspot.com/feeds/3777102204414804257/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=36391491&amp;postID=3777102204414804257' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36391491/posts/default/3777102204414804257'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36391491/posts/default/3777102204414804257'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://le-derviche-fou.blogspot.com/2007/07/de-lapparence-de-la-logique-la-logique.html' title='De l’apparence de la logique à la logique de l’apparence : l’espace du politique (I)'/><author><name>Le derviche fou</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13722696301839179305</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-36391491.post-3419015207558470945</id><published>2007-06-26T20:10:00.000+02:00</published><updated>2007-06-26T21:21:55.809+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Cinéma'/><title type='text'>Zodiac : Esthétique de la déception</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://image.ifrance.com/cinema/film/0/2/59320-1-zodiac.jpg?1451771133"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px;" src="http://image.ifrance.com/cinema/film/0/2/59320-1-zodiac.jpg?1451771133" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;De l’image chargée de Seven, que le grand fantasme du meurtrier tout-puissant abreuvait de libido, Zodiac prend l’absolu contre-pied. Le jeu de la caméra déjoue le regard qui sans cesse attend cette montée du suspense propre au cinéma de genre. Il le déjoue, il l’éconduit, ici traînant dans les parages du cinéma d’horreur (scènes de nuit affolées, maison grinçante d’un personnage vampirique, etc.), là reproduisant les clichés du cinéma d’enquête, lente recherche patiente à la French Connection, fastidieuse et inutile.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce cinéma dit une césure : le cinéma, art des moyens, contre le cinéma, art des fins (cinéma commercial, usant comme d’une manne infinie, du cliché, peu avare de ses effets, les multipliant à l’envi en sorte qu’un cinéma artistique – mais ce mot d’artistique a-t-il seulement un sens – avoisine alors plutôt l’art des moyens, le travail patient de l’artisan faiseur de style.)  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sans cesse l’attente est déçue : les cryptogrammes emblématiques ne portent aucun mystère (on en trouve les solutions dans une bibliothèque), la menace latente que porte le meurtrier n’est pas une descente du dieu tout puissant ni d’un folklore pour enfants que la justification rationnelle du monde moderne cherche à tout prix à refouler.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La quête en elle-même apparaît vide de sens, renvoyée à une lubie obsessionnelle, à la manière des personnages de James Ellroy. Et pourtant, ce qui les habite, ce besoin du fantasme qui réconcilie les enquêteurs avec la fin du cinéma (l’entertainement hollywoodien : c’est bien un terrible danger qu’ils traquent, un meurtrier &lt;span style="font-style: italic;"&gt;bigger than life&lt;/span&gt;, pas quelqu’un d’&lt;span style="font-style: italic;"&gt;insignifiant face au nombre de tués par accidents de voiture&lt;/span&gt;, comme le dit un inspecteur), dit qu’un cinéma des moyens, attachée à la lumière que porte la caméra, ne saurait être cinéma d’un réel purifié, Kino-pravda pour le XXIè siècle.   &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ne lit-on pas dans une lettre qui passe à la caméra que le meurtrier est désormais l’auteur réel du film. Subtile ambiguïté qui, dénonçant l’univers du cliché comme une ruse, met pourtant un cinéma du réel au service de l’illusion, mais par convention exprès. Le meurtrier manquant est l’auteur secret du film, qui, le portant à l’écran, y anime toujours son fantasme, mais un fantasme contenu, fleuve rangé par la lumière, que ne trouble pas la furie des effets. L’enquête témoigne alors du travail du cinéaste : elle révèle le petit, le détail, et s’acharne patiemment, lors même que sa récompense est fugace, s’acharne à bâtir pour elle-même et raconter une histoire avec force cahots sinueux, loin du convenu qui gouverne le jugement de goût. Esthétique de la déception : David Fincher fait du cinéma pour adultes.&lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;mailto:ulrich.from.cacanie@gmail.com&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/36391491-3419015207558470945?l=le-derviche-fou.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://le-derviche-fou.blogspot.com/feeds/3419015207558470945/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=36391491&amp;postID=3419015207558470945' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36391491/posts/default/3419015207558470945'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36391491/posts/default/3419015207558470945'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://le-derviche-fou.blogspot.com/2007/06/zodiac-esthtique-de-la-dception.html' title='Zodiac : Esthétique de la déception'/><author><name>Le derviche fou</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13722696301839179305</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-36391491.post-6736192881804890117</id><published>2007-06-19T19:49:00.000+02:00</published><updated>2007-06-19T19:58:42.406+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Politique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Humour'/><title type='text'>La femme qu'il vous faut</title><content type='html'>&lt;div&gt;&lt;a style="left: 0px ! important; top: 15px ! important;" title="Cliquer ici afin qu'Adblock Plus bloque cet objet" class="abp-objtab visible" href="http://www.dailymotion.com/swf/vVM6WeLfVGFqtg0Dr"&gt;&lt;/a&gt;&lt;a style="left: 0px ! important; top: 15px ! important;" title="Cliquer ici afin qu'Adblock Plus bloque cet objet" class="abp-objtab visible" href="http://www.dailymotion.com/swf/vVM6WeLfVGFqtg0Dr"&gt;&lt;/a&gt;&lt;object height="335" width="425"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/vVM6WeLfVGFqtg0Dr"&gt;&lt;param name="allowfullscreen" value="true"&gt;&lt;embed src="http://www.dailymotion.com/swf/vVM6WeLfVGFqtg0Dr" type="application/x-shockwave-flash" allowfullscreen="true" height="335" width="425"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;a href="http://www.dailymotion.com/video/x29s7h_appel-de-sylvie-noachovitch-aux-ele"&gt;Appel de Sylvie Noachovitch aux électeurs&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;envoyé par &lt;a href="http://www.dailymotion.com/hdb_blog"&gt;hdb_blog&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'auteure de propos racistes remarqués, Sylvie Noachovitch, soigne sa droite, prenant DSK à bras-le-corps sur les sujets qui tâchent. Complètement folledingue, l'autre.&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;mailto:ulrich.from.cacanie@gmail.com&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/36391491-6736192881804890117?l=le-derviche-fou.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://le-derviche-fou.blogspot.com/feeds/6736192881804890117/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=36391491&amp;postID=6736192881804890117' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36391491/posts/default/6736192881804890117'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36391491/posts/default/6736192881804890117'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://le-derviche-fou.blogspot.com/2007/06/la-femme-quil-vous-faut.html' title='La femme qu&apos;il vous faut'/><author><name>Le derviche fou</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13722696301839179305</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-36391491.post-6751606653086136436</id><published>2007-06-18T19:34:00.000+02:00</published><updated>2007-06-18T19:40:25.571+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Palestine'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Politique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Israël'/><title type='text'>Un rapport accablant sur le Proche-Orient</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ci-dessous un texte qui rend compte de la "fuite" d'un rapport secret rédigé par l'ex-coordinateur spécial de l'ONU pour le processus de paix au Proche-Orient, du temps où il était encore en fonction. Comme ce texte est intéressant, je reproduis &lt;a href="http://www.lesoir.be/actualite/monde/un-rapport-accablant-sur-le-2007-06-14-534676.shtml"&gt;l'article du journal Le Soir&lt;/a&gt;  (belge) dans son intégralité. Merci au rédacteur de &lt;a href="http://tokborni.blogspot.com/2007/06/alvaro-de-sotos-end-of-mission-report.html"&gt;Loubnan ya Loubnan&lt;/a&gt; de diffuser des informations de qualité. Le rapport est accessible dans son intégralité &lt;a href="http://www.lesoir.be/__documents/DeSotoReport.pdf"&gt;à cette adresse&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-------&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un texte qui fera date. De par la qualité de son signataire et de par la substance de son contenu. Le Péruvien Alvaro de Soto, coordinateur spécial des Nations unies pour le processus de paix au Proche-Orient a remis son dernier rapport au secrétaire général de l'ONU le 5 mai, avant de quitter la scène professionnelle. Dans ce texte, véritable brûlot politique, celui qui quitte les Nations unies après vingt-cinq ans de bons et loyaux services, « se lâche », comme nous le dit un diplomate belge. Mais ses remarques sévères pour les Etats-Unis, les Nations unies et Israël n'étaient pas destinées à publication. Il est revenu à notre confrère britannique The Guardian, de révéler l'existence de ce rapport de 53 pages en anglais et de le diffuser sur internet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Ce « rapport de fin de mission » énumère des constats additionnés tout au long des deux dernières années par un acteur de premier plan de la scène diplomatique proche-orientale. Les deux années en question, de septembre 2005 à mai 2007, ont été riches en événements : retrait unilatéral d'Israël de Gaza, victoire du Hamas aux élections de janvier 2006, boycott subséquent du gouvernement palestinien islamiste par Israël et la communauté internationale, guerre du Liban à l'été dernier, mise en place d'un gouvernement palestinien d'unité nationale en mars 2007 et maintien du siège international. Les observations du diplomate onusien aident à expliquer comment les choses ont évolué jusqu'à la dramatique situation actuelle.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;En bref, comme le résume The Gardian, Alvaro de Soto, estime que le boycott international imposé aux Palestiniens a été « &lt;em&gt;au mieux d'extrême courte vue&lt;/em&gt; » et a eu « des conséquences dévastatrices pour le peuple palestinien ». Israël de son côté « &lt;em&gt;a adopté une attitude essentiellement de refus envers les Palestiniens&lt;/em&gt; ». Les agissements des négociateurs du Quartet (Etats-Unis, Union européenne, Russie et ONU) se sont transformés en « spectacle secondaire ». Quant aux Palestiniens, leur engagement à mettre fin aux violence est « &lt;em&gt;au mieux imparfait, au pire répréhensible&lt;/em&gt; ».&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Des jugements très lourds surgissent çà et là dans le texte. « &lt;em&gt;Les mesures prises par la communauté internationale dans le but espéré de promouvoir une entité palestinienne qui vivrait en paix avec son voisin israélien ont eu précisément l'effet inverse&lt;/em&gt; », écrit de Soto par exemple. Ou encore : « &lt;em&gt;L'impartialité est devenue soumission à la politique américaine, NDLR d'une manière sans précédent au début de 2007 »&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Cette soumission est notamment lisible, explique-t-il, dans l'attitude du Quartet par rapport au gel par Israël des transferts de taxes effectués en faveur de l'Autorité palestinienne : « &lt;em&gt;Le Quartet s'est vu interdire de se prononcer sur le sujet parce que les Etats-Unis, comme ses représentants nous l'ont signifié, ne souhaitent pas qu'Israël transfère ces fonds à l'AP&lt;/em&gt; ».&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;L'ex-envoyé spécial de l'ONU regrette d'ailleurs la politique de siège imposé au Hamas : « &lt;em&gt;Le Hamas évoluait et pouvait encore le faire et nous devions l'encourager dans cette évolution, de sorte qu'un dialogue puisse s'instaurer dans lequel l'ONU aurait eu un rôle à jouer&lt;/em&gt; ». Ce siège existe car les conditions posées au Hamas - reconnaissance d'Israël, renonciation à la violence et respect des accords antérieurs conclu par l'OLP - ne sont remplies : à ce propos, de Sotos critique les Etats-Unis et Israël « &lt;em&gt; réfugiés dans une position de rejet, dont ils sont prisonniers, en insistant sur des préconditions dont on sait qu'elles ne sont pas réalisables&lt;/em&gt; ».&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;L'Europe, à son tour, en prend pour son grade : « &lt;em&gt;Les eurocrates ont réalisé qu'ils avaient dépensé plus d'argent en boycottant l'Autorité palestinienne que lorsqu'ils la soutenaient et qu'en la contournant cela n'a pas permis de la consolider, mais que cet argent a été investi à fonds perdu&lt;/em&gt; ».&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;De Soto n'épargne pas les Nations unies : « &lt;em&gt;Quasiment à tout moment, l'accent est mis sur les bonnes relations avec les Etats-Unis et sur l'amélioration des relations de l'ONU avec Israël, constate-t-il encore. Il y a un réflexe apparent, dans chaque situation où l'ONU doit prendre position, de se demander d'abord comment Israël ou Washington réagiront, plutôt que se demander quelle est la bonne position à adopter&lt;/em&gt; ».&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;La langue de bois, on le voit, ne transpire pas dans ce rapport « secret » : « &lt;em&gt;Je ne crois pas, honnêtement&lt;/em&gt;, continue-t-il, &lt;em&gt;que l'ONU fasse à Israël la moindre faveur en ne lui parlant pas franchement de ses erreurs dans le processus de paix. Nous ne sommes pas un ami d'Israël si nous permettons à ce pays de se satisfaire que les Palestiniens soient les seuls à blâmer ou que ce pays puisse, avec légèreté, continuer à ignorer ses obligations liées aux accords passés, sans payer un prix diplomatique à court terme et un prix beaucoup plus élevé en matière d'identité et de sécurité à plus long terme&lt;/em&gt; ». Et plus loin : « &lt;em&gt;Je me demande si les autorités israéliennes réalisent qu'elles récoltent ce qu'elles sèment, et elles encouragent systématiquement le cycle violence-répression au point qu'il se reproduit de lui-même&lt;/em&gt; ».&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Il y a pire encore. Alvaro de Sotos reproche aux Etats-Unis d'a&lt;a href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=36391491"&gt;&lt;/a&gt;voir « &lt;em&gt;poussé à une confrontation entre le Hamas et le Fatah&lt;/em&gt; », et il cite un diplomate américain qui lui confie « &lt;em&gt; J'aime cette violence &lt;/em&gt; », alors les heurts palestiniens fratricides se développent.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Mercredi à New York, une porte-parole du secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a déclaré qu'il était « &lt;em&gt; profondément regrettable&lt;/em&gt; » que ce rapport ait été publié dans la presse, et a précisé que « &lt;em&gt;les points de vue contenus dans le rapport ne devraient pas être considérés comme la politique officielle de l'ONU &lt;/em&gt; ». De Soto n'aura sans doute pas été surpris par cette réaction.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Baudouin Loos&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;mailto:ulrich.from.cacanie@gmail.com&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/36391491-6751606653086136436?l=le-derviche-fou.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.lesoir.be/actualite/monde/un-rapport-accablant-sur-le-2007-06-14-534676.shtml' title='Un rapport accablant sur le Proche-Orient'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://le-derviche-fou.blogspot.com/feeds/6751606653086136436/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=36391491&amp;postID=6751606653086136436' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36391491/posts/default/6751606653086136436'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36391491/posts/default/6751606653086136436'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://le-derviche-fou.blogspot.com/2007/06/un-rapport-accablant-sur-le-proche.html' title='Un rapport accablant sur le Proche-Orient'/><author><name>Le derviche fou</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13722696301839179305</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-36391491.post-4180904739700543480</id><published>2007-06-10T11:38:00.000+02:00</published><updated>2008-11-13T10:44:45.659+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='islam'/><title type='text'>Un sondage du PEW sur les musulmans en Occident</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_Zr5L2-2fBp8/RmvH2SMy8gI/AAAAAAAAACI/4kh-QGQpZ-Q/s1600-h/216-2.gif"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://1.bp.blogspot.com/_Zr5L2-2fBp8/RmvH2SMy8gI/AAAAAAAAACI/4kh-QGQpZ-Q/s400/216-2.gif" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5074369140575367682" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://pewforum.org/surveys/muslim-american/"&gt;Une étude intéressante&lt;/a&gt; sur la situation des musulmans dans les grandes démocraties occidentales. Remarquons le succès relatif des Musulmans français par rapport aux Musulmans allemands, espagnols et anglais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="file:///C:/DOCUME%7E1/Moi/LOCALS%7E1/Temp/moz-screenshot.jpg" alt="" /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;mailto:ulrich.from.cacanie@gmail.com&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/36391491-4180904739700543480?l=le-derviche-fou.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://le-derviche-fou.blogspot.com/feeds/4180904739700543480/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=36391491&amp;postID=4180904739700543480' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36391491/posts/default/4180904739700543480'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36391491/posts/default/4180904739700543480'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://le-derviche-fou.blogspot.com/2007/06/un-sondage-du-pew-sur-les-musulmans-en.html' title='Un sondage du PEW sur les musulmans en Occident'/><author><name>Le derviche fou</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13722696301839179305</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_Zr5L2-2fBp8/RmvH2SMy8gI/AAAAAAAAACI/4kh-QGQpZ-Q/s72-c/216-2.gif' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-36391491.post-1661394732892498337</id><published>2007-06-03T14:41:00.000+02:00</published><updated>2007-06-03T14:54:44.810+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Politique'/><title type='text'>La popularité de Sarkozy</title><content type='html'>Un sondage décrie depuis déjà quelque temps la chronique. Il est accessible &lt;a href="http://fr.news.yahoo.com/25052007/5/sondage-nicolas-sarkozy-a-raison-de-souhaiter-mener-toutes-les.html"&gt;ici&lt;/a&gt;. On y trouve par exemple ceci :&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;span&gt;&lt;span style="font-family:arial,helvetica;font-size:85%;"&gt;Quinze jours à peine après son élection, les Français jugent le président &lt;a href="http://fr.news.yahoo.com/nicolas-sarkozy.html"&gt;Nicolas Sarkozy&lt;/a&gt; -qui leur apparaît dynamique (91%) et moderne (85%)- a raison de souhaiter mener toutes les réformes en même temps (67%) et qu'il exerce sa fonction d'une manière correspondant à leur attente (70%), selon un &lt;a href="http://fr.news.yahoo.com/presidentielle/sondages-yahoo.html"&gt;sondage&lt;/a&gt; OpinionWay pour &lt;a href="http://fr.news.yahoo.com/medias/"&gt;RTL&lt;/a&gt;-LCI-Le Figaro rendu public vendredi.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/blockquote&gt;Qu'est-ce donc OpinionWay ? &lt;a href="http://philippeaskenazy.blogs.nouvelobs.com/archive/2007/05/28/blogueurs-lecteurs-adh%C3%A9rez-%C3%A0-newpanel.html"&gt;Un court article&lt;/a&gt; sur le blog de l'économiste Askenazy attire mon attention, et vaut d'être restitué :&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;La plupart du temps les médias oublient de préciser la méthodologie d’OpinionWay. Les sondages sont réalisés, comme ceux des autres instituts, sur des échantillons d’environ 1000 personnes et utilisent la méthode des quotas. Plus original, les personnes sont généralement interrogées en ligne par un système de chat. Elles sont choisies au sein du panel NewPanel http://www.newpanel.com/current/index.htm&lt;br /&gt;N’importe qui peut adhérer à ce panel. Le membre reçoit en dédommagement des miles et donc in fine des cadeaux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le site est explicite « En participant à l’aventure de NewPanel vous pouvez tout d’abord donner votre avis afin de peser sur les décisions des entreprises et des pouvoirs publics dans un sens conforme à vos souhaits et à vos idées ! » [SIC]&lt;br /&gt;Etrange conception...&lt;/span&gt; &lt;/blockquote&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;No comment. De quoi susciter un réel "état de grâce".&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;mailto:ulrich.from.cacanie@gmail.com&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/36391491-1661394732892498337?l=le-derviche-fou.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://le-derviche-fou.blogspot.com/feeds/1661394732892498337/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=36391491&amp;postID=1661394732892498337' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36391491/posts/default/1661394732892498337'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36391491/posts/default/1661394732892498337'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://le-derviche-fou.blogspot.com/2007/06/la-popularit-de-sarkozy.html' title='La popularité de Sarkozy'/><author><name>Le derviche fou</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13722696301839179305</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-36391491.post-1243822020785452029</id><published>2007-05-26T15:06:00.000+02:00</published><updated>2007-05-27T00:59:28.880+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Stratégie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Politique'/><title type='text'>La généalogie du chaos</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.geocities.com/nurjac/demonstration1.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px;" src="http://www.geocities.com/nurjac/demonstration1.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;Que penser du Liban ? Alors que le miroir déformant de la presse française MSM (mainstream) distille les informations au compte-goutte, un petit coup de projecteur semble de rigueur.    &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;Fatah-al-Islam : mouvement séparatiste du groupuscule Fatah-Intifada, lui-même séparatiste du Fatah pour cause d’amitié avec la Syrie. &lt;a href="http://www.la-croix.com/afp.static/pages/070520172904.78bj7pjc.htm"&gt;Récapitulatif de la situation&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;    &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;a href="http://lespolitiques.blogspot.com/2007/05/ordinary-racism-in-lebanon.html"&gt;Les réfugiés palestiniens au Liban capitalisent la rancœur des Libanais &lt;/a&gt;: tout plutôt qu’un nouveau cycle de violences inter-libanaises. Cependant, en filigrane, pointent les manœuvres destinées, de part et d’autre, à modifier l’équilibre des forces entre &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Alliance_du_14_Mars"&gt;le Mouvement du 14 mars&lt;/a&gt; et le camp regroupé autour du Hezbollah.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;      &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;D’un côté, le clan sunnite de Rafic Hariri, les ex-&lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Phalangisme"&gt;Phalangistes&lt;/a&gt; maronites (chrétiens) et les druzes de Wallid Jumblatt. Derrière eux, les Saoudiens, la Maison Blanche et Israël. De l’autre, le Hezbollah, les chrétiens du Général Aoun, et quelques autres (comme le parti chiite Amal). Derrière le Hezbollah, au loin la Syrie et l’Iran (cependant, il faut nuancer : il n’y a pas d’ « allégeance »).&lt;o:p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Tout d’abord, un mot sur l’horreur de ce qui se passe dans le camp de réfugiés de Nahr el-Bared (&lt;a href="http://fr.news.yahoo.com/22052007/5/liban-des-milliers-de-civils-fuient-le-camp-de-nahr.html"&gt;évoquée vaguement dans cette dépêche&lt;/a&gt;). On arrive au terme du processus biopolitique décrit dans le livre de Giorgio Agamben, &lt;i style=""&gt;Homo Sacer. Le Pouvoir souverain et la Vie nue&lt;/i&gt;. La vie des réfugiés importe peu. Qualitativement, la sympathie à leur égard s’est singulièrement dévalué sur le marché de la bonne conscience. Exceptionnalité de leur statut juridique, qui leur interdit toute existence autre que purement physique, et toute vie autre que contingente. Le camp, par excellence, est le lieu du pouvoir absolu où la souveraineté de celui-ci s’exerce sans bornes sur les corps. Absence de droit, le nouveau droit de l’extrapolitique inaugure une ère où le hors-norme, juridiquement normé, coïncide avec le spectacle de la barbarie. &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;    &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;Les Palestiniens au Liban sont, quant à eux, sunnites. Quel peut être l’intérêt de les manipuler ?&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;    &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;Comme le fait remarquer &lt;a href="http://tokborni.blogspot.com/"&gt;Nidal&lt;/a&gt; sur son blog, &lt;a href="http://palestine-4us.blogspot.com/2007/05/email-from-my-friend.html"&gt;un libanais captif du camp décrit brutalement la réalité sur le blog &lt;/a&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;a href="http://palestine-4us.blogspot.com/2007/05/email-from-my-friend.html"&gt;Palestine for us &lt;/a&gt;:&lt;/i&gt; désireux de sortir du camp, les réfugiés se trouvent confrontés aux miliciens du parti du Mouvement du futur, le parti de Hariri (sunnite, allié au gouvernement) qui tirent en direction du camp, ainsi qu’en direction des ambulances chargées d’apporter vivres, médicaments, et d’évacuer les blessés. Je cite &lt;a href="http://tokborni.blogspot.com/2007/05/au-liban-le-chaos-constructif-est-en.html"&gt;la traduction de Nidal &lt;/a&gt;: &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;blockquote style="font-style: italic;"&gt;Du camp de Bedawi, les jeunes marchent vers le camp de Naher el-Bared, tentant de forcer le blocus de l'armée; ils portent avec eux de la nourriture, de l'eau et des médicaments.&lt;br /&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;blockquote&gt;Mais il semble très difficile pour eux d'atteindre leur but et de passer les limites du camp, parce que les gars du Mouvement du futur sont armés et ils leur tirent dessus.&lt;br /&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;/i&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;blockquote&gt;Les gars du Mouvement du futur tirent sur les ambulances qui vont en direction du camp de Naher el Bared; ces ambulances transportent de l'eau, des médicaments et de la nourriture et quand elles veulent sortir du camp les morts et les blessés.&lt;br /&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;/i&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;blockquote&gt;Les gars du Mouvement du futur à Minyeh près de Tripoli, ils ont installé des check points et ils arrêtent les gens en fonction des papiers d'identité, ils n'arrêtent pas que les hommes palestiniens mais aussi les femmes et les filles. [...]&lt;/blockquote&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;    &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;A prendre avec des pincettes. Citons, en s’appuyant sur les abondantes références citées sur le blog Louban ya Loubnan, d’autres éléments (hasardeux) de réflexion, principalement tirés d’&lt;a href="http://www.newyorker.com/reporting/2007/03/05/070305fa_fact_hersh"&gt;un article dans le New Yorker&lt;/a&gt; de &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Seymour_Hersh"&gt;Seymour Hersh&lt;/a&gt; (&lt;a href="http://tokborni.blogspot.com/2007/04/le-changement-de-cap-de-ladministration.html"&gt;traduit en français ici&lt;/a&gt;) et d’un bon sens correctement informé:&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;ul style="margin-top: 0cm; text-align: justify;" type="disc"&gt;&lt;li class="MsoNormal"&gt;&lt;a href="http://tokborni.blogspot.com/2007/05/les-hariri-financent-al-qaeda-mais-cest.html"&gt;Le clan      Hariri aurait financé le groupuscule Fateh-al-Islam&lt;/a&gt;, avec l’aval de      Washington et de l’Arabie Saoudite (avec laquelle le clan a de puissantes      connexions) pour faire obstacle au Hezbollah chiite, élément perturbateur      de la traditionnelle suprématie sunnite dans la région. En effet, le Hezbollah inquiète en      Arabie Saoudite, où une minorité chiite commence à s’agiter, favorisant en      outre indirectement l’influence de l’Iran et de la Syrie&lt;/li&gt;&lt;li class="MsoNormal"&gt;Les Etats-Unis      cherchent à faire, partout, obstacle aux chiites (Hezbollah, Iran) en      aiguisant la violence inter-confessionnelle, à toutes fins utiles de      guerre civile&lt;/li&gt;&lt;li class="MsoNormal"&gt;Pourquoi      la Syrie soutiendrait-elle des groupuscules salafistes djihadistes, qui      lui mènent la vie dure (&lt;a href="http://religion.info/french/entretiens/article_282.shtml"&gt;rappellons que son laïcisme dogmatique s’est      traduit par des confrontations ouvertes avec les islamistes&lt;/a&gt;) et minent la      position du Hezbollah au Liban ? Pourquoi participerait-elle de l’agitation      régionale alors que ses positions, précaires, sont partout attaquées, et      qu’en outre, deviennent jour après jour plus plausibles les gestes d’ouverture des USA, &lt;a href="http://www.rfi.fr/actufr/articles/089/article_51865.asp"&gt;de la France&lt;/a&gt; et &lt;a href="http://isranews.com/index.php?option=com_content&amp;task=view&amp;amp;id=6662"&gt;même d’Israël &lt;/a&gt;?      &lt;/li&gt;&lt;li class="MsoNormal"&gt;Tolérés      au Liban, les groupes salafistes radicaux sont tolérés parce qu’ils      apparaissent une protection contre le magistère du Hezbollah.&lt;/li&gt;&lt;li class="MsoNormal"&gt;Tout      ce charivari autour de l’enquête (&lt;a href="http://tokborni.blogspot.com/2006/09/le-rapport-dincertitude.html"&gt;bancale&lt;/a&gt;) sur la mort d’Hariri est en grande partie      amplifié par les médias français. En effet, après le remplacement de l’ancien      procureur Detlev Mehlis chargé de mener l’enquête pour cause de partialité      (son enquête a été déjugée au Liban), &lt;a href="http://www.rfi.fr/actufr/articles/075/article_42551.asp"&gt;le nouveau procureur Serge Brammetz      se félicite de la collaboration syrienne&lt;/a&gt;. En outre, rappelons que &lt;a href="http://www.manar-fr.com/article.php3?id_article=557"&gt;le      Hezbollah est favorable à l'enquête.&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;li class="MsoNormal"&gt;L’article      de Nidal cite &lt;a href="http://www.rplfrance.org/index.php?content=presse/070511AFP.php"&gt;une dépêche AFP début mai&lt;/a&gt;, que je reproduis ici :&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;    &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;blockquote style="font-style: italic;"&gt;Les forces syriennes ont tué il y a près d'une semaine quatre membres du groupe extrémiste palestinien Fatah al-Islam qui tentaient de s'infiltrer en Irak via la frontière de Syrie pour rejoindre la rébellion, a affirmé vendredi à l'AFP le porte-parole du groupe. [...]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le même groupe Fatah al-Islam a publié sur un site internet islamiste un communiqué annonçant la mort des quatre combattants tués par les forces syriennes à la frontière irako-syrienne et cite nommément parmi eux les deux chefs mentionnés par le porte-parole Abou Salim.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Selon le communiqué, «ils ont été interceptés par les gardiens des tyrans en Syrie (alors qu'ils se rendaient) prêter main forte à leurs frères» en Irak.&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;ul style="text-align: justify;"&gt;&lt;li&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;On      aurait donc des doc Frankenstein – Hariri &amp; co, qui, à trop faire      monter la pression, auraient fait exploser la soupière, et se      contenteraient d’en tirer le plus grand parti&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;ul style="margin-top: 0cm; text-align: justify;" type="disc"&gt;&lt;li class="MsoNormal"&gt;Y      a-t-il un rapport avec Al-Qaeda ?&lt;/li&gt;&lt;li class="MsoNormal"&gt;Comment      cette action d’envergure, unanimement saluée ou presque au Liban,      ouvre-t-elle, paradoxalement, un débat entre la clique du 14 mars et les      pro-hizbullahs ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;mailto:ulrich.from.cacanie@gmail.com&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/36391491-1243822020785452029?l=le-derviche-fou.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://le-derviche-fou.blogspot.com/feeds/1243822020785452029/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=36391491&amp;postID=1243822020785452029' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36391491/posts/default/1243822020785452029'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36391491/posts/default/1243822020785452029'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://le-derviche-fou.blogspot.com/2007/05/la-gnalogie-du-chaos.html' title='La généalogie du chaos'/><author><name>Le derviche fou</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13722696301839179305</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-36391491.post-3358171339716608283</id><published>2007-05-18T11:25:00.000+02:00</published><updated>2007-07-09T10:19:29.288+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Littérature'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Réflexions'/><title type='text'>Michael K.</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://ec1.images-amazon.com/images/I/51VZJ94075L._SS500_.jpg"&gt;&lt;img style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 320px; CURSOR: pointer; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://ec1.images-amazon.com/images/I/51VZJ94075L._SS500_.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;blockquote style="FONT-STYLE: italic"&gt;Michael K, dont la couleur de peau n'est jamais mentionnée, homme frustre et solitaire, quitte Le Cap accompagné de sa mère et se lance sur les routes. Contrôles, interdictions, combats ne l'empêcheront pas d'accomplir son périple, remontant toujours plus loin au nord, en quête d'une ferme-refuge originelle où il espère vivre paisiblement. Il parvient seul en ce lieu reculé, sa mère n'ayant pas supporté le voyage. A partir de quelques graines retrouvées par hasard, il cultive son champ et crée son petit paradis. Mais la guerre ne s'arrête pas, elle, et bien vite le rattrape. Pourtant, malgré les emprisonnements, la cruauté et le dénuement, Michael K ne se pliera pas aux lois des hommes... Avec ce roman, J. M. Coetzee nous donne à lire une superbe parabole, à la fois sombre et éblouissante, sur la dignité humaine.&lt;br /&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt;Blanco&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En voie d'effacement, l'(anti-)héros est un homme de peu. L'épaisseur le fuit, à mesure que ses côtes saillent. Ses occupations l'occupent tout à fait. Ce roman est un roman étrange, roman d'une étrangeté première. La figure de l'altérité qu'est Michael K., le narrateur sans histoire (d'une société "sans histoire" comme disaient les anthropologues) ne laisse pas d'intriguer ; évoquée de biais, elle semble glisser, et son noyau le plus intense est justement cette glissade, cet évitement, cette ambigüité face au réel, ramené au statut d'un hypallage où se trouve projeté ce monde que Michael absorbe comme une éponge. Michael habite sur une ligne de fuite, cherchant l'abolition de toute perspective, rendu à la satisfaction végétale et tranquille d'une plante. L'écriture, comme telle, est fuyante ; &lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt;ethical turn&lt;/span&gt;, l'auteur n'est plus un &lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt;liberal&lt;/span&gt; ; cela se voit, et son écriture prend une profondeur nouvelle, justiciable d'innombrables niveaux d'interprétation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt;Dark taint&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;En fuite, Michael K. repousse toute assignation. Sans doute est-il noir ou métis - qui sait ? Sans doute le pays qu'il traverse est-il l'Afrique du Sud - mais au demeurant, que nous importe ? Sans doute sa transparence, transparence de chose, est-elle transparence d'un simple d'esprit. Et après ? Cette transparence, cet évitement, c'est l'absence de l'hégémonie du logos dans la pensée d'un être. On est loin du schéma hégélien. L'esclave est tout à sa passivité, et cette extrême passivité l'empêche de se ressaisir lui-même, par l'activité, comme producteur. Cette passivité l'entraine et le hante. Le sens qui glisse, c'est la calme puissance du logos, qu'un esprit correctement acculturé, un colon blanc par exemple, achèverait de faire sien pour organiser, appréhender et arraisonner le monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt;Contrainte&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;Dans le même temps, le héros, balloté au gré des vents, est aussi souffrance. Désespoir, faim. Enfermé, il ne supportera pas le regard des autres et cette silencieuse pression qui le pousse, comme eux, à se prendre en charge, à revendiquer un matricule dans le monde des vivants, arrachant sa liberté à sa terre de graines patiemment poussant pour l'astreindre aux saisons des hommes. D'abord dans son corps, dont les craintes et tremblements incessamment sont scrutés. Dans cette homéostasie troublée du monde, dont les racines puissantes sont déséquilibrées par les luttes des hommes et dont les rythmes anciens sont saccagés, perturbant le lien qui noue Michael et on ne sait quelle puissance et quelle solidité antique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt;Sans lutte et comme si&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et cependant, Michael K. n'est pas un héros. Le chaos qui occupe le pays, qui ramène chacun à la bestialité des besoins primaires, ne le frappe pas plus qu'il n'est nécessaire à un modeste instinct de conservation. Ce chaos n'est pas une chance, chance de faire basculer le logos, de prendre la parole, comme le fait, rituellement, l'esclave qui, parce qu'il participe à la communauté par sa capacité de compréhension, peut bien être amené à interrompre le courant pour faire sens et sortir du bruit. Michael K. n'est pas en lutte, il n'est pas révolté. A cet égard, sa passivité est le symptôme des errements des noirs. Resté à l'écart de la lutte, il porte une altérité primordiale que ne se peut concilier aucune intersubjectivité. Bruit sans fureur, sa vie s'achève comme un caillou lancé achève sa chute au pied d'une falaise. Vivant de la sève du monde, il ne porte aucun héritage, n'apporte aucun message. Sa prétention est nulle, son existence problématique. Surnuméraire, il l'est entre tous, qui réclame pour lui de traverser l'existence, secoué de simples pulsions en plénitudes accomplies. Loin du Verbe, et porteur d'aucune alternative, il est le signe irrémissible de l'échec de la politique, parce que son existence même réfute celle-ci. Il est aussi l'aveu des secrètes complicités du logocentrisme, que, constitutives du projet de communauté humaine, aucun parcours n'amène à résipiscence.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;mailto:ulrich.from.cacanie@gmail.com&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/36391491-3358171339716608283?l=le-derviche-fou.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://le-derviche-fou.blogspot.com/feeds/3358171339716608283/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=36391491&amp;postID=3358171339716608283' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36391491/posts/default/3358171339716608283'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36391491/posts/default/3358171339716608283'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://le-derviche-fou.blogspot.com/2007/05/michael-k.html' title='Michael K.'/><author><name>Le derviche fou</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13722696301839179305</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-36391491.post-5792386325737949541</id><published>2007-05-14T19:00:00.000+02:00</published><updated>2007-07-28T11:35:42.426+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Philosophie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Politique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Réflexions'/><title type='text'>La mutation de la droite</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.almaleh.com/art/demons.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 317px; height: 406px;" src="http://www.almaleh.com/art/demons.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Grunewald, La tentation de Saint-Antoine&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Longtemps, l'indigence de la pensée fut à mes yeux un truc de droite. Typiquement, le manque de hauteur, leurs vision du monde que présentaient la (les) droite(s) étaient à mes yeux celles d'hommes obtus, bas du front, stipendiant, zélés, les menaces contre l'ordre établi, à mesure que devenaient visibles immigrés, artistes, intellectuels. Surnageaient alors à droite, au-dessus de nuées de moutons dociles, mutilant la foi en la cadenassant dans le folklore des sacrements, incurieux, aimant le renfermé, un soleil de figures altières, partageant les prestiges du caractère, le goût de l'indépendance, le vertige des hauteurs, sillonnant aristocratiquement les chemins de la littérature, compagnons de route de meneurs dont les statures ont dominé l'époque.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette vision est un &lt;i&gt;cliché&lt;/i&gt;. Cependant, elle justifiait que le surmoi de la gauche vint étouffer la droite. Les valeurs, à mes yeux, étaient alors à gauche. Non pas que la droite n'en eut point. Mais de quoi alors eut-elle pu se prévaloir ?&lt;o:p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;En se débarrassant de tout ce qui pouvait la rendre aimable aux esprits libres (les débris de la droite légitimiste), la synthèse qu'offre la nouvelle droite, pour être disgracieuse n'en offre pas moins une étrange cohérence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i style="font-weight: bold;"&gt;Triade : ordre, responsabilité, liberté.&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hypothèse : il n'y a pas de liberté sans ordre. La liberté est formelle : la liberté n’est pas dans le contenu, en ceci que peu importe de n’avoir pas d’argent ou une force de travail invendable ; la liberté corrige une privation d’action qui n’est jamais que très hypothétique, affectant les détenteurs de patrimoine ou ceux qui ont les moyens de négocier sur le marché du travail.&lt;o:p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Premier cadre : l’ordre. L’ordre, c’est le relais des structures sociales, de l’Etat à la famille. Chacune d’elle a pour tâche d’acculturer, c’est-à-dire de produire des individus pénétrés d’un sens valable de la morale, qui ordonne moralement les indiviuds. C’est parce qu’une harmonieuse proportion géométrique conjoint les structures et forme les individus que chacun est totalement responsable.&lt;o:p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Totalement responsable puisque, disposant des moyens formels d’être ordonné, chacun mérite et démérite. L’entrepreneur audacieux mérite, le mineur récidiviste démérite. Cela chacun le conçoit ; mais plus encore, rien ne vient diluer la responsabilité dans son contexte, rien ne la rend à son origine ; rien pour la dissoudre, rien pour la corrompre.&lt;o:p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Aussi l’individu, totalement responsable, est-il totalement libre. Privé par les impôts, il est volé. Coupable de rapines mineures, il se met au ban de la société.&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;L’identité de l’individu est portée à la transparence.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Il y a un écart entre la liberté de droite et la liberté de gauche. C’est l’écart entre ce qu’Amartya Sen (prix nobel d’économie) nomme &lt;i style=""&gt;capacité&lt;/i&gt; et &lt;i style=""&gt;capabilité&lt;/i&gt;, soit la capacité d’agir et la capacité d’agir ramenée aux opportunités réelles qu’autorisent les conditions. Sous un autre nom, la liberté de droite, c’est &lt;i style=""&gt;l’oubli des sciences sociales&lt;/i&gt; qui, en accroissant l’information sur les conditions des choix, rend la décision à son substrat précaire et la détache de l’absolutisme éthique. Dans un autre combat, c’est la lutte entre la &lt;i style=""&gt;liberté positive&lt;/i&gt;, que mettaient en avant les Anciens et la &lt;i style=""&gt;liberté négative&lt;/i&gt; des Modernes : entre liberté de faire des choix (le pouvoir, l’argent, etc.) et absence de coercition. Aussi bien, cet écart est-il théologique.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;    &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;Or donc, telle est la liberté négative que, pour être absolument nécessaire, comme exigence éthique de faire obstacle au mal (le XXème siècle nous en fournit une multitude d’exemples), elle ne suffit pas à la politique.&lt;o:p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="color: rgb(45, 84, 84);"&gt;&lt;blockquote&gt;Ainsi la liberté n’est pas telle sans la négation. Mais la négation comme terme du choix est chose bien différente de la négation comme non-être originaire de la liberté. C’est une simple délimitation, une frontière de non-être, un non-être inerte dont il s’agit de sortir; c’est un néant dans lequel on pourrait tomber, un néant opératoire qu’il s’agit de combattre, une négation active qui pourrait devenir victorieuse. Il s’est produit un passage de qualité, où le non-être originaire a augmenté son propre quotient de négativité, devenant une force contraire et une puissance destructrice qui est le mal. Voici l’arithmétique de la liberté: ne plus être liberté équivaut au mal. Telle est l’énergie de la liberté qu’elle transforme le néant statique et inerte en néant dynamique et actif, la vacuité du non-être en puissance du mal, une simple limite en une force anéantissante, un simple point de départ en négation dévastatrice.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Luigi Pareyson, Ontologie de la liberté&lt;/blockquote&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;mailto:ulrich.from.cacanie@gmail.com&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/36391491-5792386325737949541?l=le-derviche-fou.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://le-derviche-fou.blogspot.com/feeds/5792386325737949541/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=36391491&amp;postID=5792386325737949541' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36391491/posts/default/5792386325737949541'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36391491/posts/default/5792386325737949541'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://le-derviche-fou.blogspot.com/2007/05/la-mutation-de-la-droite.html' title='La mutation de la droite'/><author><name>Le derviche fou</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13722696301839179305</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-36391491.post-2711281609555073503</id><published>2007-05-13T18:08:00.000+02:00</published><updated>2007-09-29T12:41:10.429+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Politique'/><title type='text'>Un futur enjôleur</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://upload.wikimedia.org/wikipedia/en/4/4b/TheJungle_1943.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px;" src="http://upload.wikimedia.org/wikipedia/en/4/4b/TheJungle_1943.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Wilfredo Lam, La Jungle&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;Bon. RAS, la nouvelle France est en marche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pas que les ballades de Sarko dans un yacht me choquent, ce serait d'une hypocrisie rare, et teinté d'un prurit catholique pour le moins archaïsant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais la belle continuité se pare des atouts de la nouveauté, Baby Chirac dans la place. Fillon, Alliot-Marie, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;the same old song&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un article dont je salue la pertinence, dit bien le sentiment général (le mien du moins :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://pelras.blog.lemonde.fr/2007/05/08/critique-et-politique/"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt; La France a délibérément fait le choix d’accentuer l’hétéronomie et la privatisation des conduites humaines. (lire la suite)&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que ce soit &lt;a href="http://www.elcorreo.eu.org/article.php3?id_article=1338"&gt;sur le plan de sa pratique&lt;/a&gt;, ou &lt;a href="http://le-derviche-fou.blogspot.com/2007/03/la-haine-de-la-dmocratie.html"&gt;sur celui de sa théorie&lt;/a&gt;.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;mailto:ulrich.from.cacanie@gmail.com&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/36391491-2711281609555073503?l=le-derviche-fou.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://le-derviche-fou.blogspot.com/feeds/2711281609555073503/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=36391491&amp;postID=2711281609555073503' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36391491/posts/default/2711281609555073503'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36391491/posts/default/2711281609555073503'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://le-derviche-fou.blogspot.com/2007/05/un-futur-enjleur.html' title='Un futur enjôleur'/><author><name>Le derviche fou</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13722696301839179305</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-36391491.post-3803634540500922201</id><published>2007-05-07T19:37:00.000+02:00</published><updated>2007-09-29T12:42:20.107+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Politique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Economie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Elections'/><title type='text'>Elections : la France a un nouveau président</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.elections-presidentielles-2007.biz/photos/Sarkozy_edited.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 136px; height: 183px;" src="http://www.elections-presidentielles-2007.biz/photos/Sarkozy_edited.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Sarkozy est élu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Passés les premières sueurs, l'allergie des hommes de gauche, et, tout simplement, en faisant abstraction (douloureuse) de mes (violentes) divergences idéologiques, qu'en peut-on penser ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;ol style="font-style: italic; text-align: justify;"&gt;&lt;li&gt;Qu'en craindre ?&lt;/li&gt;&lt;/ol&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Tout d'abord, plusieurs points inquiètent dans le programme de Sarkozy :&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;ul style="text-align: justify;"&gt;&lt;li&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;le programme atlantiste&lt;/span&gt; : nul ne conteste que Sarkozy rapprochera la France des Etats-Unis et d'Israël, rompant avec 50 ans de politique française. Ce n'est pas lui faire injure. Cela irait pourtant à l'encontre des intérêts de la France : non pas des intérêts stratégiques, qui, s'ils sont distincts de ceux des Etats-Unis, n'en épousent pas moins les grandes lignes ; mais bien plutôt à revers de la voix et de la parole de la France dans le monde. C'est précisément parce que la parole française est à l'écart qu'elle est écoutée dans les grandes instances internationales. A l'Otan, les USA proposent des résolutions, et les regards se tournent vers la France ; fin de la négociation... c'est dire ! Il en est de même pour la Françafrique : normaliser les relations avec l'afrique, mettre fin aux barbouzes, aux républiques bananières entretenues par la France, aux pratiques coloniales (Tchad, Côte d'Ivoire dans les dernières années)... quelque louable que cela paraisse, aboutira à ravaler la diplomatie française à la place (modeste) qui doit lui revenir dans le monde de demain ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;la confiscation de la démocratie&lt;/span&gt; : la république des copains, l'Etat-UMP, le pantalonnage : une non-réforme de l'Etat, qui serait pourtant saine ; une accentuation des tendances monarchiques de la VIè République (Fillon parle de supprimer le poste de premier ministre) ; un certain clientélisme auprès des grands lobbies industriels ; des rapports malsains entretenus avec les &lt;span style="font-style: italic;"&gt;media&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;l'hyper-conservatisme&lt;/span&gt; : l'incantation aux "valeurs" (respect, morale, autorité) : à part une négation de la société française au XXIè siècle, en quoi cela consistera-t-il ? peut-être un braquage et le retour de toute cette frilosité qu'on croyait peu à peu évanescente à droite : face à l'immigré, à l'assisté, l'affirmation que l'Etat doit s'effacer et transformer la société en décalque des parts que chacun lui apporte : les riches y ont leur argent, les savants y ont leur savoir, les artistes leur art, les pauvres leur force de travail. Le discours identitaire qu'a mis en avant Sarkozy n'est qu'une coquille vide, servant à camoufler les caresses adroites adressées aux plus vils instincts des français : comment évoluera-t-il ?&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;la France des privilèges&lt;/span&gt; : la politique libérale de Sarkozy pourrait bien ne servir que de paravent à une redistribution du bas vers le haut (ce qu'est, effectivement, la baisse considérable des impôts affectant les plus riches que souhaite Sarkozy ; ce qu'est, tout aussi bien, l'impact d'une baisse des charges dont les rapports montrent qu'elle ne créera pas d'emplois et qu'elle reviendra uniquement comme cadeau aux actionnaires)&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;un mauvais diagnostic économique&lt;/span&gt;, qui confond l'activisme et l'audace, le bâclage et l'efficacité, la démonstration de force et la réforme habile ; Sarkozy pourrait fort bien ne servir qu'un dialogue social de façade, faisant l'impasse sur les grandes échéances des années à venir (retraites, sécu, ...) au profit d'un moins-disant qui, parce qu'il appelle le &lt;span style="font-style: italic;"&gt;sacrifice nécessaire&lt;/span&gt;, est acte de courage (on en a l'avant-goût avec la retraite par capitalisation, à laquelle Sarkozy fut tantôt très favorable, la franchise médicale ou la TVA sociale [qui, appliquée sans le courage de décevoir les amis du MEDEF, est une considérable injustice sociale]) ; le protectionnisme enfin, qui n'est qu'un nationalisme étroit et une inculture notoire, quand la France bénéficie considérablement de l'ouverture des économies.&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;        2.    &lt;span style="font-style: italic;"&gt;En quoi Sarkozy ne devrait pas faire peur ?&lt;/span&gt; si on considère sa conception de la présidence, son intelligence et la qualité de ses conseillers, et ce qu'il faut malgré tout (espérons-le du moins) considérer comme acquis pour la droite en 2007 :&lt;/div&gt;&lt;ul style="text-align: justify;"&gt;&lt;li&gt;croire que ses délires innéistes vont être de quelque conséquence est absurde, parce qu'il existe des experts, une société civile et un débat public&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;croire que Sarkozy va mettre fin aux libertés publiques est absurde&lt;/li&gt;&lt;li&gt;croire que Sarkozy va chercher à diviser délibérément la France&lt;/li&gt;&lt;li&gt;croire que Sarkozy veut un "Etat policier", "fasciste", est absurde&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;        3.    &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Sur quoi peut-on s'interroger ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;ul style="text-align: justify;"&gt;&lt;li&gt;la grande interrogation : Sarkozy-libéral ou Sarkozy-conservateur ? Le Sarkozy audacieux a en effet disparu au cours de cette campagne, prenant le parti de la peur&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Sarkozy opportuniste ou Sarkozy pénétré de sa nouvelle dignité ? Sarkozy ambitieux pour lui, ou ambitieux pour la France ? Sarkozy néo-Chirac ou homme de convictions ?&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;mailto:ulrich.from.cacanie@gmail.com&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/36391491-3803634540500922201?l=le-derviche-fou.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://le-derviche-fou.blogspot.com/feeds/3803634540500922201/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=36391491&amp;postID=3803634540500922201' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36391491/posts/default/3803634540500922201'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36391491/posts/default/3803634540500922201'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://le-derviche-fou.blogspot.com/2007/05/el-est-sion.html' title='Elections : la France a un nouveau président'/><author><name>Le derviche fou</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13722696301839179305</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-36391491.post-1102982714730225880</id><published>2007-05-03T19:33:00.000+02:00</published><updated>2007-05-03T19:43:40.872+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Politique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Economie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Elections'/><title type='text'>Un débat moyen...</title><content type='html'>Foire d'empoigne plus que débat, hier a permis à chacun d'étaler sa partition et de l'arpéger à mesure.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les convaincus en sortiront convaincus, les indécis indécis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelques remarques :&lt;br /&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;&lt;a href="http://libertesreelles.free.fr/spip.php?article78"&gt;un article intéressant&lt;/a&gt; sur le rapport Rexecode cité par Sarkozy&lt;/li&gt;&lt;li&gt;17% : c'est la part du nucléaire dans la production d'énergie globale (et pas seulement l'éléctricité) ; 50% : ça n'est rien. D'un côté, un nombre qui tranche la poire en deux, de l'autre un "vrai" nombre mais ne désignant pas ce dont il est question...&lt;/li&gt;&lt;li&gt;qui va raccompagner les accompagnateurs ?&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;Enfin, un article intéressant :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; &lt;p style="font-weight: bold; font-style: italic;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span class="titreart"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;p style="font-weight: bold; font-style: italic;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span class="titreart"&gt;La désinformation économique, une aubaine pour la droite&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;La campagne électorale française prouve qu'une mauvaise analyse économique alliée à un problème plus général avec l'arithmétique peut influencer les électeurs et même déterminer l'avenir d'un pays. L'analyse du chercheur américain Mark Weisbrot. &lt;/span&gt;&lt;img style="font-weight: bold;" src="file:///C:/DOCUME%7E1/Moi/LOCALS%7E1/Temp/msohtml1/01/clip_image001.gif" shapes="_x0000_i1025" height="1" width="1" /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Le thème qui a propulsé Sarkozy en avant, c'est que l'économie française est "coincée" et doit être réformée pour ressembler davantage à la nôtre. On pense aussi que la France doit devenir plus "compétitive" sur le plan international car, avec la mondialisation, la concurrence est plus dure. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parmi ceux qui considèrent que les salariés français doivent réduire leur niveau de vie à cause de la mondialisation de l'économie, le plus célèbre est Thomas Friedmann, du &lt;i&gt;New York Times&lt;/i&gt;. "Toutes les forces de la mondialisation grignotent les Etats-providence européens", écrit-il… "Les électeurs français tentent de préserver la semaine de 35 heures dans un monde où les ingénieurs indiens sont prêts à travailler 35 heures par jour." Pour Friedman et la plupart des experts, c'est l'équation impossible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Or il est important de comprendre que cet argument – les citoyens d'un pays riche doivent réduire leur train de vie ou leurs programmes gouvernementaux à cause du progrès économique des pays en développement – n'a aucune logique sur le plan économique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une fois qu'un pays développé a atteint un certain niveau de productivité, il n'y a aucune raison pour que ses habitants subissent des réductions de salaire, ou travaillent davantage sous le prétexte que les autres pays sont en train de les rattraper. Cette productivité, qui repose sur la connaissance, les compétences, les réserves de capital et l'organisation économique du pays, est toujours là, et augmente d'ailleurs chaque année.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si certains intérêts particuliers avancent l'argument de la concurrence internationale pour abaisser le niveau de vie des salariés français, allemands et américains – et c'est le cas –, cela signifie tout simplement que ce ne sont pas les bonnes personnes qui définissent les règles du commerce international. Le problème, c'est non pas le progrès économique, mais l'existence d'une démocratie limitée où la majorité n'est pas représentée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Passons aux chiffres du chômage des jeunes en France, des chiffres élevés qui définissent la politique du pays et ont influencé l'opinion internationale lors des émeutes de [novembre] 2005. Dans la mesure standard du chômage, les chômeurs sont le numérateur et les chômeurs plus les actifs, le dénominateur (c/c + a). Avec ce système, les hommes âgés de 15 à 24 ans ont un taux de chômage de 20,8 % en France, contre 11,8 pour les Etats-Unis. Mais cette différence s'explique en grande partie par le fait qu'en France il y a proportionnellement davantage de jeunes hommes hors de la vie active – parce qu'ils poursuivent leurs études et parce que les jeunes Français qui travaillent à temps partiel en faisant leurs études sont moins nombreux qu'aux Etats-Unis. Ceux qui ne sont pas dans la vie active ne sont comptabilisés ni dans le numérateur, ni dans le dénominateur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour une meilleure comparaison, il faut examiner le nombre total de chômeurs divisé par le nombre de chômeurs dans la population des 15-24 ans. Avec ce système, on aboutit à 8,3 % pour les Etats-Unis et 8,6 % pour la France. Les deux pays ont un sérieux problème de chômage chez les jeunes, et, dans les deux pays, il touche essentiellement les minorités raciales et ethniques. Mais le problème n'est pas tellement pire en France qu'aux Etats-Unis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sarkozy propose de faciliter les licenciements, de réduire les impôts (y compris les droits de succession), de revenir sur la semaine de 35 heures et d'autres mesures qui favorisent les hauts revenus et les propriétaires de grandes entreprises. Ces mesures redistribueront la richesse vers le haut, comme nous le faisons aux Etats-Unis depuis trente ans. Mais, une fois encore, rien ne prouve économiquement qu'elles feront augmenter l'emploi ou la croissance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Royal propose une série de mesures pour doper la demande – entre autres, l'augmentation du salaire minimum, des allocations chômage et la multiplication des emplois subventionnés. Ces propositions sont plus logiques sur le plan économique car elles ont au moins une chance de créer des emplois – en dopant la demande totale et le pouvoir d'achat.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si la France bascule à droite lors de cette élection, ce sera largement à mettre sur le compte de la désinformation économique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="" lang="EN-GB"&gt;* Directeur du Center for Economic and Policy Research (CEPR) à &lt;/span&gt;&lt;st1:state&gt;&lt;st1:place&gt;&lt;span style="" lang="EN-GB"&gt;Washington&lt;/span&gt;&lt;/st1:place&gt;&lt;/st1:State&gt;&lt;span style="" lang="EN-GB"&gt;.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[if gte vml 1]&gt;&lt;v:shapetype id="_x0000_t75" coordsize="21600,21600" spt="75" preferrelative="t" path="m@4@5l@4@11@9@11@9@5xe" filled="f" stroked="f"&gt;  &lt;v:stroke joinstyle="miter"&gt;  &lt;v:formulas&gt;   &lt;v:f eqn="if lineDrawn pixelLineWidth 0"&gt;   &lt;v:f eqn="sum @0 1 0"&gt;   &lt;v:f eqn="sum 0 0 @1"&gt;   &lt;v:f eqn="prod @2 1 2"&gt;   &lt;v:f eqn="prod @3 21600 pixelWidth"&gt;   &lt;v:f eqn="prod @3 21600 pixelHeight"&gt;   &lt;v:f eqn="sum @0 0 1"&gt;   &lt;v:f eqn="prod @6 1 2"&gt;   &lt;v:f eqn="prod @7 21600 pixelWidth"&gt;   &lt;v:f eqn="sum @8 21600 0"&gt;   &lt;v:f eqn="prod @7 21600 pixelHeight"&gt;   &lt;v:f eqn="sum @10 21600 0"&gt;  &lt;/v:formulas&gt;  &lt;v:path extrusionok="f" gradientshapeok="t" connecttype="rect"&gt;  &lt;o:lock ext="edit" aspectratio="t"&gt; &lt;/v:shapetype&gt;&lt;v:shape id="_x0000_i1025" type="#_x0000_t75" alt="" style="'width:.75pt;"&gt;  &lt;v:imagedata src="file:///C:\DOCUME~1\Moi\LOCALS~1\Temp\msohtml1\01\clip_image001.gif" href="http://www.courrierinternational.com/img/espaceur.gif"&gt; &lt;/v:shape&gt;&lt;![endif]--&gt;&lt;!--[if !vml]--&gt;&lt;!--[endif]--&gt;            &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;    &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="" lang="EN-GB"&gt;Mark Weisbrot&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="" lang="EN-GB"&gt;The &lt;/span&gt;&lt;st1:state&gt;&lt;st1:place&gt;&lt;span style="" lang="EN-GB"&gt;Washington&lt;/span&gt;&lt;/st1:place&gt;&lt;/st1:State&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="" lang="EN-GB"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt; Post&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="" lang="EN-GB"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;mailto:ulrich.from.cacanie@gmail.com&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/36391491-1102982714730225880?l=le-derviche-fou.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://le-derviche-fou.blogspot.com/feeds/1102982714730225880/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=36391491&amp;postID=1102982714730225880' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36391491/posts/default/1102982714730225880'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36391491/posts/default/1102982714730225880'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://le-derviche-fou.blogspot.com/2007/05/un-dbat-moyen.html' title='Un débat moyen...'/><author><name>Le derviche fou</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13722696301839179305</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-36391491.post-7524710866613081117</id><published>2007-04-30T19:12:00.000+02:00</published><updated>2007-07-28T11:44:30.123+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Politique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Elections'/><title type='text'>Ici et d'ailleurs</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Signalons &lt;a href="http://aixtal.blogspot.com/2007/04/2007-discours-recycls.html"&gt;un article intéressant&lt;/a&gt; (et j'invite à lire les autres articles disponibles sur le site Technologies du langage) compare, statistiquement, les taux de recyclage des différents discours des candidats.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De son côté, Sarko refait des siennes : 68 c'est tout trouvé. Exemplaire repompage du passé, dans laquelle Guaino excelle, il faut bien le reconnaître.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Contre Mai 68, conspuons-en les valeurs phares : l'autonomie, la culture pour tous, la liberté individuelle !!!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Désolé, mais le reste, le folklore (minoritaire) maoïste, les émois situationnistes (mouvement du 22 mars, etc.), ce sont des épiphénomènes, des brèches contre la muraille de la &lt;span style="font-style: italic;"&gt;moral majority&lt;/span&gt;, vite colmatées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'invite à lire &lt;a href="http://www.amazon.fr/exec/obidos/search-handle-url/402-2460465-8020153?%5Fencoding=UTF8&amp;search-type=ss&amp;amp;index=books-fr&amp;field-author=Jean-Pierre%20Le%20Goff"&gt;les livres de Jean-Pierre Le Goff&lt;/a&gt;, notamment sur l'entreprise et Mai 68 où il montre que le nouveau discours du management/RH est déployé à partir de Mai 68. C'est aussi ce que disent Boltanski et Chiappello dans leur somme (magistrale) &lt;a href="http://www.amazon.fr/Nouvel-Esprit-du-capitalisme/dp/2070749959/ref=sr_1_1/402-2460465-8020153?ie=UTF8&amp;amp;s=books&amp;qid=1177954213&amp;amp;sr=1-1"&gt;Le Nouvel Esprit du Capitalisme&lt;/a&gt;, quand ils parlent de récupération de la critique artiste par le capitalisme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rigolons sur les inventeurs de cet héritage, les philosophes Ferry, Renaut, BHL, etc., avec Deleuze ;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;               Une homogénéisation des deux tendances s'est produite, plutôt contre                la gauche, mais surtout à partir d'un thème qui était présent déjà                dans leurs premiers livres : la haine de 68. C'était à qui cracherait                le mieux sur mai 68. C'est en fonction de cette haine qu'ils ont                construit leur sujet d'énonciation : « Nous, en tant que nous avons                fait mai 68 ( ? ? ), nous pouvons vous dire que c'était bête, et                que nous ne le ferons plus. » Une rancoeur de 68, ils n'ont que                ça à vendre. C'est en ce sens que, quelle que soit leur position                par rapport aux élections, ils s'inscrivent parfaitement sur la                grille électorale. A partir de là, tout y passe, marxisme, maoïsme,                socialisme, etc., non pas parce que les luttes réelles auraient                fait surgir de nouveaux ennemis, de nouveaux problèmes et de nouveaux                moyens, mais parce que LA révolution doit être déclarée impossible,                uniformément et de tout temps. C'est pourquoi tous les concepts                qui commençaient à fonctionner d'une manière très différenciée (les                pouvoirs, les résistances, les désirs, même la « plèbe ») sont à                nouveau globalisés, réunis dans la fade unité du pouvoir, de la                loi, de l'État, etc. C'est pourquoi aussi le Sujet pensant revient                sur la scène, car la seule possibilité de la révolution, pour les                nouveaux philosophes, c'est l'acte pur du penseur qui la pense impossible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les Nouveaux philosophes, Gilles Deleuze, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;in &lt;/span&gt;Supplément au n°24,              mai 1977, de la revue bimestrielle Minuit&lt;/div&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;mailto:ulrich.from.cacanie@gmail.com&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/36391491-7524710866613081117?l=le-derviche-fou.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://le-derviche-fou.blogspot.com/feeds/7524710866613081117/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=36391491&amp;postID=7524710866613081117' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36391491/posts/default/7524710866613081117'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36391491/posts/default/7524710866613081117'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://le-derviche-fou.blogspot.com/2007/04/ici-et-dailleurs.html' title='Ici et d&apos;ailleurs'/><author><name>Le derviche fou</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13722696301839179305</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-36391491.post-9124444209550038671</id><published>2007-04-29T15:08:00.001+02:00</published><updated>2007-04-29T17:02:01.355+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Littérature'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Multimedia'/><title type='text'>Howl</title><content type='html'>&lt;embed style="width: 500px; height: 27px;" id="AudioPlayback" type="application/x-shockwave-flash" src="http://mail.google.com/mail/html/audio.swf?audioUrl=http://syntaxofthings.typepad.com/syntax_of_things/files/howl.mp3" flashvars=""&gt;&lt;/embed&gt;&lt;br /&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;HOWL&lt;/span&gt; (Allen Ginsberg, 1956)&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;For Carl Solomon&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;I saw the best minds of my generation destroyed by &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;madness, starving hysterical naked, &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;dragging themselves through the negro streets at dawn &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;looking for an angry fix, &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;angelheaded hipsters burning for the ancient heavenly &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;connection to the starry dynamo in the machin-&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;ery of night, &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;who poverty and tatters and hollow-eyed and high sat &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;up smoking in the supernatural darkness of &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;cold-water flats floating across the tops of cities &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;contemplating jazz, &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;who bared their brains to Heaven under the El and &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;saw Mohammedan angels staggering on tene-&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;ment roofs illuminated, &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;who passed through universities with radiant cool eyes &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;hallucinating &lt;/span&gt;&lt;st1:state&gt;&lt;st1:place&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;Arkansas&lt;/span&gt;&lt;/st1:place&gt;&lt;/st1:state&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt; and Blake-light tragedy &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;among the scholars of war, &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;who were expelled from the academies for crazy &amp; &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;publishing obscene odes on the windows of the &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 12pt 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;skull,&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 12pt 36pt;"&gt;(cliquez ci-dessous pour la suite)&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 12pt 36pt;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt; &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;span class="fullpost"&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;who cowered in unshaven rooms in underwear, burn-&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;ing their money in wastebaskets and listening &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;to the Terror through the wall, &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;who got busted in their pubic beards returning through &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;st1:city&gt;&lt;st1:place&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;Laredo&lt;/span&gt;&lt;/st1:place&gt;&lt;/st1:city&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt; with a belt of marijuana for &lt;/span&gt;&lt;st1:state&gt;&lt;st1:place&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;New York&lt;/span&gt;&lt;/st1:place&gt;&lt;/st1:state&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;, &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;who ate fire in paint hotels or drank turpentine in &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;Paradise Alley, death, or purgatoried their &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;torsos night after night &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;with dreams, with drugs, with waking nightmares, al-&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;cohol and cock and endless balls, &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;incomparable blind; streets of shuddering cloud and &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;lightning in the mind leaping toward poles of &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;Canada &amp; Paterson, illuminating all the mo-&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;tionless world of Time between, &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;Peyote solidities of halls, backyard green tree cemetery &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;dawns, wine drunkenness over the rooftops, &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;storefront boroughs of teahead joyride neon &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;blinking traffic light, sun and moon and tree &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;vibrations in the roaring winter dusks of Brook-&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;lyn, ashcan rantings and kind king light of mind, &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;who chained themselves to subways for the endless &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;ride from &lt;/span&gt;&lt;st1:place&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;Battery&lt;/span&gt;&lt;/st1:place&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt; to holy &lt;/span&gt;&lt;st1:place&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;Bronx&lt;/span&gt;&lt;/st1:place&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt; on benzedrine &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;until the noise of wheels and children brought &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;them down shuddering mouth-wracked and &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;battered bleak of brain all drained of brilliance &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 12pt 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;in the drear light of Zoo, &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;who sank all night in submarine light of Bickford's &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;floated out and sat through the stale beer after&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;st1:time minute="0" hour="12"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;noon&lt;/span&gt;&lt;/st1:time&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt; in desolate Fugazzi's, listening to the crack &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;of doom on the hydrogen jukebox, &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;who talked continuously seventy hours from park to &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;pad to bar to &lt;/span&gt;&lt;st1:city&gt;&lt;st1:place&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;Bellevue&lt;/span&gt;&lt;/st1:place&gt;&lt;/st1:city&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt; to museum to the Brook-&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;st1:place&gt;&lt;st1:placename&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;lyn&lt;/span&gt;&lt;/st1:placename&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;st1:placetype&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;Bridge&lt;/span&gt;&lt;/st1:placetype&gt;&lt;/st1:place&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;, &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;lost battalion of platonic conversationalists jumping &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;down the stoops off fire escapes off windowsills &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;off &lt;/span&gt;&lt;st1:place&gt;&lt;st1:placename&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;Empire&lt;/span&gt;&lt;/st1:placename&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;st1:placetype&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;State&lt;/span&gt;&lt;/st1:placetype&gt;&lt;/st1:place&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt; out of the moon, &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;yacketayakking screaming vomiting whispering facts &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;and memories and anecdotes and eyeball kicks &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;and shocks of hospitals and jails and wars, &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;whole intellects disgorged in total recall for seven days &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;and nights with brilliant eyes, meat for the &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;Synagogue cast on the pavement, &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;who vanished into nowhere Zen New &lt;/span&gt;&lt;st1:place&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;Jersey&lt;/span&gt;&lt;/st1:place&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt; leaving a &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;trail of ambiguous picture postcards of &lt;/span&gt;&lt;st1:place&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;Atlantic&lt;/span&gt;&lt;/st1:place&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt; &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;City Hall, &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;suffering Eastern sweats and Tangerian bone-grind-&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;ings and migraines of &lt;/span&gt;&lt;st1:country-region&gt;&lt;st1:place&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;China&lt;/span&gt;&lt;/st1:place&gt;&lt;/st1:country-region&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt; under junk-with-&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;drawal in &lt;/span&gt;&lt;st1:city&gt;&lt;st1:place&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;Newark&lt;/span&gt;&lt;/st1:place&gt;&lt;/st1:city&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;'s bleak furnished room, &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;who wandered around and around at &lt;/span&gt;&lt;st1:time minute="0" hour="0"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;midnight&lt;/span&gt;&lt;/st1:time&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt; in the &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;railroad yard wondering where to go, and went, &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 12pt 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;leaving no broken hearts, &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;who lit cigarettes in boxcars boxcars boxcars racketing &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;through snow toward lonesome farms in grand-&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;father night, &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;who studied Plotinus Poe St. John of the Cross telep-&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;athy and bop kabbalah because the cosmos in-&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;stinctively vibrated at their feet in &lt;/span&gt;&lt;st1:state&gt;&lt;st1:place&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;Kansas&lt;/span&gt;&lt;/st1:place&gt;&lt;/st1:state&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;, &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;who loned it through the streets of &lt;/span&gt;&lt;st1:state&gt;&lt;st1:place&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;Idaho&lt;/span&gt;&lt;/st1:place&gt;&lt;/st1:state&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt; seeking vis-&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;ionary indian angels who were visionary indian &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;angels, &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;who thought they were only mad when &lt;/span&gt;&lt;st1:city&gt;&lt;st1:place&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;Baltimore&lt;/span&gt;&lt;/st1:place&gt;&lt;/st1:city&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt; &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;gleamed in supernatural ecstasy, &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;who jumped in limousines with the Chinaman of Okla-&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;homa on the impulse of winter &lt;/span&gt;&lt;st1:time minute="0" hour="0"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;midnight&lt;/span&gt;&lt;/st1:time&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt; street&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;light smalltown rain, &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;who lounged hungry and lonesome through &lt;/span&gt;&lt;st1:city&gt;&lt;st1:place&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;Houston&lt;/span&gt;&lt;/st1:place&gt;&lt;/st1:city&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt; &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;seeking jazz or sex or soup, and followed the &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;brilliant Spaniard to converse about &lt;/span&gt;&lt;st1:country-region&gt;&lt;st1:place&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;America&lt;/span&gt;&lt;/st1:place&gt;&lt;/st1:country-region&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt; &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;and Eternity, a hopeless task, and so took ship &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;to &lt;/span&gt;&lt;st1:place&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;Africa&lt;/span&gt;&lt;/st1:place&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;, &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;who disappeared into the volcanoes of &lt;/span&gt;&lt;st1:country-region&gt;&lt;st1:place&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;Mexico&lt;/span&gt;&lt;/st1:place&gt;&lt;/st1:country-region&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt; leaving &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;behind nothing but the shadow of dungarees &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;and the lava and ash of poetry scattered in fire&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;place &lt;/span&gt;&lt;st1:city&gt;&lt;st1:place&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;Chicago&lt;/span&gt;&lt;/st1:place&gt;&lt;/st1:city&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;, &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;who reappeared on the West Coast investigating the &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;F.B.I. in beards and shorts with big pacifist &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;eyes sexy in their dark skin passing out incom-&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 12pt 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;prehensible leaflets, &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;who burned cigarette holes in their arms protesting &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;the narcotic tobacco haze of Capitalism, &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;who distributed Supercommunist pamphlets in &lt;/span&gt;&lt;st1:place&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;Union&lt;/span&gt;&lt;/st1:place&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt; &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;Square weeping and undressing while the sirens &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;of &lt;/span&gt;&lt;st1:place&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;Los Alamos&lt;/span&gt;&lt;/st1:place&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt; wailed them down, and wailed &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;down Wall, and the &lt;/span&gt;&lt;st1:place&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;Staten Island&lt;/span&gt;&lt;/st1:place&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt; ferry also &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;wailed, &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;who broke down crying in white gymnasiums naked &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;and trembling before the machinery of other &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;skeletons, &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;who bit detectives in the neck and shrieked with delight &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;in policecars for committing no crime but their &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;own wild cooking pederasty and intoxication, &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;who howled on their knees in the subway and were &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;dragged off the roof waving genitals and manu-&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;scripts, &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;who let themselves be fucked in the ass by saintly &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;motorcyclists, and screamed with joy, &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;who blew and were blown by those human seraphim, &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;the sailors, caresses of &lt;/span&gt;&lt;st1:place&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;Atlantic&lt;/span&gt;&lt;/st1:place&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt; and &lt;/span&gt;&lt;st1:place&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;Caribbean&lt;/span&gt;&lt;/st1:place&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt; &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;love, &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;who balled in the morning in the evenings in rose&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;gardens and the grass of public parks and &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;cemeteries scattering their semen freely to &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 12pt 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;whomever come who may, &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;who hiccuped endlessly trying to giggle but wound up &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;with a sob behind a partition in a Turkish Bath &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;when the blond &amp; naked angel came to pierce &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;them with a sword, &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;who lost their loveboys to the three old shrews of fate &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;the one eyed shrew of the heterosexual dollar &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;the one eyed shrew that winks out of the womb &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;and the one eyed shrew that does nothing but &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;sit on her ass and snip the intellectual golden &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;threads of the craftsman's loom, &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;who copulated ecstatic and insatiate with a bottle of &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;beer a sweetheart a package of cigarettes a can-&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;dle and fell off the bed, and continued along &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;the floor and down the hall and ended fainting &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;on the wall with a vision of ultimate cunt and &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;come eluding the last gyzym of consciousness, &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;who sweetened the snatches of a million girls trembling &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;in the sunset, and were red eyed in the morning &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;but prepared to sweeten the snatch of the sun&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;rise, flashing buttocks under barns and naked &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;in the lake, &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;who went out whoring through &lt;/span&gt;&lt;st1:state&gt;&lt;st1:place&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;Colorado&lt;/span&gt;&lt;/st1:place&gt;&lt;/st1:state&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt; in myriad &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;stolen night-cars, N.C., secret hero of these &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;poems, cocksman and Adonis of Denver-joy &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;to the memory of his innumerable lays of girls &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;in empty lots &amp; diner backyards, moviehouses' &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;rickety rows, on mountaintops in caves or with &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;gaunt waitresses in familiar roadside lonely pet-&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;ticoat upliftings &amp; especially secret gas-station &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;solipsisms of johns, &amp; hometown alleys too, &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;who faded out in vast sordid movies, were shifted in &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;dreams, woke on a sudden &lt;/span&gt;&lt;st1:city&gt;&lt;st1:place&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;Manhattan&lt;/span&gt;&lt;/st1:place&gt;&lt;/st1:city&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;, and &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;picked themselves up out of basements hung&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;over with heartless Tokay and horrors of Third &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;Avenue iron dreams &amp; stumbled to unemploy-&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;ment offices, &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;who walked all night with their shoes full of blood on &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;the snowbank docks waiting for a door in the &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;st1:place&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;East River&lt;/span&gt;&lt;/st1:place&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt; to open to a room full of steamheat &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;and opium, &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;who created great suicidal dramas on the apartment &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;cliff-banks of the &lt;/span&gt;&lt;st1:city&gt;&lt;st1:place&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;Hudson&lt;/span&gt;&lt;/st1:place&gt;&lt;/st1:city&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt; under the wartime &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;blue floodlight of the moon &amp; their heads shall &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;be crowned with laurel in oblivion, &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;who ate the lamb stew of the imagination or digested &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;the crab at the muddy bottom of the rivers of &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;Bowery, &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;who wept at the romance of the streets with their &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;pushcarts full of onions and bad music, &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;who sat in boxes breathing in the darkness under the &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;bridge, and rose up to build harpsichords in &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 12pt 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;their lofts, &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;who coughed on the sixth floor of &lt;/span&gt;&lt;st1:place&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;Harlem&lt;/span&gt;&lt;/st1:place&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt; crowned &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;with flame under the tubercular sky surrounded &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;by orange crates of theology, &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;who scribbled all night rocking and rolling over lofty &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;incantations which in the yellow morning were &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;stanzas of gibberish, &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;who cooked rotten animals lung heart feet tail borsht &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;&amp; tortillas dreaming of the pure vegetable &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;kingdom, &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;who plunged themselves under meat trucks looking for &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;an egg, &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;who threw their watches off the roof to cast their ballot &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;for Eternity outside of Time, &amp; alarm clocks &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;fell on their heads every day for the next decade, &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;who cut their wrists three times successively unsuccess-&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;fully, gave up and were forced to open antique &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;stores where they thought they were growing &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;old and cried,&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;who were burned alive in their innocent flannel suits &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;on Madison Avenue amid blasts of leaden verse &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;&amp; the tanked-up clatter of the iron regiments &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;of fashion &amp; the nitroglycerine shrieks of the &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;fairies of advertising &amp; the mustard gas of sinis-&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;ter intelligent editors, or were run down by the &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 12pt 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;drunken taxicabs of Absolute Reality, &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;who jumped off the &lt;/span&gt;&lt;st1:place&gt;&lt;st1:placename&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;Brooklyn&lt;/span&gt;&lt;/st1:placename&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;st1:placetype&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;Bridge&lt;/span&gt;&lt;/st1:placetype&gt;&lt;/st1:place&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt; this actually hap-&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;pened and walked away unknown and forgotten &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;into the ghostly daze of &lt;/span&gt;&lt;st1:place&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;Chinatown&lt;/span&gt;&lt;/st1:place&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt; soup alley&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;ways &amp; firetrucks, not even one free beer, &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;who sang out of their windows in despair, fell out of &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;the subway window, jumped in the filthy Pas-&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;saic, leaped on negroes, cried all over the street, &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;danced on broken wineglasses barefoot smashed &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;phonograph records of nostalgic European &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;1930s German jazz finished the whiskey and &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;threw up groaning into the bloody toilet, moans &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;in their ears and the blast of colossal steam&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;whistles, &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;who barreled down the highways of the past journeying &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;to each other's hotrod-Golgotha jail-solitude &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;watch or &lt;/span&gt;&lt;st1:city&gt;&lt;st1:place&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;Birmingham&lt;/span&gt;&lt;/st1:place&gt;&lt;/st1:city&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt; jazz incarnation, &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;who drove crosscountry seventytwo hours to find out &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;if I had a vision or you had a vision or he had &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;a vision to find out Eternity, &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;who journeyed to &lt;/span&gt;&lt;st1:city&gt;&lt;st1:place&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;Denver&lt;/span&gt;&lt;/st1:place&gt;&lt;/st1:city&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;, who died in &lt;/span&gt;&lt;st1:city&gt;&lt;st1:place&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;Denver&lt;/span&gt;&lt;/st1:place&gt;&lt;/st1:city&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;, who &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;came back to &lt;/span&gt;&lt;st1:city&gt;&lt;st1:place&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;Denver&lt;/span&gt;&lt;/st1:place&gt;&lt;/st1:city&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt; &amp; waited in vain, who &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;watched over &lt;/span&gt;&lt;st1:city&gt;&lt;st1:place&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;Denver&lt;/span&gt;&lt;/st1:place&gt;&lt;/st1:city&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt; &amp; brooded &amp;amp; loned in &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;st1:city&gt;&lt;st1:place&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;Denver&lt;/span&gt;&lt;/st1:place&gt;&lt;/st1:city&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt; and finally went away to find out the &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 12pt 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;Time, &amp; now &lt;/span&gt;&lt;st1:city&gt;&lt;st1:place&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;Denver&lt;/span&gt;&lt;/st1:place&gt;&lt;/st1:city&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt; is lonesome for her heroes, &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;who fell on their knees in hopeless cathedrals praying &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;for each other's salvation and light and breasts, &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;until the soul illuminated its hair for a second, &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;who crashed through their minds in jail waiting for &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;impossible criminals with golden heads and the &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;charm of reality in their hearts who sang sweet &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;blues to &lt;/span&gt;&lt;st1:place&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;Alcatraz&lt;/span&gt;&lt;/st1:place&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;, &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;who retired to &lt;/span&gt;&lt;st1:country-region&gt;&lt;st1:place&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;Mexico&lt;/span&gt;&lt;/st1:place&gt;&lt;/st1:country-region&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt; to cultivate a habit, or Rocky &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;Mount to tender Buddha or Tangiers to boys &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;or Southern Pacific to the black locomotive or &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;Harvard to Narcissus to Woodlawn to the &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;daisychain or grave, &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;who demanded sanity trials accusing the radio of hyp&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;notism &amp; were left with their insanity &amp;amp; their &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;hands &amp; a hung jury, &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;who threw potato salad at CCNY lecturers on Dadaism &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;and subsequently presented themselves on the &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;granite steps of the madhouse with shaven heads &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;and harlequin speech of suicide, demanding in-&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;stantaneous lobotomy, &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;and who were given instead the concrete void of insulin &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;Metrazol electricity hydrotherapy psycho-&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;therapy occupational therapy pingpong &amp; &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;amnesia, &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;who in humorless protest overturned only one symbolic &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 12pt 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;pingpong table, resting briefly in catatonia, &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;returning years later truly bald except for a wig of &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;blood, and tears and fingers, to the visible mad&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;man doom of the wards of the madtowns of the &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;East, &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;st1:place&gt;&lt;st1:placename&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;Pilgrim&lt;/span&gt;&lt;/st1:placename&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;st1:placetype&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;State&lt;/span&gt;&lt;/st1:placetype&gt;&lt;/st1:place&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;'s &lt;/span&gt;&lt;st1:city&gt;&lt;st1:place&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;Rockland&lt;/span&gt;&lt;/st1:place&gt;&lt;/st1:city&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;'s and Greystone's foetid &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;halls, bickering with the echoes of the soul, rock-&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;ing and rolling in the &lt;/span&gt;&lt;st1:time minute="0" hour="0"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;midnight&lt;/span&gt;&lt;/st1:time&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt; solitude-bench &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;dolmen-realms of love, dream of life a night-&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;mare, bodies turned to stone as heavy as the &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;moon, &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;with mother finally ******, and the last fantastic book &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;flung out of the tenement window, and the last &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;door closed at 4. A.M. and the last telephone &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;slammed at the wall in reply and the last fur-&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;nished room emptied down to the last piece of &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;mental furniture, a yellow paper rose twisted &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;on a wire hanger in the closet, and even that &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;imaginary, nothing but a hopeful little bit of &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;hallucination&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;ah, Carl, while you are not safe I am not safe, and &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;now you're really in the total animal soup of &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;time&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;and who therefore ran through the icy streets obsessed &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;with a sudden flash of the alchemy of the use &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;of the ellipse the catalog the meter &amp; the vibrat-&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 12pt 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;ing plane, &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;who dreamt and made incarnate gaps in Time &amp; Space &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;through images juxtaposed, and trapped the &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;archangel of the soul between 2 visual images &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;and joined the elemental verbs and set the noun &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;and dash of consciousness together jumping &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;with sensation of Pater Omnipotens Aeterna &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;Deus &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;to recreate the syntax and measure of poor human &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;prose and stand before you speechless and intel-&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;ligent and shaking with shame, rejected yet con-&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;fessing out the soul to conform to the rhythm &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;of thought in his naked and endless head, &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;the madman bum and angel beat in Time, unknown, &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;yet putting down here what might be left to say &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;in time come after death, &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;and rose reincarnate in the ghostly clothes of jazz in &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;the goldhorn shadow of the band and blew the &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;suffering of &lt;/span&gt;&lt;st1:country-region&gt;&lt;st1:place&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;America&lt;/span&gt;&lt;/st1:place&gt;&lt;/st1:country-region&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;'s naked mind for love into &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;an eli eli lamma lamma sabacthani saxophone &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;cry that shivered the cities down to the last radio &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;with the absolute heart of the poem of life butchered &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;out of their own bodies good to eat a thousand &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;years. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin: 5pt 0cm 12pt 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 108pt;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;II &lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;What sphinx of cement and aluminum bashed open &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;their skulls and ate up their brains and imagi-&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;nation? &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;Moloch! Solitude! Filth! Ugliness! Ashcans and unob&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;tainable dollars! Children screaming under the &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;stairways! Boys sobbing in armies! Old men &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;weeping in the parks! &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;Moloch! Moloch! Nightmare of Moloch! Moloch the &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;loveless! Mental Moloch! Moloch the heavy &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;judger of men! &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;Moloch the incomprehensible prison! Moloch the &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;crossbone soulless jailhouse and Congress of &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;sorrows! Moloch whose buildings are judgment! &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;Moloch the vast stone of war! Moloch the stun-&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;ned governments! &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;Moloch whose mind is pure machinery! Moloch whose &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;blood is running money! Moloch whose fingers &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;are ten armies! Moloch whose breast is a canni-&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;bal dynamo! Moloch whose ear is a smoking &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;tomb! &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;Moloch whose eyes are a thousand blind windows! &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;Moloch whose skyscrapers stand in the long &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;streets like endless Jehovahs! Moloch whose fac-&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;tories dream and croak in the fog! Moloch whose &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 12pt 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;smokestacks and antennae crown the cities! &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;Moloch whose love is endless oil and stone! Moloch &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;whose soul is electricity and banks! Moloch &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;whose poverty is the specter of genius! Moloch &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;whose fate is a cloud of sexless hydrogen! &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;Moloch whose name is the Mind! &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;Moloch in whom I sit lonely! Moloch in whom I dream &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;Angels! Crazy in Moloch! Cocksucker in &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;Moloch! Lacklove and manless in Moloch! &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;Moloch who entered my soul early! Moloch in whom &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;I am a consciousness without a body! Moloch &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;who frightened me out of my natural ecstasy! &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;Moloch whom I abandon! Wake up in Moloch! &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;Light streaming out of the sky! &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;Moloch! Moloch! Robot apartments! invisible suburbs! &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;skeleton treasuries! blind capitals! demonic &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;industries! spectral nations! invincible mad &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;houses! granite cocks! monstrous bombs! &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;They broke their backs lifting Moloch to Heaven! Pave-&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;ments, trees, radios, tons! lifting the city to &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;Heaven which exists and is everywhere about &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span style="color:black;"&gt;us! &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="color:black;"&gt;Visions! omens! hallucinations! miracles! ecstasies! &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;gone down the American river! &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;Dreams! adorations! illuminations! religions! the whole &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 12pt 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;boatload of sensitive bullshit! &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;Breakthroughs! over the river! flips and crucifixions! &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;gone down the flood! Highs! Epiphanies! De-&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;spairs! Ten years' animal screams and suicides! &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;Minds! New loves! Mad generation! down on &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;the rocks of Time!&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;Real holy laughter in the river! They saw it all! the &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;wild eyes! the holy yells! They bade farewell! &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;They jumped off the roof! to solitude! waving! &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;carrying flowers! Down to the river! into the &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;street! &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin: 5pt 0cm 12pt 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 108pt;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;III&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;Carl Solomon! I'm with you in &lt;/span&gt;&lt;st1:city&gt;&lt;st1:place&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;Rockland&lt;/span&gt;&lt;/st1:place&gt;&lt;/st1:city&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt; &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;where you're madder than I am &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;I'm with you in &lt;/span&gt;&lt;st1:city&gt;&lt;st1:place&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;Rockland&lt;/span&gt;&lt;/st1:place&gt;&lt;/st1:city&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt; &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;where you must feel very strange &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;I'm with you in &lt;/span&gt;&lt;st1:city&gt;&lt;st1:place&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;Rockland&lt;/span&gt;&lt;/st1:place&gt;&lt;/st1:city&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt; &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;where you imitate the shade of my mother &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;I'm with you in &lt;/span&gt;&lt;st1:city&gt;&lt;st1:place&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;Rockland&lt;/span&gt;&lt;/st1:place&gt;&lt;/st1:city&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt; &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;where you've murdered your twelve secretaries &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;I'm with you in &lt;/span&gt;&lt;st1:city&gt;&lt;st1:place&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;Rockland&lt;/span&gt;&lt;/st1:place&gt;&lt;/st1:city&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt; &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;where you laugh at this invisible humor &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;I'm with you in &lt;/span&gt;&lt;st1:city&gt;&lt;st1:place&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;Rockland&lt;/span&gt;&lt;/st1:place&gt;&lt;/st1:city&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt; &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;where we are great writers on the same dreadful &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;typewriter &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;I'm with you in &lt;/span&gt;&lt;st1:city&gt;&lt;st1:place&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;Rockland&lt;/span&gt;&lt;/st1:place&gt;&lt;/st1:city&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt; &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;where your condition has become serious and &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;is reported on the radio &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;I'm with you in &lt;/span&gt;&lt;st1:city&gt;&lt;st1:place&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;Rockland&lt;/span&gt;&lt;/st1:place&gt;&lt;/st1:city&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt; &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;where the faculties of the skull no longer admit &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;the worms of the senses &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;I'm with you in &lt;/span&gt;&lt;st1:city&gt;&lt;st1:place&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;Rockland&lt;/span&gt;&lt;/st1:place&gt;&lt;/st1:city&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt; &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;where you drink the tea of the breasts of the &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;spinsters of &lt;/span&gt;&lt;st1:city&gt;&lt;st1:place&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;Utica&lt;/span&gt;&lt;/st1:place&gt;&lt;/st1:city&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt; &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;I'm with you in &lt;/span&gt;&lt;st1:city&gt;&lt;st1:place&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;Rockland&lt;/span&gt;&lt;/st1:place&gt;&lt;/st1:city&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt; &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;where you pun on the bodies of your nurses the &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 12pt 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;harpies of the &lt;/span&gt;&lt;st1:place&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;Bronx&lt;/span&gt;&lt;/st1:place&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt; &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;I'm with you in &lt;/span&gt;&lt;st1:city&gt;&lt;st1:place&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;Rockland&lt;/span&gt;&lt;/st1:place&gt;&lt;/st1:city&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt; &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;where you scream in a straightjacket that you're &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;losing the game of the actual pingpong of the &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;abyss &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;I'm with you in &lt;/span&gt;&lt;st1:city&gt;&lt;st1:place&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;Rockland&lt;/span&gt;&lt;/st1:place&gt;&lt;/st1:city&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt; &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;where you bang on the catatonic piano the soul &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;is innocent and immortal it should never die &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;ungodly in an armed madhouse &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;I'm with you in &lt;/span&gt;&lt;st1:city&gt;&lt;st1:place&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;Rockland&lt;/span&gt;&lt;/st1:place&gt;&lt;/st1:city&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt; &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;where fifty more shocks will never return your &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;soul to its body again from its pilgrimage to a &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;cross in the void &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;I'm with you in &lt;/span&gt;&lt;st1:city&gt;&lt;st1:place&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;Rockland&lt;/span&gt;&lt;/st1:place&gt;&lt;/st1:city&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt; &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;where you accuse your doctors of insanity and &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;plot the Hebrew socialist revolution against the &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;fascist national &lt;/span&gt;&lt;st1:place&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;Golgotha&lt;/span&gt;&lt;/st1:place&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt; &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;I'm with you in &lt;/span&gt;&lt;st1:city&gt;&lt;st1:place&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;Rockland&lt;/span&gt;&lt;/st1:place&gt;&lt;/st1:city&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt; &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;where you will split the heavens of &lt;/span&gt;&lt;st1:place&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;Long  Island&lt;/span&gt;&lt;/st1:place&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt; &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;and resurrect your living human Jesus from the &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;superhuman tomb &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;I'm with you in &lt;/span&gt;&lt;st1:city&gt;&lt;st1:place&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;Rockland&lt;/span&gt;&lt;/st1:place&gt;&lt;/st1:city&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt; &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;where there are twenty-five-thousand mad com-&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 12pt 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;rades all together singing the final stanzas of&lt;br /&gt;the Internationale &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;I'm with you in &lt;/span&gt;&lt;st1:city&gt;&lt;st1:place&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;Rockland&lt;/span&gt;&lt;/st1:place&gt;&lt;/st1:city&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt; &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;where we hug and kiss the &lt;/span&gt;&lt;st1:country-region&gt;&lt;st1:place&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;United States&lt;/span&gt;&lt;/st1:place&gt;&lt;/st1:country-region&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt; under &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;our bedsheets the &lt;/span&gt;&lt;st1:country-region&gt;&lt;st1:place&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;United States&lt;/span&gt;&lt;/st1:place&gt;&lt;/st1:country-region&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt; that coughs all &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;night and won't let us sleep &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;I'm with you in &lt;/span&gt;&lt;st1:city&gt;&lt;st1:place&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;Rockland&lt;/span&gt;&lt;/st1:place&gt;&lt;/st1:city&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt; &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;where we wake up electrified out of the coma &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;by our own souls' airplanes roaring over the &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;roof they've come to drop angelic bombs the &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;hospital illuminates itself imaginary walls col-&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;lapse O skinny legions run outside O starry&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;spangled shock of mercy the eternal war is &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;here O victory forget your underwear we're &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;free &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;I'm with you in &lt;/span&gt;&lt;st1:city&gt;&lt;st1:place&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;Rockland&lt;/span&gt;&lt;/st1:place&gt;&lt;/st1:city&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt; &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;in my dreams you walk dripping from a sea-&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt;"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;journey on the highway across &lt;/span&gt;&lt;st1:country-region&gt;&lt;st1:place&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;America&lt;/span&gt;&lt;/st1:place&gt;&lt;/st1:country-region&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt; in tears &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span  lang="EN-GB" style="color:black;"&gt;to the door of my cottage in the Western night&lt;/span&gt;&lt;span style="" lang="EN-GB"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;mailto:ulrich.from.cacanie@gmail.com&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/36391491-9124444209550038671?l=le-derviche-fou.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://le-derviche-fou.blogspot.com/feeds/9124444209550038671/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=36391491&amp;postID=9124444209550038671' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36391491/posts/default/9124444209550038671'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36391491/posts/default/9124444209550038671'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://le-derviche-fou.blogspot.com/2007/04/blog-post.html' title='Howl'/><author><name>Le derviche fou</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13722696301839179305</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-36391491.post-8949020960029927698</id><published>2007-04-29T11:09:00.000+02:00</published><updated>2007-04-29T17:17:18.837+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Politique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Elections'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Culture'/><title type='text'>Interview de Nicolas Sarkozy dans 20 minutes</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/2/29/Hermes_by_Praxiteles.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 276px; height: 418px;" src="http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/2/29/Hermes_by_Praxiteles.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Hermès portant Dionysos enfant, Praxitèle&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;L'interview est accessible &lt;a href="http://www.20minutes.fr/article/151848/20070416-France-Le-Pen-ne-m-interesse-pas-son-electorat-si.php"&gt;ici&lt;/a&gt; dans son intégralité sur le site du journal 20 minutes. Morceau choisi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;---&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Est-ce que vos propositions vont dans le sens d’une révolution fiscale à la Ronald Reagan ou structurelle à la Margaret Thatcher?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Pourquoi choisir ? Quand je propose de changer l’Education nationale, ce n’est pas la structure que je veux changer, c’est l’ambition pour l’école. Je veux une école de la transmission où les mots « exigence » et « excellence » reprennent un sens. Ce n’est ni fiscal, ni structurel. C’est simplement un projet de civilisation. Quand je propose la suppression des droits de succession, ce n’est pas pour des raisons fiscales, c’est pour des raisons de valeur : je crois au travail et à la famille.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Vous vous fixez comme objectif de ne laisser aucun enfant sortir du système scolaire sans qualifications. Comment comptez-vous parvenir à cet objectif ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Par exemple dans les universités, chacun choisira sa filière, mais l’Etat n’est pas obligé de financer les filières qui conduisent au chômage. L’Etat financera davantage de places dans les filières qui proposent des emplois, que dans des filières où on a 5000 étudiants pour 250 places.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Si je veux faire littérature ancienne, je devrais financer mes études ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Vous avez le droit de faire littérature ancienne, mais le contribuable n’a pas forcément à payer vos études de littérature ancienne si au bout il y a 1000 étudiants pour deux places. Les universités auront davantage d’argent pour créer des filières dans l’informatique, dans les mathématiques, dans les sciences économiques. Le plaisir de la connaissance est formidable mais l’Etat doit se préoccuper d’abord de la réussite professionnelle des jeunes.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;mailto:ulrich.from.cacanie@gmail.com&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/36391491-8949020960029927698?l=le-derviche-fou.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://le-derviche-fou.blogspot.com/feeds/8949020960029927698/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=36391491&amp;postID=8949020960029927698' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36391491/posts/default/8949020960029927698'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36391491/posts/default/8949020960029927698'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://le-derviche-fou.blogspot.com/2007/04/interview-de-nicolas-sarkozy-dans-20.html' title='Interview de Nicolas Sarkozy dans 20 minutes'/><author><name>Le derviche fou</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13722696301839179305</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-36391491.post-3460223346876079029</id><published>2007-04-18T19:14:00.000+02:00</published><updated>2007-04-19T20:59:17.952+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Politique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Elections'/><title type='text'>Le tic de Sarkozy</title><content type='html'>&lt;div&gt;&lt;object width="425" height="335"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/4juXd58NjRcTNcpcX"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowfullscreen" value="true"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.dailymotion.com/swf/4juXd58NjRcTNcpcX" type="application/x-shockwave-flash" width="425" height="335" allowfullscreen="true"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;a href="http://www.dailymotion.com/video/x1rdif_mission3cut"&gt;Mission3.cut&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;envoy&amp;eacute; par &lt;a href="http://www.dailymotion.com/Sardanapale666"&gt;Sardanapale666&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Cette vidéo a paru le mardi 17/04/2007 sur TV5 Monde dans l'émission France 2007. L'extrait qui m'intéresse particulièrement (auquel commence la vidéo ci-dessus) est à la 27 minute de l'émission.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Observons attentivement le tic de Sarkozy, le rictus du menton se déformant à l'écoute de son interlocuteur : notons la lèvre inférieure de Sarkozy se crispant mécaniquement, trahissant, presque à son corps défendant, un éclat de colère rentrée. A travers ce tic, cette crispation nerveuse, j'ai l'impression que Sarkozy apparaît tel que le décrit Marianne, FONDAMENTALEMENT INCAPABLE D'ECOUTE. Je ne sais pas si on peut en tirer quelque indication, mais ce frémissement nerveux, tendance paranoïaque, n'inspire pas confiance. Réflèxe élémentaire : sans basculer dans le psychologisme, Sarkozy paraît bien peu sincère.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;mailto:ulrich.from.cacanie@gmail.com&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/36391491-3460223346876079029?l=le-derviche-fou.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://le-derviche-fou.blogspot.com/feeds/3460223346876079029/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=36391491&amp;postID=3460223346876079029' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36391491/posts/default/3460223346876079029'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36391491/posts/default/3460223346876079029'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://le-derviche-fou.blogspot.com/2007/04/le-tic-de-sarkozy.html' title='Le tic de Sarkozy'/><author><name>Le derviche fou</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13722696301839179305</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-36391491.post-3124684534149346059</id><published>2007-04-16T10:45:00.000+02:00</published><updated>2007-04-16T11:11:28.943+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Politique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Elections'/><title type='text'>Le contrat première chance</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le rapport sur le contrat première chance rédigé par Dominique Méda est disponible &lt;a href="http://surlemploi.wordpress.com/2007/04/15/rapport-meda-sur-le-contrat-premiere-chance/"&gt;à cette adresse&lt;/a&gt; sur &lt;a href="http://surlemploi.wordpress.com/"&gt;le blog de deux économistes du travail&lt;/a&gt;, Yannick Fondeur et Carole Tuchszirer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quoiqu'on en pense, mieux vaut d'abord maîtriser les termes du débat.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour ma part, je trouve infiniment regrettable que les gens de gauche crient, d'emblée, haro sur cette mesure, alors qu'un authentique souci de la détresse des jeunes devrait leur faire préférer un arbitrage coûts/avantages, comme dans une honnête gouvernance dont la politique française gagnerait à s'inspirer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce faisant, cette levée de boucliers donne aussi raison à Bayrou, dans sa croisade contre l'immobilisme clientéliste qui paralyse la vie politique française. De là à entendre l'appel de Michel Rocard, il n'y a qu'un pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une ambigüité bien rendue dans un article intéressant de &lt;a href="http://www.telos-eu.com/"&gt;Telos&lt;/a&gt; : &lt;a href="http://www.telos-eu.com/2007/04/sego_moderniste_ou_archeo.php#more"&gt;Ségo - moderniste ou archéo ?&lt;/a&gt; , de Jean Martin, qui pointe l'empreinte de cet antique tiraillement.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;mailto:ulrich.from.cacanie@gmail.com&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/36391491-3124684534149346059?l=le-derviche-fou.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://le-derviche-fou.blogspot.com/feeds/3124684534149346059/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=36391491&amp;postID=3124684534149346059' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36391491/posts/default/3124684534149346059'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36391491/posts/default/3124684534149346059'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://le-derviche-fou.blogspot.com/2007/04/le-contrat-premire-chance.html' title='Le contrat première chance'/><author><name>Le derviche fou</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13722696301839179305</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-36391491.post-7754451171032499539</id><published>2007-04-12T20:21:00.000+02:00</published><updated>2007-04-29T17:15:36.378+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Littérature'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Stratégie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Politique'/><title type='text'>Vae Victis !</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://idata.over-blog.com/0/08/39/13/fuite-de-cerveau/art-contemporain-de-lyon-flying-rats-kader-attia-en-2005.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 200px;" src="http://idata.over-blog.com/0/08/39/13/fuite-de-cerveau/art-contemporain-de-lyon-flying-rats-kader-attia-en-2005.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Flying rats, Kadder Attia&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;h3 style="font-weight: normal;" class="post-title"&gt;&lt;a href="http://lespolitiques.blogspot.com/2007/04/four-years-after-us-invasion-ethnic.html#links"&gt;Les Politiques: The Israeli sponsored US invasion of Iraq and the ethnic cleansing of Baghdad and the Middle East&lt;/a&gt;&lt;/h3&gt;Teneur : le nettoyage ethnique de l'Irak a commencé. &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Welcome to the real world.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après cette note :&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;a href="http://le-derviche-fou.blogspot.com/2007/02/le-gouvernement-irakien-envisage-de.html"&gt;Le gouvernement irakien envisage de concéder son pétrole aux entreprises occidentales&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après &lt;a href="http://le-derviche-fou.blogspot.com/2007/03/irak-show-must-go-on.html"&gt;ce documentaire alarmant&lt;/a&gt;...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'enfer, visiblement, continue, loin des yeux loin des coeurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;p style="text-align: center;" class="Style1"&gt;GRAND ARBRE BLANC&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;     &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: center;" class="Style1"&gt;à l'Orient vieilli&lt;br /&gt;   la ruche est morte&lt;br /&gt;   le ciel n'est plus que cire sèche&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;     &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: center;" class="Style1"&gt;sous la paille noircie&lt;br /&gt;   l'or s'est couvert de mousse&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;     &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: center;" class="Style1"&gt;les dieux mourants&lt;br /&gt;   ont mangé leur regard&lt;br /&gt;   puis la clef&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;     &lt;/div&gt;(Lien ci-contre pour suite du poème)&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;p style="text-align: center;" class="Style1"&gt;il a fait froid&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;     &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: center;" class="Style1"&gt;il a fait froid&lt;br /&gt;   et sur le temps droit comme un i&lt;br /&gt;   un oeil rond a gelé &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;     &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: center;" class="Style1"&gt;grand arbre&lt;br /&gt;   nous n'avons plus de branches&lt;br /&gt;   ni de Levant ni de Couchant&lt;br /&gt;   le sommeil s'est tué à l'Ouest&lt;br /&gt;   avec l'idée de jour grand arbre&lt;br /&gt;   nous voici verticaux sous l'étoile&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;     &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: center;" class="Style1"&gt;et la beauté nous a blanchis&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;     &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: center;" class="Style1"&gt;mais si creuse est la nuit&lt;br /&gt;   que l'on voudrait grandir&lt;br /&gt;   grandir&lt;br /&gt;   jusqu'à remplir ce regard&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;     &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: center;" class="Style1"&gt; sans paupière grand arbre&lt;br /&gt;   l'espace est rond&lt;br /&gt;   et nous sommes&lt;br /&gt;   Nord-Sud&lt;br /&gt;   l'éventail replié des saisons&lt;br /&gt;   le cri sans bouche&lt;br /&gt;   la pile de vertèbres grand arbre&lt;br /&gt;   le temps n'a plus de feuilles&lt;br /&gt;   la mort a mis un baiser blanc&lt;br /&gt;   sur chaque souvenir&lt;br /&gt;   mais notre chair&lt;br /&gt;   est aussi pierre qui pousse&lt;br /&gt;   et sève de la roue&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;     &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: center;" class="Style1"&gt;grand arbre&lt;br /&gt;   l'ombre a séché au pied du sel&lt;br /&gt;   l'écorce n'a plus d'âge&lt;br /&gt;   et notre cour est nu&lt;br /&gt;   grand arbre&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;     &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: center;" class="Style1"&gt;l'oeil est sur notre front&lt;br /&gt;   nous avons mangé la mousse&lt;br /&gt;   et jeté l'or pourtant&lt;br /&gt;   le chant des signes&lt;br /&gt;   ranime au fond de l'air&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;     &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: center;" class="Style1"&gt;d'atroces armes blanches qui tue&lt;br /&gt;   qui parle le sang&lt;br /&gt;   le sang n'est que sens de l'absence&lt;br /&gt;   et il fait froid grand arbre&lt;br /&gt;   il fait froid&lt;br /&gt;   et c'est la vanité du vent&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;     &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: center;" class="Style1"&gt;morte l'abeille&lt;br /&gt;   sa pensée nous fait ruche&lt;br /&gt;   les mots&lt;br /&gt;   les mots déjà&lt;br /&gt;   butinent dans la gorge&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;     &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: center;" class="Style1"&gt;grand arbre&lt;br /&gt;   blanc debout&lt;br /&gt;   nos feuilles sont dedans&lt;br /&gt;   et la mort nous lèche&lt;br /&gt;   est la seule bouche du savoir&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style="text-align: right;" class="Style1"&gt;Bernard Noël&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;Quod erat demonstrandum (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;laconique&lt;/span&gt;).&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="on down" style="display: block;" id="formatbar_Italic" title="Italique" onmouseover="ButtonHoverOn(this);" onmouseout="ButtonHoverOff(this);" onmouseup="" onmousedown="CheckFormatting(event);FormatbarButton('richeditorframe', this, 4);ButtonMouseDown(this);"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;mailto:ulrich.from.cacanie@gmail.com&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/36391491-7754451171032499539?l=le-derviche-fou.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://lespolitiques.blogspot.com/2007/04/four-years-after-us-invasion-ethnic.html#links' title='Vae Victis !'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://le-derviche-fou.blogspot.com/feeds/7754451171032499539/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=36391491&amp;postID=7754451171032499539' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36391491/posts/default/7754451171032499539'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36391491/posts/default/7754451171032499539'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://le-derviche-fou.blogspot.com/2007/04/vae-victis.html' title='Vae Victis !'/><author><name>Le derviche fou</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13722696301839179305</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-36391491.post-1951071623836125811</id><published>2007-04-12T10:06:00.000+02:00</published><updated>2007-04-12T11:54:01.370+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Ecologie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Economie'/><title type='text'>L'écologisme et l'écologie</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://art.and.facts.site.free.fr/Site/3principalestendancesetecoles/32lafiguration/images/artepovera/pistoletto1.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px;" src="http://art.and.facts.site.free.fr/Site/3principalestendancesetecoles/32lafiguration/images/artepovera/pistoletto1.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Michelangelo Pistoletto (Arte Povera)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://jeanzin.free.fr/index.php?2007/04/09/83-critique-de-l-ecologisme"&gt;Un très bon article-programme de Jean Zin&lt;/a&gt; qui résume les enjeux de l'écologie sans sombrer dans ses mauvais travers.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt; "If you have an apple and I have an apple and we exchange these apples then you and I will still each have one apple. But if you have an idea and I have an idea and we exchange these ideas, then each of us will have two ideas."&lt;/span&gt; - George Bernard Shaw&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;mailto:ulrich.from.cacanie@gmail.com&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/36391491-1951071623836125811?l=le-derviche-fou.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://le-derviche-fou.blogspot.com/feeds/1951071623836125811/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=36391491&amp;postID=1951071623836125811' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36391491/posts/default/1951071623836125811'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36391491/posts/default/1951071623836125811'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://le-derviche-fou.blogspot.com/2007/04/lcologisme-et-lcologie.html' title='L&apos;écologisme et l&apos;écologie'/><author><name>Le derviche fou</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13722696301839179305</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-36391491.post-3851041250424387629</id><published>2007-04-04T16:03:00.000+02:00</published><updated>2008-11-13T10:44:46.333+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='antisémitisme'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Stratégie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Politique'/><title type='text'>L'eau de boudin</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_Zr5L2-2fBp8/RhO5CEzzYFI/AAAAAAAAAB4/zoh9fu8fILk/s1600-h/Wim-Delvoye.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 231px; height: 189px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_Zr5L2-2fBp8/RhO5CEzzYFI/AAAAAAAAAB4/zoh9fu8fILk/s400/Wim-Delvoye.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5049583052514353234" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Wim Delvoye, artiste contemporain (c'est un cochon empaillé, en expo dans le 3è presently)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Regret, tristesse à lire&lt;a href="http://infoblog.samizdat.net/2007/03/30/antisemitisme-et-negationnisme-sont-ils-solubles-dans-le-soutien-a-la-cause-palestinienne/"&gt; cet article sur Samizdat.net&lt;/a&gt; : en Angleterre, des antisionistes ayant proposé dans les mouvements de soutien à la Palestine ont vu rejeté leurs motions contre l'antisémitisme et le négationnisme !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Stupeur et tremblement...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'une jeunesse tardive, moi qui n'ai pas connu de brillants orages, je m'imaginais en toute candeur qu'une kabbale ourdissait en France, contre les militants de la cause palestinienne, une foultitude de procès d'intention gratuits (et beaucoup, si j'en juge au nombre de procès où les plaignants ont été déboutés, sont bel et bien gratuits).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Las ! La réalité est bien glauque, et celle, trouble entre toutes, dans laquelle se débattent Faurisson et Garaudy inspire un salutaire frisson.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De même, occasionnel lecteur du Monde Diplomatique, ce ramassis de gauchistes pour reprendre la qualification la plus commune que j'en trouve, mais auteur fréquent d'articles de fonds, je vois d'un mauvais oeil les éditoriaux maçonnés à la truelle d'Ignacio Ramonet (à la différence de Serge Halimi et Dominique Vidal, que j'estime malgré leurs simplifications et surtout d'Alain Gresh), zélateur de Castro, et auteur récemment d'un livre à sa gloire . Peut-être pas à sa gloire, mais &lt;a href="http://www.michelcollon.info/articles.php?dateaccess=2007-03-01%2006:52:27&amp;amp;log=attentionm"&gt;ce ton&lt;/a&gt; si prétentieux et sûr du bon droit de Castro... il y aurait à dire sur l'image qu'on se fait de Cuba (j'en ai parlé avec un journaliste ayant vécu là-bas, et la réalité n'est clairement pas celle qu'on dépeint), mais tout de même, je ne comprends pas que la contestation de l'ordre international légitime jamais la limitation des libertés fondamentales !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Car il y a dans ce livre une force qui s’impose grâce aux convictions de Fidel Castro. "... ça laisse rêveur. Tentation du Bien, mémoire du mal : Ramonet le ramoneur du bien, nettoiera les cheminées du mensonge, lourdes des scories de cette horreur qu'est l'argent, bravo, brava. Ramonet, démission !&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;mailto:ulrich.from.cacanie@gmail.com&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/36391491-3851041250424387629?l=le-derviche-fou.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://le-derviche-fou.blogspot.com/feeds/3851041250424387629/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=36391491&amp;postID=3851041250424387629' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36391491/posts/default/3851041250424387629'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36391491/posts/default/3851041250424387629'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://le-derviche-fou.blogspot.com/2007/04/lantisionisme-et-lantismitisme.html' title='L&apos;eau de boudin'/><author><name>Le derviche fou</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13722696301839179305</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_Zr5L2-2fBp8/RhO5CEzzYFI/AAAAAAAAAB4/zoh9fu8fILk/s72-c/Wim-Delvoye.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-36391491.post-1936952552069977841</id><published>2007-04-04T10:30:00.000+02:00</published><updated>2007-07-08T15:43:51.045+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Politique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Elections'/><title type='text'>Le syndrôme de Bad Godesberg</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://vivelefeu.blog.20minutes.fr/archive/2007/04/02/un-salari%C3%A9-de-lib%C3%A9-raille-ses-burlesques-patrons.html#comments"&gt;Une note d'un blogueur attire&lt;/a&gt; mon attention sur un article de Libé. L'article de Libération (Rebonds du 02/04/2007), intitulé &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Les Gracques pris en flagrant délit de déni&lt;/span&gt;, est disponible &lt;a href="http://desirsdavenir44.blog.fr/2007/04/02/les_gracques_pris_en_flagrant_delit_de_d%7E2017523"&gt;à cette adresse&lt;/a&gt; (je mets ce lien qui sera permanent, à la différence de la page du site de Libé ; au passage le slogan La France présidente me fait doucement rigoler...).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est une vieille lune, bien pâlotte, que des gratte-papiers et autres débatologues de comptoir, affectionnent et serinent d'un ton patelin ou chafouin. Ces maîtres Calembredain racontent cette fable (très populaire) : le PS français, le saviez-vous ?, n'aurait pas osé couper les ponts avec tout ce lourd passé qui l'encombre (la proximité du marxisme, Mai 68, l'hyper-étatisme). Il n'aurait en somme pas eu la maturité du SPD allemand qui, au congrès de Bad Godesberg, accepta en 1959 l'économie de marché auquel il était auparavant hostile.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Evidemment, il y a baleine sous gravier, eh quoi ? le PS révolutionnaire ? la baleine est trop grosse, et les compères bonimenteurs sont bien obligés d'assaisonner leur lune de gruyère (d'où les cratères) : ce serait leur position doctrinale que les PS auraient manqué à rénover.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Concrètement, ce congrès, c'était pour l'Allemagne l'abandon de la lutte des classes. Je cherche avec ardeur (et sans succès) les références du PS à la lutte des classes... je rame. Je pense au Congrès de Tours, en 1920, où la SFIO fait le choix de ne pas entrer dans la IIIè Internationale. Desillez ma prunelle, messieurs les politologues. Le seul Bad Godesberg auquel fait face le PS oppose deux alternatives :&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;ol style="text-align: justify;"&gt;&lt;li&gt;le maintien de la ligne socialiste actuelle, qui vise à aménager l'économie de marché à la marge, par un Etat de moins en moins à même de gérer les flux du capitalisme mondialisé&lt;/li&gt;&lt;li&gt;une opposition frontale contre un certain capitalisme, sorte de déclaration de guerre, à laquelle, dans une conférence sur l'économie sociale, le député socialiste Vincent Peillon disait que le PS sera peut-être forcé de venir, aggiornamento destiné au "réarmement idéologique"&lt;/li&gt;&lt;/ol&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Pourtant, certes le choix de la sociale-démocratie n'a jamais été clamé tel quel... aujourd'hui qu'est-ce que ça change ? les idées sont des outils... un libéral peut être d'extrême-gauche, un social-démocrate aussi. Strauss-Kahn, accusé de centrisme, définit la sociale-démocratie &lt;a href="http://www.gonordisk.net/categorie-910363.html"&gt;ainsi&lt;/a&gt; :&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;"démocratie, transparence, exigence de liberté, équilibre des pouvoirs, ambition d'égalité, primauté de la négociation, choix d'intérêt général et souci de la redistribution."&lt;/span&gt;&lt;span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;On conviendra qu'on peut faire tout passer sous cela, et le PS dans son entier. Du moins aujourd'hui, où le mot d'ordre est à la transparence et la négociation. La mue est donc faite, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;congratz&lt;/span&gt;!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plus profondément, il me semble que ce qu'on reproche au PS, c'est leur impuissance idéologique tout court, et non pas le manque de clarté. Dusse-t-il faire le choix clair du libéralisme (ce qui, au strict plan historique, n'aurait aucun sens : je n'avais moi-même pas conscience que la conscience politique des militants socialistes soit à ce point tributaire de l'histoire du PS, histoire engagée contre le marxisme et contre le grand capitalisme), le PS se retrouverait avec une certaine indigence idéologique, qui est aussi celle de la droite. Non pas l'idéologie à ras des pâquerettes, qui se pique d'effronterie et se balance des noms d'oiseaux. Mais cette puissance intellectuelle secrète qui nourrissait, presque à son insu, le PS au long du XXème siècle. Les compartiments des universitaires critiques, des militants associatifs, de la nomenclature PS, des journalistes et des syndicats n'étaient pas étanches, et formaient un tissu souterrain solide. Aujourd'hui, beaucoup de ces liens sont brisés. Aussi, la gauche n'a-t-elle plus le monopole de l'intelligence critique, auquel bon an mal an elle a pu être associée (c'est ainsi qu'un historien des idées de droite présentait lui-même la chose). Si une partie du dynamisme de l'altermondialisme lorgne du côté du PS, le PS ne retourne pas cette attention, tant dans ses idées, ses origines sociales et ses programmes. Le réarmement idéologique en question, ce serait donc de redonner le moyen de ces critiques, en opérant une synthèse entre les différents courants qui traversent la gauche :&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;ol style="text-align: justify;"&gt;&lt;li&gt;le socialisme associationniste (mutuelle, formes a-étatiques du collectif, places des associations, syndicalisme)&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;l'écologie politique&lt;/li&gt;&lt;li&gt;le libéralisme égalitariste (Rawls...)&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;l'individualisme (tout de même, d'abord un courant libertaire présent dans le socialisme)&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;les minorités identitaires&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;par préférence personnelle, je préférerai passer sous silence le jacobinisme républicain, un enfermement duquel aujourd'hui on ne peut sans doute attendre aucune arme.&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ol&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;mailto:ulrich.from.cacanie@gmail.com&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/36391491-1936952552069977841?l=le-derviche-fou.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://le-derviche-fou.blogspot.com/feeds/1936952552069977841/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=36391491&amp;postID=1936952552069977841' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36391491/posts/default/1936952552069977841'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36391491/posts/default/1936952552069977841'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://le-derviche-fou.blogspot.com/2007/04/le-syndrme-de-bad-godesberg.html' title='Le syndrôme de Bad Godesberg'/><author><name>Le derviche fou</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13722696301839179305</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-36391491.post-7430666867043059068</id><published>2007-04-02T18:05:00.000+02:00</published><updated>2007-04-03T11:05:55.824+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Palestine'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Politique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Israël'/><title type='text'>Témoignage d'une enfance en Palestine</title><content type='html'>&lt;object width="425" height="350"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/EJrW-BhgMx0"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="wmode" value="transparent"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/EJrW-BhgMx0" type="application/x-shockwave-flash" wmode="transparent" width="425" height="350"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le docteur Abu Sitta raconte en anglais son enfance en Palestine. Un compte-rendu de cette vidéo est accessible &lt;a href="http://www.ism-france.org/news/article.php?id=6203&amp;type=analyse&amp;amp;lesujet=R%C3%A9fugi%C3%A9s"&gt;ici&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les personnes intéressées disposent d'un rappel des faits de la fondation d'Israël &lt;a href="http://www.ism-france.org/news/article.php?id=3903&amp;type=analyse&amp;amp;lesujet=Histoire"&gt;à cette adresse&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;mailto:ulrich.from.cacanie@gmail.com&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/36391491-7430666867043059068?l=le-derviche-fou.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://le-derviche-fou.blogspot.com/feeds/7430666867043059068/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=36391491&amp;postID=7430666867043059068' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36391491/posts/default/7430666867043059068'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36391491/posts/default/7430666867043059068'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://le-derviche-fou.blogspot.com/2007/04/tmoignage-dune-enfance-en-palestine.html' title='Témoignage d&apos;une enfance en Palestine'/><author><name>Le derviche fou</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13722696301839179305</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-36391491.post-6854655497222063809</id><published>2007-03-30T16:18:00.000+02:00</published><updated>2007-03-30T16:22:37.534+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Politique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Elections'/><title type='text'>Communiqué des journalistes de France 3 contre Nicolas Sarkozy</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://fr.news.yahoo.com/23032007/202/la-societe-des-journalistes-de-france-3-critique-nicolas-sarkozy.html"&gt;AFP&lt;/a&gt; (26/03/2007)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;" class="texte"&gt;&lt;p class="spip"&gt;Nicolas Sarkozy se verrait-il déjà à l’Elysée ?&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;Trépigne-t-il déjà en s’imaginant bientôt disposer des pleins pouvoirs ?&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;Sans doute grisé par les sondages qui le placent en tête du premier tour, le candidat UMP s’est récemment laissé aller à une petite crise d’autorité dans les locaux de France 3. Une sorte de caprice régalien que l’on croyait appartenir à d’autres temps, ceux de la vénérable ORTF.&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;M. Sarkozy a en effet menacé de « virer » notre direction. Comme ça, sur un coup de tête. Parce qu’elle n’a pas daigné lui dérouler le tapis rouge et accourir immédiatement à sa rencontre lorsqu’il est venu, le 18 mars dernier, participer à l’émission France Europe Express, présentée par Christine Ockrent.&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;A peine arrivé, Monsieur le Ministre-candidat se laisse d’abord aller à quelques grossièretés, estimant que cette émission « l’emmerde » et qu’il n’a pas envie de la faire !&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;Ensuite, le voici vexé de devoir attendre dans les couloirs de France 3 pour être maquillé, d’autres invités occupant déjà les lieux (et oui, France 3 ne dispose que d’une salle de maquillage). Coupable de ce « crime de lèse-Sarkozy », voici notre direction sur la sellette. « Toute cette direction, il faut la virer », a lâché le candidat UMP, comme le rapporte le Canard Enchaîné du 21 mars 2007. « Je ne peux pas le faire maintenant. Mais ils ne perdent rien pour attendre. Ca ne va pas tarder ».&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;Les Français sont désormais prévenus ! L’une des priorités de Nicolas Sarkozy s’il est élu président de la République sera de couper des têtes à France 3. A la trappe ces directeurs qui tardent à exécuter les courbettes.&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;Le Ministre-candidat avait déjà habitué notre rédaction à ses poses agacées, à ses humeurs dans nos locaux, face à une rédaction qui ne lui semble manifestement pas suffisamment docile. Comme cette récente provocation gratuite à l’adresse d’un journaliste du service politique « ça ne doit pas être facile de me suivre quand on est journaliste de gauche ! ». Désormais, c’est à la direction qu’il veut s’en prendre ?&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;La Société des Journalistes de la Rédaction Nationale de France 3 ne peut qu’être scandalisée par une telle attitude de la part d’un candidat à la plus haute magistrature de France. Nous nous inquiétons que M. Sarkozy puisse afficher sans aucune gêne un tel mépris pour l’indépendance des chaînes de service public.&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;Non, monsieur Sarkozy, les journalistes de la Rédaction Nationale de France 3 ne sont pas et ne seront jamais vos valets. Ils résisteront à toute menace pesant sur leur indépendance. Si nous devons des comptes, ce n’est pas à un ministre-candidat, mais aux millions de téléspectateurs, qui regardent chaque jour nos journaux d’information.&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;Par respect pour eux, pour leur intelligence, nous n’accepterons jamais aucune forme de mise sous tutelle politique. Ni de votre part, ni de la part d’aucun autre candidat.&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;A bon entendeur.&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;La Société des Journalistes de France 3. Le 23 mars 2007&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;-------------&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon interrogation : comment se fait-il que cette information ne soit audible que par chance ou par hasard ?&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;mailto:ulrich.from.cacanie@gmail.com&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/36391491-6854655497222063809?l=le-derviche-fou.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.betapolitique.fr/spip.php?breve0385' title='Communiqué des journalistes de France 3 contre Nicolas Sarkozy'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://le-derviche-fou.blogspot.com/feeds/6854655497222063809/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=36391491&amp;postID=6854655497222063809' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36391491/posts/default/6854655497222063809'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36391491/posts/default/6854655497222063809'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://le-derviche-fou.blogspot.com/2007/03/communiqu-des-journalistes-de-france-3.html' title='Communiqué des journalistes de France 3 contre Nicolas Sarkozy'/><author><name>Le derviche fou</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13722696301839179305</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-36391491.post-4962194716092916265</id><published>2007-03-28T18:55:00.000+02:00</published><updated>2008-11-13T10:44:46.599+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='islam'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='antisémitisme'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Politique'/><title type='text'>Last but not least : France et religion</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_Zr5L2-2fBp8/RgqgKrQk7JI/AAAAAAAAABs/VeHMyTcivlA/s1600-h/pew_survey_jews_muslims.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 178px; height: 403px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_Zr5L2-2fBp8/RgqgKrQk7JI/AAAAAAAAABs/VeHMyTcivlA/s400/pew_survey_jews_muslims.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5047022437693451410" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Un tableau instructif paru dans le Telegraph, et &lt;a href="http://superfrenchie.com/?p=1233#more-1233"&gt;que commente le blog Superfrenchie&lt;/a&gt;. Il a le mérite de bien remettre les choses à leur place...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Est-ce que c'est ça virer nationaliste ?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;mailto:ulrich.from.cacanie@gmail.com&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/36391491-4962194716092916265?l=le-derviche-fou.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://le-derviche-fou.blogspot.com/feeds/4962194716092916265/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=36391491&amp;postID=4962194716092916265' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36391491/posts/default/4962194716092916265'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36391491/posts/default/4962194716092916265'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://le-derviche-fou.blogspot.com/2007/03/last-but-not-least-france-et-religion.html' title='Last but not least : France et religion'/><author><name>Le derviche fou</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13722696301839179305</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_Zr5L2-2fBp8/RgqgKrQk7JI/AAAAAAAAABs/VeHMyTcivlA/s72-c/pew_survey_jews_muslims.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-36391491.post-2815264384517472721</id><published>2007-03-28T18:50:00.000+02:00</published><updated>2007-03-30T16:53:28.383+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Politique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Humour'/><title type='text'>Ah, et aussi (artistes de droite)</title><content type='html'>&lt;div&gt;&lt;object width="425" height="335"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/5L2PDE49l1zsbaGM5"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowfullscreen" value="true"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.dailymotion.com/swf/5L2PDE49l1zsbaGM5" type="application/x-shockwave-flash" width="425" height="335" allowfullscreen="true"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;a href="http://www.dailymotion.com/video/x1iltp_artistes-de-droite"&gt;Artistes de droite&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;envoy&amp;eacute; par &lt;a href="http://www.dailymotion.com/a360"&gt;a360&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;envoyé par &lt;a href="http://www.dailymotion.com/a360"&gt;a360&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vidéo très amusante...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;mailto:ulrich.from.cacanie@gmail.com&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/36391491-2815264384517472721?l=le-derviche-fou.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://le-derviche-fou.blogspot.com/feeds/2815264384517472721/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=36391491&amp;postID=2815264384517472721' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36391491/posts/default/2815264384517472721'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36391491/posts/default/2815264384517472721'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://le-derviche-fou.blogspot.com/2007/03/ah-et-aussi-artistes-de-droite.html' title='Ah, et aussi (artistes de droite)'/><author><name>Le derviche fou</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13722696301839179305</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-36391491.post-565481317252577755</id><published>2007-03-28T17:49:00.000+02:00</published><updated>2007-03-28T19:07:46.749+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Politique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Economie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Elections'/><title type='text'>Heures travaillées et chômage</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Une note du blog de l'économiste Laurent Guerby, très intéressant au demeurant, reprend cette question du nombre d'heures travaillées, en s'inspirant des sources du site &lt;a href="http://travail-chomage.site.voila.fr/index2.htm"&gt;Travail, chômage et société&lt;/a&gt;, que j'avais moi-même honteusement pompées dans &lt;a href="http://le-derviche-fou.blogspot.com/2007/03/dure-du-travail-comparaisons.html"&gt;cette note&lt;/a&gt;. En reprenant certains commentaires judicieux déposés par des internautes informés, on peut utilement compléter le panorama des statistiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette note a le mérite de faire mieux concorder les données de l'OCDE, qui sont classiquement reprises dans les media, et les données du site en question (ce qui permet, au passage, de lever le soupçon "le-grand-complot" pour un banal "faites parler les statistiques").&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quant au chômage, le même site Travail, chômage et société, abonde en faits, mettons, méconnus, sur la réalité du chômage. &lt;a href="http://epp.eurostat.ec.europa.eu/cache/ITY_OFFPUB/KS-QA-07-001/FR/KS-QA-07-001-FR.PDF"&gt;L'enquête Eurostat&lt;/a&gt; (par sondage) permet de corroborer beaucoup de statistiques. Que ce soit l'escamotage du chômage (&lt;a href="http://www.monde-diplomatique.fr/2005/10/HALIMI/12814"&gt;un article du Diplo en parlait&lt;/a&gt;) :&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;ul style="text-align: justify;"&gt;&lt;li&gt;dans les chiffres anglais : &lt;a href="http://vonric.blogexpat.com/blog/reflexion/2005/08/01/comparaisons-france-uk-chomage-et-pauvres-en-grande-bretagne"&gt;cette note, du blog d'un expatrié&lt;/a&gt;, en traite, avec notamment, &lt;a href="http://www.jobstoday.co.uk/ViewArticle2.aspx?SectionID=4642&amp;ArticleID=734102"&gt;ce lien&lt;/a&gt; (en anglais) sur l'invalidité comme exprimant une partie non négligeable de l'écart du nombre de chômeurs entre les deux pays.&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;c'est le même problème, connu, aux Pays-Bas, qu'un rapport de la Direction de la Recherche, des Etudes, de l'Evolution et des Statistiques (DREES) décrivait &lt;a href="http://www.sante.gouv.fr/drees/etude-resultat/er468/er468.pdf"&gt;dans un rapport de février 2006&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;dans les chiffres danois, &lt;a href="http://travail-chomage.site.voila.fr/danois/dk_merite.htm"&gt;où l'écart s'explique en partie grâce à la mise en préretraite&lt;/a&gt; (dix fois ce qu'elle est en France)&lt;/li&gt;&lt;li&gt;dans les chiffres suédois, l'écart s'explique par le nombre de malades de longue durée.&lt;/li&gt;&lt;li&gt;aux Etats-Unis, je ne sais pas trop, en dehors des statistiques sur les prisonniers. En France, on a environ 0,3% de la population sous les verrous, aux Etats-Unis, 2%... ça fait un différentiel de +1,7% pour corriger le taux de chômage.&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Autre statistique intéressante sur les USA : si l'on prend les hommes de 25 à 54 ans, on s'aperçoit, &lt;a href="http://www.oecd.org/dataoecd/36/30/35024561.pdf"&gt;sur le site de l'OCDE&lt;/a&gt;, que 86,7% ont un emploi en France contre 86,3% aux Etats-Unis. Pourquoi les hommes sur cette période ? Parce que les jeunes entrent selon les pays à des âges très inégaux sur le marché du travail (la durée d'entrée est bien plus tardive en France, ce qui fausse les comparaisons), parce que les départs à la retraite varient considérablement selon les pays et sont immédiatement liés aux politiques de pré-retraite et au type de retraite (capitalisation, répartition...). Enfin, parce que les possibilités de congés maternité, le taux de femmes au foyer et la concurrence des différentes conceptions du travail des femmes (selon les classes, les âges et les milieux) rendent le taux d'activité des femmes moins significatif.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je serais cependant curieux de voir une comparaison des chiffres du chômage à base égale (hors trappes de pré-retraites, chômage longue durée, prisonniers, invalides, congés de formation, taux de femmes aux foyers, etc.), dont je n'ai pas d'exemple.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avoir conscience au moins de ces débats, c'est se donner au moins les armes pour agir politiquement sans sombrer dans l'auto-flagellation dont nous sommes coutumiers (mesurer l'impact, même en termes d'incitation à consommer, de bons chiffres du chômage face à des mauvais chiffres, ce serait instructif !). Sortir de la torpeur, et de la confusion courante Economie = économicisme (vous savez, cette masse de faits douteux qui, soit disant solidement établis, tapissent tous les débats franco-français, parce qu'ils sont déblatérés à longueur de torchons par des peigne-culs libertariens désireux de rejouer le combat des privilégiés contre les impécunieux sur des bases nouvelles).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'avais déjà vu certains livres de Francisco Vergara, dont le site et certains articles sont accessibles &lt;a href="http://www.franciscovergara.com/index.htm/"&gt;ici&lt;/a&gt;, qui rétablissent à contre-courant certaines vérités. Unique problème : se méfier de la posture anti-manuel, qui est assez sclérosée... (des contre-histoires, c'est seulement une façon pour chacun d'évoluer parmi les idées qu'il souhaite, sans jamais de débat démocratique).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il reste, toutes ces nuances intégrées, des différences incontestables de dynamisme des marchés de l'emploi, et ces nuances ne sauraient suffire à balayer d'un revers de main les questions de compétitivité et de flexibilité du travail. Je pense cependant que d'autres analyses peuvent achever de les balayer... Les Américains seraient incroyablement surpris de l'annualisation du temps de travail, complètement impensable aux USA, et qui est un outil incroyable de flexibilité pour les entreprises françaises, &lt;a href="http://www.jourdan.ens.fr/%7Easkenazy/presse/4389019.pdf"&gt;au point que certains DRH s'inquiètent des effets déstructurants induits par la précarité&lt;/a&gt;. Un article du Monde, &lt;a href="http://www.lemonde.fr/cgi-bin/ACHATS/acheter.cgi?offre=ARCHIVES&amp;type_item=ART_ARCH_30J&amp;amp;objet_id=939219"&gt;Des statistiques pour raison garder&lt;/a&gt; (28/03/2006 [2006 et non 2007]), rappelait avec profit les faits suivants :&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;En matière de flexibilité, la France est bien placée. Au troisième trimestre 2005, indique Eurostat, 6,7 % des salariés français avaient débuté leur emploi au cours des trois derniers mois. Il s'agit, écrit l'institut européen des statistiques, d'un "indicateur de la mobilité des travailleurs et de la flexibilité du marché du travail". Là aussi, la France supplante le Royaume-Uni et figure dans le peloton de tête de l'Union, où le taux de mobilité ne dépasse pas 4,9 % en moyenne.&lt;/blockquote&gt;L'urgence serait donc de s'interroger plutôt sur le modèle de développement que nous envisageons pour le futur, en connaissance de causes, et cesser nos atermoiements. L'élection, pour poser la question, n'en reste peut-être pas moins en-deça de mes espérances...&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;mailto:ulrich.from.cacanie@gmail.com&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/36391491-565481317252577755?l=le-derviche-fou.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://le-derviche-fou.blogspot.com/feeds/565481317252577755/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=36391491&amp;postID=565481317252577755' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36391491/posts/default/565481317252577755'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36391491/posts/default/565481317252577755'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://le-derviche-fou.blogspot.com/2007/03/heures-travailles-et-chmage.html' title='Heures travaillées et chômage'/><author><name>Le derviche fou</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13722696301839179305</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-36391491.post-5685944686001136087</id><published>2007-03-27T18:23:00.000+02:00</published><updated>2008-11-13T10:44:46.769+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Politique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Multimedia'/><title type='text'>La république des blogs</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_Zr5L2-2fBp8/RglQgAPYSnI/AAAAAAAAABc/duP_a8-4FM0/s1600-h/019.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://4.bp.blogspot.com/_Zr5L2-2fBp8/RglQgAPYSnI/AAAAAAAAABc/duP_a8-4FM0/s320/019.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5046653368195893874" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Cindy Sherman, Untitled doll&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Qu'est-ce qu'un blog doit raconter ? Quel doit être l'équilibre d'un blog, entre Moije et l'Objectivité-Révérée ? Vaste question, mais avant que de s'emballer pour les merveilles du &lt;a href="http://www.fredcavazza.net/index.php?2006/11/18/1347-vers-un-web-30"&gt;Web 2.0 ou, dans une galaxie lointaine, du Web 3.0&lt;/a&gt;, il me semble que le changement qu'induisent les blogs doit d'abord être jugé vis-à-vis de la conception de l'espace public.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En décentralisant l'espace public, la blogosphère implique plusieurs effets effets :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;ol style="text-align: justify;"&gt;&lt;li&gt;tout d'abord, elle multiplie les prises de parole situées, qui vont contre un tout-à-l'objectivité qui ne trompe pas grand monde (ou, à tout le moins, qui ne trompe pas les individus matois). Cela va dans le sens d'une volonté générale de prise de parole "citoyenne". On sait qu'il faut être vigilant à l'égard des vertus d'une telle mode : le "tout est situé" (dis-moi d'où tu parles), mot d'ordre des années 1960, aboutissait au dissensus permanent malgré les hommes de bonne volonté&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;elle intensifie la signature, la marque, le concept d'un auteur ; quitte à aller vers une indivualisation extrême de l'information, qui versera alors volontiers dans l'anecdote et le trivial. Rappelons que 6 millions de Skyblogs tenus par des adolescents boutonneux dit un narcissisme surpuissant, limite tendance névrotique (c'est facile !) - mais le dézinguage de l'autorité tous azimuts entretient surement avec ce narcissisme un rapport étroit (exemple : le premier venu sur Skyblog : &lt;a href="http://aut0bi0graphiie.skyblog.com/"&gt;http://aut0bi0graphiie.skyblog.com/&lt;/a&gt;)&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;elle instaure un système parallèle de concurrence, voire de surenchère, par rapport à l'espace public qu'elle complète et redouble. L'idée que c'est un outil ouvert à tous est certes élégante, mais elle ne rend pas compte des fractures qui partagent l'espace numérique (fractures sociale, numérique...)&lt;/li&gt;&lt;li&gt;elle favorise, perversement, le contenu d'expertise, dans la mesure où l'information blogistique relayée a tendance à être celle d'experts, quand bien même la tenue d'un blog leur confère un autre type de légitimité...&lt;/li&gt;&lt;li&gt;il y a un effet de réel lié au local, à la parole, au "vécu", très facilement soit clairement mensonger, soit en tout cas trompe-l'oeil, qui tue la factualité pour le prestige évanescent de l'affectif&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;elle fonctionne dans une logique de réseaux : même non formalisée, cette logique tend à reproduire les phénomènes d'aggrégation qui tiennent au langage, au fait de savoir que telle ou telle parole existe, au type de sociabilité... en somme, le prolongement du néo-tribalisme analysé par &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Michel_Maffesoli"&gt;Michel Maffesoli&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ol&gt;De l'opportunité de débats, de la fabrication d'un consensus délié de la marchandise, plusieurs menaces guettent :&lt;br /&gt;&lt;ol style="text-align: justify;"&gt;&lt;li&gt;la dépendance à la technologie, qui est clivante &lt;span style="font-style: italic;"&gt;per se&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;span&gt;le rattrapage du Web par le marché, que les grandes entreprises tentent, avec un demi-succès, de canaliser (&lt;a href="http://overcrowded.anoptique.org/ProjetRebondsLibe"&gt;une tribune parue dans Libé l'évoque&lt;/a&gt;)&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;le développement de micro-bulles, d'égosphères, &lt;a href="http://wikipedia.un.mythe.over-blog.com/article-5406456.html"&gt;danger bien dénoncé dans une tribune de Slavoj Zizek parue dans le Monde&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;un monde d'identités virtuelles, qui coupe le cordon ombilical pour se sustenter du nectar des références croisées&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;la disparition de l'information par une saturation qui n'est pas seulement omniprésence du spectacle mais fin de toute hiérarchie,  où la dernière soirée voisine un attentat international (il n'y a plus de Réalité)&lt;/li&gt;&lt;li&gt;la Tour d'Ivoire, qui, pour être brillante n'a pas vocation au consenus (exemple : le très beau blog de Juan Asensio, &lt;a href="http://stalker.hautetfort.com/"&gt;le Stalker&lt;/a&gt;)&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ol&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;mailto:ulrich.from.cacanie@gmail.com&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/36391491-5685944686001136087?l=le-derviche-fou.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://le-derviche-fou.blogspot.com/feeds/5685944686001136087/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=36391491&amp;postID=5685944686001136087' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36391491/posts/default/5685944686001136087'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36391491/posts/default/5685944686001136087'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://le-derviche-fou.blogspot.com/2007/03/la-rpublique-des-blogs.html' title='La république des blogs'/><author><name>Le derviche fou</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13722696301839179305</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_Zr5L2-2fBp8/RglQgAPYSnI/AAAAAAAAABc/duP_a8-4FM0/s72-c/019.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-36391491.post-3687847430476532853</id><published>2007-03-25T19:55:00.000+02:00</published><updated>2007-03-27T14:25:56.183+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Stratégie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Politique'/><title type='text'>Irak : the show must go on</title><content type='html'>Un documentaire est paru sur la BBC en Mai 2006, qui s'interroge sur cette étrangeté qu'est le traitement de la guerre en Irak. Dans la situation où nous sommes, où toutes les informations renvoient l'une à l'autre et se coalisent jusqu'à la disparition de l'évènement derrière les commentaires, comment se peut-il que le conflit, pourtant terriblement meurtrier, soit l'objet d'un tel silence ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;embed style="width:400px; height:326px;" id="VideoPlayback" type="application/x-shockwave-flash" src="http://video.google.com/googleplayer.swf?docId=-3519855663545752103&amp;hl=fr" flashvars=""&gt; &lt;/embed&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;Alors qu'un &lt;a href="http://news.bbc.co.uk/1/shared/bsp/hi/pdfs/19_03_07_iraqpollnew.pdf"&gt;sondage&lt;/a&gt; mené auprès des irakiens suggère l'extrême détresse qu'est leur quotidien, l'indifférence avec laquelle le conflit est invisibilisé ne parait pourtant pas uniquement liée à la difficulté pour les journalistes occidentaux d'effectuer leur travail dans des conditions de sécurité suffisantes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Derrière se profile en effet, l'inculpabilité, cette inculpabilité dont les américains sont si fiers, et qui préserve avec charme leur pays des discours déclinistes dont les français sont si friands... (voir &lt;a href="http://www.dedefensa.org/article.php?art_id=2679"&gt;l'article que consacre la lettre DeDefensa&lt;/a&gt; à cet aspect de la psychologie du virtualisme américain). Or, notre propre silence, le silence des français ou des allemands, c'est soit la superbe de rhéteurs qui se payent de discours et de bons mots, soit une couverture que, par peur de dire des complicités trop honteuses, chaque pays tire sur sa propre médiocrité.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;mailto:ulrich.from.cacanie@gmail.com&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/36391491-3687847430476532853?l=le-derviche-fou.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36391491/posts/default/3687847430476532853'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36391491/posts/default/3687847430476532853'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://le-derviche-fou.blogspot.com/2007/03/irak-show-must-go-on.html' title='Irak : the show must go on'/><author><name>Le derviche fou</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13722696301839179305</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-36391491.post-8314441770212126393</id><published>2007-03-18T19:21:00.000+01:00</published><updated>2007-03-27T14:23:59.348+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Politique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Economie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Elections'/><title type='text'>Durée du travail : comparaisons internationales</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.fixedbyfix.com/News/Landwell/Deauville/serie2/Aorgatempstravail-72dpi.gif"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 478px; height: 319px;" src="http://www.fixedbyfix.com/News/Landwell/Deauville/serie2/Aorgatempstravail-72dpi.gif" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(128, 0, 0);font-family:Comic Sans MS;font-size:85%;"  &gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(128, 0, 0);font-family:Comic Sans MS;font-size:85%;"  &gt;&lt;/span&gt;Selon les pays, la durée officielle de l'emploi à temps complet est fixée par la loi ou par les conventions collectives. Par exemple, elle est de :&lt;br /&gt;- 37 heures au Danemark (conventions collectives),&lt;br /&gt;- 38 heures aux Pays-Bas depuis 1982 (loi) et 36 heures pour la moitié des salariés (conventions collectives),&lt;span style="color: rgb(128, 0, 0);font-family:Comic Sans MS;font-size:85%;"  &gt; &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(128, 0, 0);font-family:Comic Sans MS;font-size:85%;"  &gt; &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(128, 0, 0);font-family:Comic Sans MS;font-size:85%;"  &gt; &lt;/span&gt;&lt;center&gt;&lt;span style="color: rgb(128, 0, 0);font-family:Comic Sans MS;font-size:85%;"  &gt;&lt;b&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;Durée effective du travail par semaine dans différents pays&lt;/center&gt;  &lt;center&gt; &lt;table style="text-align: left; margin-left: 0px; margin-right: 0px;" border="1" cellpadding="4" cellspacing="0" width="580"&gt;  &lt;tbody&gt;&lt;tr&gt; &lt;td align="center" width="21%"&gt;&lt;br /&gt;Pays&lt;/td&gt; &lt;td align="center" width="19%"&gt;Ensemble des&lt;br /&gt;emplois&lt;/td&gt; &lt;td align="center" width="17%"&gt;Emplois à&lt;br /&gt;temps plein&lt;/td&gt; &lt;td align="center" width="17%"&gt;Emplois à&lt;br /&gt;temps partiel&lt;/td&gt; &lt;td align="center" width="17%"&gt;Taux de&lt;br /&gt;temps partiel&lt;/td&gt; &lt;td align="center" width="8%"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Année&lt;/span&gt;&lt;/td&gt; &lt;/tr&gt;  &lt;tr&gt; &lt;td&gt;France&lt;/td&gt; &lt;td align="center"&gt;36,3 h&lt;/td&gt; &lt;td align="center"&gt;39,0 h&lt;/td&gt; &lt;td align="center"&gt;23,2 h&lt;/td&gt; &lt;td align="center"&gt;17,2 %&lt;/td&gt; &lt;td align="center"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;2005&lt;/span&gt;&lt;/td&gt; &lt;/tr&gt;  &lt;tr&gt; &lt;td&gt;Allemagne&lt;/td&gt; &lt;td align="center"&gt;33,6 h&lt;/td&gt; &lt;td&gt;&lt;br /&gt;&lt;/td&gt; &lt;td&gt;&lt;br /&gt;&lt;/td&gt; &lt;td&gt;&lt;br /&gt;&lt;/td&gt; &lt;td align="center"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;2005&lt;/span&gt;&lt;/td&gt; &lt;/tr&gt;  &lt;tr&gt; &lt;td&gt;Danemark&lt;/td&gt; &lt;td align="center"&gt;35,1 h&lt;/td&gt; &lt;td&gt;&lt;br /&gt;&lt;/td&gt; &lt;td&gt;&lt;br /&gt;&lt;/td&gt; &lt;td&gt;&lt;p align="center"&gt;21,6 %&lt;/p&gt;&lt;/td&gt; &lt;td align="center"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;2005&lt;/span&gt;&lt;/td&gt; &lt;/tr&gt;  &lt;tr&gt; &lt;td&gt;Espagne&lt;/td&gt; &lt;td align="center"&gt;33,2 h&lt;/td&gt; &lt;td align="center"&gt;35,5 h&lt;/td&gt; &lt;td align="center"&gt;16,4 h&lt;/td&gt; &lt;td align="center"&gt;12,4 %&lt;/td&gt; &lt;td align="center"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;2005&lt;/span&gt;&lt;/td&gt; &lt;/tr&gt;  &lt;tr&gt; &lt;td&gt;Grande Bretagne&lt;/td&gt; &lt;td align="center"&gt;31,7 h&lt;/td&gt; &lt;td align="center"&gt;37,2 h&lt;/td&gt; &lt;td align="center"&gt;15,7 h&lt;/td&gt; &lt;td align="center"&gt;25,5 %&lt;/td&gt; &lt;td align="center"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;2005&lt;/span&gt;&lt;/td&gt; &lt;/tr&gt;  &lt;tr&gt; &lt;td&gt;Italie&lt;/td&gt; &lt;td align="center"&gt;36,2 h&lt;/td&gt; &lt;td&gt;&lt;br /&gt;&lt;/td&gt; &lt;td&gt;&lt;br /&gt;&lt;/td&gt; &lt;td align="center"&gt;12,7 %&lt;/td&gt; &lt;td align="center"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;2004&lt;/span&gt;&lt;/td&gt; &lt;/tr&gt;  &lt;tr&gt; &lt;td&gt;Pays-Bas&lt;/td&gt; &lt;td align="center"&gt;29,2 h&lt;/td&gt; &lt;td align="center"&gt;36,9 h&lt;/td&gt; &lt;td align="center"&gt;18,9 h&lt;/td&gt; &lt;td align="center"&gt;44,0 %&lt;/td&gt; &lt;td align="center"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;2005&lt;/span&gt;&lt;/td&gt; &lt;/tr&gt;  &lt;tr&gt; &lt;td&gt;Suède&lt;/td&gt; &lt;td align="center"&gt;36,1 h / 30,1 h&lt;/td&gt; &lt;td&gt;&lt;br /&gt;&lt;/td&gt; &lt;td&gt;&lt;br /&gt;&lt;/td&gt; &lt;td align="center"&gt;20,3 %&lt;/td&gt; &lt;td align="center"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;2004&lt;/span&gt;&lt;/td&gt; &lt;/tr&gt;  &lt;tr&gt; &lt;td&gt;Usa&lt;/td&gt; &lt;td align="center"&gt;33,8 h&lt;/td&gt; &lt;td&gt;&lt;br /&gt;&lt;/td&gt; &lt;td&gt;&lt;br /&gt;&lt;/td&gt; &lt;td&gt;&lt;br /&gt;&lt;/td&gt; &lt;td align="center"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;2005&lt;/span&gt;&lt;/td&gt; &lt;/tr&gt; &lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt; &lt;/center&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(128, 0, 0);font-family:Comic Sans MS;font-size:85%;"  &gt;  &lt;b style="font-weight: bold;"&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Sources : &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;France &lt;/span&gt;: Insee (insee.fr) - Enquête emploi 2005 - IP1070&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Allemagne&lt;/span&gt;: Statistisches Deutschland (destatis.de) Statistische Jahrbuch 2006 - Arbeitsmarkt 3.7 Wochenarbeitsstunden&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(128, 0, 0);font-family:Comic Sans MS;font-size:85%;"  &gt; &lt;u&gt;&lt;/u&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Danemark&lt;/span&gt; : Statistics Denmark (dst.dk - statbank.dk) séries atr1 - aku10&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Espagne &lt;/span&gt;: Instituto Estadistica (ines.es) - Population active, séries 1.4 - 3.79 - 3.80&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Grande Bretagne&lt;/span&gt; : National statistics (statistics.gov.uk) Labour market, séries ybuy - ycbe - ybvb - ycbh&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Italie &lt;/span&gt;: Istituto di statistica (istat.it) - Annuario statistico 2005 - Lavoro - Ore effettivamente lavorate&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Pays-Bas &lt;/span&gt;: Centraal Bureau voor de Statistiek (cbs.nl) Statline : arbeidsduur&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Suède &lt;/span&gt;: Statistiska centralbyran (Statistics Sweden) (scb.se) Statistical yearbook 2006, tableaux 329 et 337 - Women and men in Sweden 2004&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Usa &lt;/span&gt;: Bureau of labor statistics (bls.gov/ces) table B-2 Average hours and earnings (empsit_ceseeb2) &lt;span style="color: rgb(128, 0, 0);font-family:Comic Sans MS;font-size:85%;"  &gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(128, 0, 0);font-family:Comic Sans MS;font-size:85%;"  &gt; &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(128, 0, 0);font-family:Comic Sans MS;font-size:85%;"  &gt;  &lt;b&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;Observations&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt; : &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Danemark &lt;/span&gt;: Hommes : 37,8 h - Femmes : 32,1 h - Ensemble : 35,1 h. Dans le Statistical yearbook 2006 - (4) Labour market, la table 140 indique une durée usuelle de 38,5 h (H) - 32,5 h (F) - 35,7 h (H+F) et une durée réelle de 33,6 h (H) - 26,4 h (F) - 30,2 h (H+F)&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Grande Bretagne&lt;/span&gt; : 31,74 heures à partir des séries (statbase) ybuy - ycbe (temps plein) et ybvb - ycbh (temps partiel) et 32,1 heures à partir des séries ybus - mgrz ou selon la série ybuv&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Italie &lt;/span&gt;: 36,0 h pour les salariés (71,9 % des emplois) et 36,7 h pour les indépendants (28,1 % des emplois)&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Pays-Bas&lt;/span&gt; : Durée du travail &gt; Hommes : 33,29 heures - Femmes : 24,2 heures - Ensemble : 29,22 heures - Temps partiel &gt; Hommes : 20,1 % - Femmes : 73,1 % - Ensemble : 44,0 % - Temps partiel inférieur à 12 heures par semaine &gt; Hommes : 6,8 % - Femmes : 16,4 % - Ensemble : 11,1 %&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Suède&lt;/span&gt; : En 2004, le nombre d'heures travaillées est de 126.700.000 par semaine, pour 4.213.000 personnes ayant un emploi, dont 3.508.000 réellement au travail. La durée hebdomadaire du travail est ainsi de 30,07 h pour les personnes ayant un emploi et  36,12 h pour celles qui travaillent réellement.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Usa&lt;/span&gt; : Le nombre d'heures travaillées par semaine est de 33,8 heures pour l'ensemble des emplois et de 25,7 h à 41,1 h selon les secteurs d'activité (exception de 45,6 h du secteur minier : 0,5 % des emplois) &lt;span style="color: rgb(128, 0, 0);font-family:Comic Sans MS;font-size:85%;"  &gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(128, 0, 0);font-family:Comic Sans MS;font-size:85%;"  &gt; &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;La durée des congés payés est de cinq semaines, parfois six (conventions collectives) dans les pays européens cités, la loi indiquant quatre ou cinq semaines selon les pays. Aux Etats-Unis, la durée est de trois semaines (ou plus selon les branches d'activité ou les entreprises).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;---&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelques commentaires... ces chiffres, tout d'abord, sont récupérés d'&lt;a href="http://travail-chomage.site.voila.fr/emploi/duree_travail.htm"&gt;ici&lt;/a&gt;, sur le site &lt;a href="http://travail-chomage.site.voila.fr/index2.htm"&gt;Travail, chômage et société&lt;/a&gt;, s'efforçant de corriger certains errements qui nuisent à la bonne tenue du débat public. Notons tout d'abord que ces statistiques peuvent être vérifiées. Prenons les plus surprenantes, parce qu'elles vont à contre-courant du préjugé omniprésent, et penchons-nous sur le cas des Etats-Unis. Les tables dont sont tirées le nombre de 33,8 sont accessibles &lt;a href="ftp://ftp.bls.gov/pub/suppl/empsit.ceseeb2.txt"&gt;ici&lt;/a&gt; sur le &lt;a href="http://www.bls.gov/ces/home.htm"&gt;Bureau of Labor Statistics&lt;/a&gt;  -  Total private weekly hours in 2005 (33,9 pour 2006).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Attention, il faut bien noter qu'en prenant le temps effectif moyen, on s'éloigne d'une mesure qui ne tienne compte que des heures travaillées par les personnes actives à temps complets (les temps partiels sont indiqués), et que cette mesure porte sur la durée effective, et non sur la durée légale ou la durée affichée (au sein de l'entreprise).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le débat sur le temps de travail en France paraît alors relever d'une vaste supercherie... Comme beaucoup d'autres débats artificiellement gonflés (délocalisations, poids des charges sociales...), il relève plus du clientélisme (patronal notamment dans ce cas-là) que d'une urgence française.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En effet, il faut bien voir que le temps de travail global n'est pas souple : les entreprises visent l'optimum et ne peuvent fournir plus de travail à certains sans en fournir moins à d'autres. Elles ont d'autant moins intérêt à une augmentation du temps de travail que cela nuit à la productivité (une étude de l'OCDE sur la période 1996-2002 laisserait entendre que la croissance de la productivité de la France, assez supérieure à celle des autres pays européens sur la même période, s'expliquerait en partie par les 35H ; en outre, l'idée qu'une personne disposant de plus de temps libre serait plus efficace ne va-t-elle pas dans le sens de notre intuition ?). C'est ainsi que le mouvement de diminution du temps de travail, dont on sait les vertus en termes de temps de travail, doit plus être repensé dans le cadre d'un rééquilibrage des incitations au temps partiel subi (deux mi-temps sont plus avantageux qu'un temps plein), qui permettrait une hausse de la durée du temps de travail effectif, qu'une exonération sauvage des heures supplémentaires qui n'aurait guère d'effets, si ce n'est d'alléger les mécanismes de solidarité collective en faveur des entreprises. On pense à la semaine de 4 jours, par exemple, comme le propose par exemple &lt;a href="http://www.lautrecampagne.org/article.php?id=34"&gt;Pierre Larroutroux sur l'Autre campagne&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(128, 0, 0);font-family:Comic Sans MS;font-size:85%;"  &gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="color: rgb(128, 0, 0);font-family:Comic Sans MS;font-size:85%;"  &gt; &lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;mailto:ulrich.from.cacanie@gmail.com&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/36391491-8314441770212126393?l=le-derviche-fou.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://le-derviche-fou.blogspot.com/feeds/8314441770212126393/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=36391491&amp;postID=8314441770212126393' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36391491/posts/default/8314441770212126393'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36391491/posts/default/8314441770212126393'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://le-derviche-fou.blogspot.com/2007/03/dure-du-travail-comparaisons.html' title='Durée du travail : comparaisons internationales'/><author><name>Le derviche fou</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13722696301839179305</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-36391491.post-4721266142595265186</id><published>2007-03-15T17:02:00.000+01:00</published><updated>2007-03-15T17:10:14.004+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Politique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Economie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Réflexions'/><title type='text'>Deux siècles de rhétorique réactionnaire</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://ec1.images-amazon.com/images/P/2213026483.08._SS500_SCLZZZZZZZ_.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 200px;" src="http://ec1.images-amazon.com/images/P/2213026483.08._SS500_SCLZZZZZZZ_.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Perversity, futility, jepopardy&lt;/span&gt; est un livre de l'économiste américain Albert. O. Hirschmann, traduit en français sous le titre &lt;a href="http://www.amazon.fr/si%C3%A8cles-rh%C3%A9torique-r%C3%A9actionnaire-Albert-Hirschman/dp/2213026483"&gt;Deux siècles de rhétorique réactionnaire&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Outre les qualités annexes du livre, qui sont nombreuses (sens du dialogue et de la constructivité du débat, ouverture, etc.), un extrait de &lt;a href="http://www.vacarme.eu.org/article274.html"&gt;la note de lecture&lt;/a&gt; qu'y consacrait Matthieu Potte-Bonneville dans le numéro 19 de la revue Vacarme s'avère assez éclairant sur le contenu du livre :&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="spip"&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;p class="spip"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Le schéma du livre est d’une simplicité puissante et comique. Admettons qu’il y ait eu trois stades dans la constitution de la citoyenneté moderne : droits civils (&lt;i class="spip"&gt;bill of rights&lt;/i&gt;), droits politiques (suffrage universel), droits sociaux (&lt;i class="spip"&gt;welfare, affirmative action&lt;/i&gt;). L’adjectif « réactionnaire » qualifiera alors, non la défense de telle ou telle position précise, mais l’hostilité qui double chacun des moments de ce processus. À proprement parler, donc, le réactionnaire ne défend rien, pas même le retour à un état antérieur de la société ; il réagit, et sa nostalgie éventuelle viendra par-après donner un contenu à cette forme &lt;i class="spip"&gt;a priori&lt;/i&gt;. La réaction fait à ce compte partie de l’événement qu’elle conteste ; par exemple, la pensée contre-révolutionnaire n’est pas un prolongement de la pensée pré-révolutionnaire, mais une composante de l’événement « révolution » - même si, évidemment, elle peut en inverser violemment le cours : ce pourquoi (l’auteur cite Whitehead) « les grands progrès de la civilisation sont des processus qui conduisent presque à leur perte les sociétés où ils se produisent ».&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Pour ce qui nous concerne, retenons que la pensée réactionnaire a pour caractéristique de ne jamais pouvoir s’opposer de front, et depuis une autre place, aux positions qu’elle récuse, puisqu’elle en dépend substantiellement. Ce que Hirschmann nomme « rhétorique réactionnaire », c’est alors l’ensemble des moyens destinés à tourner cette difficulté : moyens finalement peu nombreux, et répétés avec une régularité troublante de De Maistre à Hayek. L’auteur en dénombre trois - comptine que le français traduit lourdement par : &lt;i class="spip"&gt;effet pervers, inanité, mise en péril&lt;/i&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;1. La thèse de la &lt;i class="spip"&gt;perversity&lt;/i&gt; consiste à soutenir que la réforme (dont les intentions sont louables) va conduire à des conséquences directement contraires à celles qui sont prévues.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;2. La thèse de la &lt;i class="spip"&gt;futility&lt;/i&gt; affirme que la réforme (dont les principes sont abstraitement défendables) n’aura strictement aucun effet sur une situation que la soumission aux lois intangibles de la nature met hors de portée des efforts humains.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;3. La thèse de la &lt;i class="spip"&gt;jeopardy&lt;/i&gt; affirme que la réforme (certes animée d’un légitime souci) va mettre en danger les acquis des précédentes réformes. L’argument est à ce titre, cumulatif : ainsi, l’extension du suffrage aux masses met en péril les droits de l’homme ; mais les droits sociaux, eux, mettent en péril &lt;i class="spip"&gt;et&lt;/i&gt; la démocratie, &lt;i class="spip"&gt;et&lt;/i&gt; les droits de l’homme, &lt;i class="spip"&gt;et&lt;/i&gt; la tête, alouette. &lt;i class="spip"&gt;Ça va vous revenir dans la poire ; et d’ailleurs, ça ne changera rien ; et d’ailleurs, vous bradez ce que nous avons si chèrement arraché jusque là&lt;/i&gt;. Hirschmann ne se contente pas de traquer les occurrences de ces arguments, ce qui suffirait à notre jubilation (un peu comme lorsqu’enfant, on apprend l’existence du Complément d’Objet Direct - on se rend compte qu’il y en a littéralement &lt;i class="spip"&gt;partout&lt;/i&gt;). Il met encore en pièces chacun d’eux. Ainsi souligne-t-il, entre autres merveilles, la manière dont les contempteurs libéraux des effets pervers invitent chacun à se méfier des conséquences imprévues de ses initiatives, et défendent simultanément le principe de la main invisible, ce qui revient... à tout miser sur les conséquences imprévues de l’action individuelle. Mais le plus remarquable est peut-être l’extraordinaire humour typologique qui anime le livre - sur ce point, l’auteur revendique un long héritage britannique, de Bentham à J. M. Cornford, penseur méconnu dont je ne peux m’empêcher de citer deux découvertes clefs : le Principe de la Porte Ouverte et le Principe du Dangereux Précédent :&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;« Le Principe de la Porte Ouverte commande de s’abstenir aujourd’hui d’agir avec justice de crainte de susciter l’espoir qu’on agira demain avec plus de justice encore - attente à laquelle on ne se sent pas le courage de répondre (...) Le Principe du Dangereux Précédent commande de s’abstenir d’accomplir aujourd’hui un acte que l’on sait être juste de crainte de manquer du courage nécessaire pour en faire autant demain dans un cas qui, pour différer fondamentalement de la situation présente, n’en présente pas moins avec elle une ressemblance superficielle. »&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Dans le même esprit, les trois arguments distingués par Hirschmann se voient associer un registre propre (la Providence et son ironie pour la &lt;i class="spip"&gt;perversity&lt;/i&gt;, la Science et ses lois pour la &lt;i class="spip"&gt;futility&lt;/i&gt;, l’Histoire et son pathos pour la &lt;i class="spip"&gt;jeopardy&lt;/i&gt;) et des affects distinctifs (« Le premier argument a quelque chose de passionné, le second s’emploie à froid... »). L’auteur examine encore le ressort de leur effet (« L’argument de l’effet pervers doit à son petit air de paradoxe et à sa subtilité primaire d’emporter la conviction des amateurs de découvertes instantanées et de certitudes absolues ») ; les représentations strictement incompatibles du social qui les sous-tendent (« Pour les tenants de l’effet pervers, notre monde est d’une étonnante plasticité (...) pour ceux de l’inanité, il est au contraire fortement structuré... ») ; les formes, enfin, de compatibilité et de succession qui en régissent l’emploi. Un tableau récapitule l’ensemble : on s’y sent comme devant ces flacons où les princes des mille et une nuits serrent leurs adversaires miniaturisés par un bon génie, et vociférant d’une toute petite voix.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Évidemment, l’histoire ne s’arrête pas là. Reste à montrer, au dernier chapitre, comment la trilogie susdite trouve son exact pendant du côté « progressiste », en trois figures de pensée également figées, je cite : « Renoncer à l’action envisagée aura des conséquences désastreuses ; la nouvelle réforme et l’ancienne se renforceront l’une l’autre ; l’action envisagée s’appuie sur de puissantes forces historiques qui sont déjà à l’œuvre ; il serait donc totalement vain de s’y opposer. » (Croisez ces arguments avec les précédents, et vous obtenez n’importe quel débat sur l’Éducation nationale). Cette symétrie peut agacer ; sauf si, comme Hirschmann, on est convaincu d’avoir raison, c’est-à-dire de ne pas avoir besoin de ces figures stériles pour faire valoir la réforme que l’on promeut. Sauf si on est las de sentir que les débats se terminent là où ils devraient commencer. Sauf si, pour reprendre une formule du livre à mon sens du dernier chic, on souhaite devenir un peu plus &lt;i class="spip"&gt;democracy friendly&lt;/i&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="spip"&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;mailto:ulrich.from.cacanie@gmail.com&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/36391491-4721266142595265186?l=le-derviche-fou.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://le-derviche-fou.blogspot.com/feeds/4721266142595265186/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=36391491&amp;postID=4721266142595265186' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36391491/posts/default/4721266142595265186'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36391491/posts/default/4721266142595265186'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://le-derviche-fou.blogspot.com/2007/03/deux-sicles-de-rhtorique-ractionnaire.html' title='Deux siècles de rhétorique réactionnaire'/><author><name>Le derviche fou</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13722696301839179305</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-36391491.post-2287283085188517444</id><published>2007-03-14T10:11:00.000+01:00</published><updated>2007-03-14T11:00:34.699+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Politique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Multimedia'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Economie'/><title type='text'>La vérité sur l'immigration</title><content type='html'>&lt;embed style="width:500px; height:400px;" id="VideoPlayback" type="application/x-shockwave-flash" src="http://video.google.com/googleplayer.swf?docId=7149493629688662481&amp;hl=fr" flashvars=""&gt; &lt;/embed&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour se défaire de toutes ces contre-vérités, qui, rituellement, sont suscités aux français pour emporter leur adhésion peureuse, cette vidéo montre (la première partie surtout), chiffres à l'appui, la vérité de l'immigration en France : un problème que RIEN ne permet d'appréhender sous la forme d'une menace.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Du même économiste Mouhoub Mouhoud en collaboration avec Bailly et Oudinet, &lt;a href="http://www-les-lundis.ined.fr/textes/Bailly-%20Mouhoud.pdf"&gt;une étude instructive s'intéresse à la comparaison des pays européens&lt;/a&gt;.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;mailto:ulrich.from.cacanie@gmail.com&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/36391491-2287283085188517444?l=le-derviche-fou.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://le-derviche-fou.blogspot.com/feeds/2287283085188517444/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=36391491&amp;postID=2287283085188517444' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36391491/posts/default/2287283085188517444'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36391491/posts/default/2287283085188517444'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://le-derviche-fou.blogspot.com/2007/03/la-vrit-sur-limmigration.html' title='La vérité sur l&apos;immigration'/><author><name>Le derviche fou</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13722696301839179305</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-36391491.post-4785877954376967212</id><published>2007-03-12T15:21:00.000+01:00</published><updated>2007-03-13T12:50:30.963+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Littérature'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Culture'/><title type='text'>La situation de la SF et le livre Chromozone de Stéphane Beauverger</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La science-fiction c'est la littérature du futur. Accentuer des puissances à l'oeuvre dans nos sociétés "post-modernes" pour en dériver le risque et le chance. Sous cette forme privilégiée qu'est la &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Contre-utopie"&gt;dystopie&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand elle a vocation à saisir le commun (de communauté) tel qu'il se profile, alors que les concepts s'échinent encore, en insuccès notoire, à en suggérer sinon la fragrance, du moins la trace. La paralittérature, c'est l'actualité de la littérature, mieux que les survivances de la recherche expérimentale, ahanant sur le mode de la boursouflure (le "pop" de Mehdi Belhaj Kacem) ou la stérilité formelle (Guyotat est toujours vivant).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'actualité de la science-fiction n'est pas toujours de mise, notamment quand elle se contente d'affirmer un délire technophile (c'est nous les mutants, cyberpunk 1st gen, le neuromancien) ou le credo serin de l'humanisme (Pierre Bordage, Orson Scott Card, Ayerdhal, dans le temps Asimov, etc.) : et ce, en dépit de toutes les qualités intrinsèques de ces oeuvres qui, en vertu d'un sens de l'intrigue et de la composition, suffisent déjà pour renvoyer 99% de la rentrée littéraire au rayon des redites et du no man's land de l'egotrip vite lus vite oubliés... Si des écrivains talentueux se servent de la science-fiction soit pour créer de nouvelles situations (ce que faisaient déjà les auteurs d'une littérature du paradoxe ou de la limite comme Philip K. Dick et Ballard, ou à un moindre degré, A.E. Van Vogt) ou augmenter le romanesque par la survenue d'un monde baroque (comme Jack Vance ou Robert Silverberg).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Paradoxalement, cette actualité de la SF n'est pas du côté de la &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Hard_science-fiction"&gt;hard science&lt;/a&gt;, d'une littérature pseudo-scientifique qui murirait la plausabilité de ses effets pour complaire : de quoi nous sert la licence fictionnelle, si l'on se contente de mordre à peine sur le réel (je pense à Greg Bear par exemple) ? Elle explore plutôt deux directions, les nouvelles formes de lien et du contrôle social d'une part (Tous à Zanzibar, de John Brunner) et la symbiose du technologique et du vivant (Schizmatrix, de Bruce Sterling).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://ec1.images-amazon.com/images/P/2952221715.01._SS500_SCLZZZZZZZ_.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 200px;" src="http://ec1.images-amazon.com/images/P/2952221715.01._SS500_SCLZZZZZZZ_.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Chromozone&lt;/span&gt; de Beauverger (Ed. La Volte, qui s'est illustré avec un excellent livre d'Alain Damasio, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;La Horde du Contrevent&lt;/span&gt;) se situe au point de contact de ces deux directions. Reprenant à son compte la situation (banale) post-apocalyptique, il déploie un récit choral où la position de chaque élément est lâche : le lecteur a peu d'explications, et c'est parce que chaque situation emporte le protagoniste avec une indéniable vitesse que le récit "tient". Dans cette vitesse, un certain style péremptoire et grandiloquent pose une diversité de mondes où une multitude de phénomènes se trouvent "traitées" en contrepoint, sans que la forme du récit autorise un verdict définitif - et ce traitement suspensif est finesse. Citons dans le désordre :&lt;br /&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;nationalisme identitaire, communautarisme, tribalisme&lt;/li&gt;&lt;li&gt;clonage, trafic d'organes&lt;/li&gt;&lt;li&gt;ordre mondial, gestion pénale des populations dangereuses&lt;/li&gt;&lt;li&gt;multinationales&lt;/li&gt;&lt;li&gt;dépendance technologique&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;Beauverger, en prime, s'autorise une certaine jubilation, à mesure que chaque personnage, porteur d'un monde à lui et d'une cohérence bien distincte, met à jour et dénude ses affects, dans un tourbillon explosif, chaos pur et délié d'une société en métastase.  &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;mailto:ulrich.from.cacanie@gmail.com&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/36391491-4785877954376967212?l=le-derviche-fou.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://le-derviche-fou.blogspot.com/feeds/4785877954376967212/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=36391491&amp;postID=4785877954376967212' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36391491/posts/default/4785877954376967212'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36391491/posts/default/4785877954376967212'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://le-derviche-fou.blogspot.com/2007/03/la-situation-de-la-sf-et-le-livre.html' title='La situation de la SF et le livre Chromozone de Stéphane Beauverger'/><author><name>Le derviche fou</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13722696301839179305</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-36391491.post-7027055164640139568</id><published>2007-03-10T11:45:00.000+01:00</published><updated>2007-03-18T19:57:01.099+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Ecologie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Réflexions'/><title type='text'>La publicité</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.bxl.attac.be/spip/IMG/gif/d140_Attac_titom_St_Valentin_antipub.gif"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 248px; height: 350px;" src="http://www.bxl.attac.be/spip/IMG/gif/d140_Attac_titom_St_Valentin_antipub.gif" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Toute une littérature a tâché de se représenter la société de consommation comme accaparation totalitaire du désir, société qui, avec la saturation de l'espace public par la publicité, a explosé dans les années 1980 (le livre &lt;a href="http://www.amazon.fr/d%C3%A9cennie-grand-cauchemar-ann%C3%A9es-1980/dp/2707146544/ref=pd_ka_1/402-6546631-1965769?ie=UTF8&amp;s=books&amp;amp;qid=1173523640&amp;sr=8-1"&gt;La décennie : le grand cauchemar des années 1980&lt;/a&gt;, de François Cusset, en donne un aperçu convaincant).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous serions de plus en plus dans ce que Gilles Deleuze, dans &lt;a href="http://1libertaire.free.fr/DeleuzePostScriptum.html"&gt;un court article qui a fait grand bruit&lt;/a&gt;, intitulé les "sociétés de contrôle" : un système d'auto-régulation où l'individu n'est plus maintenu dans le droit chemin par la probabilité de sanction - probabilité, qu'appuyé sur un quadrillage croissant de la société, l'Etat n'a eu de cesse d'augmenter, mais est maintenu dans une dépendance face à une masse critique de signaux qui organisent et reconfigurent le désir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette vision très critique de la société de consommation, qui commence avec l'Ecole de Francfort, se poursuit avec les freudo-marxistes (le petit livre de Marcuse, L'homme unidimensionnel) et aboutit avec la critique de Baudrillard et de Guy Debord, ne colle plus avec notre ressenti de la société de consommation. Pourtant, d'aucuns (les collectifs de type antipub ou casseurs de pub par exemple) s'efforcent de limiter l'emprise de la publicité et de ses signaux pour sauvegarder une liberté envahie jusque dans la sphère privée des individus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En réponse aux phrases choc de Patrick Le Lay :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;« Il y a beaucoup de façons de parler de la télévision. Mais dans une perspective 'business', soyons réaliste : à la base, le métier de TF1, c'est d'aider Coca-Cola, par exemple, à vendre son produit.&lt;br /&gt;[…]&lt;br /&gt;Or pour qu'un message publicitaire soit perçu, il faut que le cerveau du téléspectateur soit disponible. Nos émissions ont pour vocation de le rendre disponible : c'est-à-dire de le divertir, de le détendre pour le préparer entre deux messages. Ce que nous vendons à Coca-Cola, c'est du temps de cerveau humain disponible.&lt;br /&gt;[…]&lt;br /&gt;Rien n'est plus difficile que d'obtenir cette disponibilité. C'est là que se trouve le changement permanent. Il faut chercher en permanence les programmes qui marchent, suivre les modes, surfer sur les tendances, dans un contexte où l'information s'accélère, se multiplie et se banalise…&lt;br /&gt;[…]&lt;br /&gt;La télévision, c'est une activité sans mémoire. Si l'on compare cette industrie à celle de l'automobile, par exemple, pour un constructeur d'autos, le processus de création est bien plus lent ; et si son véhicule est un succès il aura au moins le loisir de le savourer. Nous, nous n'en aurons même pas le temps ! […] Tout se joue chaque jour sur les chiffres d'audience. Nous sommes le seul produit au monde où l'on 'connaît' ses clients à la seconde, après un délai de vingt-quatre heures. »&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;Un petit livre a paru, &lt;a href="http://www.amazon.fr/ach%C3%A8te-bien-cerveaux-publicit%C3%A9-m%C3%A9dias/dp/2912107318"&gt;On achète bien les cerveaux&lt;/a&gt;, qui montre que la société de consommation, dont la contestation est presque invisible, s'inscrit toujours, ou du moins est toujours justifiable d'une lecture en termes de contrôle social. La présentation de l'auteure, claire et synthétique, et qu'on peut lire &lt;a href="http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=20266"&gt;ici sur Agoravox&lt;/a&gt;, retrouve une constellation de penseurs bien connus de ceux qui tâchent encore de penser radicalement notre modernité. On peut cependant adresser à cette vision une série de remarques diverses :&lt;br /&gt;&lt;ol&gt;&lt;li&gt;les références psychanalytiques qui sont l'arrière-plan commun de cette lecture de la société de consommation ne constituent nullement une preuve au sens stricte&lt;/li&gt;&lt;li&gt;la vision contre le scientisme des neurosciences ne rendrait pas compte du tout de la réalité desdites neurosciences, victime d'une aura mabusienne peu justifiée&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;on s'accommode très bien de la société de consommation, et il n'est pas garanti que ce qu'on pourrait appeler les "effets de souveraineté" induits par cette société diffèrent fondamentalement de ceux qu'on trouve dans toute société (biens positionnels, rivalité mimétique, fabrique du consentement...)&lt;/li&gt;&lt;li&gt;quelles alternatives à l'état actuel des choses ?&lt;/li&gt;&lt;li&gt;la psychose anti-totalitaire n'est-elle pas aujourd'hui un peu poussiéreuse ?&lt;/li&gt;&lt;li&gt;la revendication antipub est-elle réactionnaire ?&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ol&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;mailto:ulrich.from.cacanie@gmail.com&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/36391491-7027055164640139568?l=le-derviche-fou.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://le-derviche-fou.blogspot.com/feeds/7027055164640139568/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=36391491&amp;postID=7027055164640139568' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36391491/posts/default/7027055164640139568'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36391491/posts/default/7027055164640139568'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://le-derviche-fou.blogspot.com/2007/03/la-publicit.html' title='La publicité'/><author><name>Le derviche fou</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13722696301839179305</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-36391491.post-8719991071504667481</id><published>2007-03-05T19:46:00.000+01:00</published><updated>2007-03-27T14:23:34.383+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Philosophie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Politique'/><title type='text'>La Haine de la démocratie</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Interview paru dans Libération du 15 décembre 2005. Jacques Rancière a ceci de méritant qu'il rend ses armes à l'émancipation sociale, dont l'a privé l'aristo-cratie des experts, celle-là même que Platon désirait en son temps. Au surplus, il le fait au nom d'une conception de la démocratie qui ne parjure pas son titre dans les mesquineries d'aujourd'hui. Je conseille notamment &lt;span style="font-style: italic;"&gt;La Mésentente &lt;/span&gt;en 1995, dont on trouvera j'espère bientôt une synthèse ici.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;---------&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A voguer à contre-courant, à ne pas être d'accord sur le monde tel qu'il est et à inventer sa manière à lui de le faire savoir, Jacques Rancière a passé toute une vie. Sans perdre ni ardeur ni souffle, mais en les modulant selon les époques, quand la dissension avait un sens et semblait aller de soi, et même maintenant que le consensus ambiant a fini, selon lui, par transformer en une morne plaine la pensée politique, où viennent se perdre, inaudibles, les voix dissonantes. Philosophe, professeur émérite de l'université de Paris-VIII, il fait paraître la Haine de la démocratie, un livre de combat, et Chroniques des temps consensuels, un recueil d'articles publiés ces dix dernières années dans le quotidien brésilien Folha de Säo Paulo. Quarante ans ont passé depuis que Rancière signa, avec Louis Althusser et Etienne Balibar, Lire le Capital. Il avait vingt cinq ans. Le tremblement de Mai destitua chez lui un texte devenu inopérant et, plus humblement, le fit aller chercher dans les archives la voie émancipatrice empruntée par les prolétaires du XIXêmes. Ce sont la Nuit des prolétaires (Fayardl98l) et le Maître ignorant (Fayard,1987) et la découverte que la politique n'est pas que lutte pour le pouvoir mais un "partage du sensible", un affrontement sur les manières devoir et d'organiser le réel, une scène où deviennent visibles des choses qu'autrement on ne verrait pas : le sort inégal qui est fait aux uns et aux autres sous couvert d'égalité. Remontant à l'origine grecque de la politique pour retrouver les raisons du scandale que la démocratie continue à provoquer, Rancière publie ensuite Courts voyages au pays du peuple (Le Seuil, 1990), la Mésentente (Galilée, 1995) et le Partage du sensible (La Fabrique, 2000) et un certain nombre de livres d'esthétique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La politique a à voir avec la beauté, et le savoir avec la poétique, dans leur aptitude commune à "faire oeuvre" en redessinant le monde. D'où le dissensus, la rage même, de Jacques Rancière contre le consensus, la négation et de la politique et de la démocratie. N'y aurait il plus rien à attendre de l'histoire? Pas plus qu'avant, puisque l'histoire ne fait ni ne promet rien : ce sont les nouvelles radicalités qui inventent les politiques des temps nouveaux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Qu'est ce pour vous la démocratie ? &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La démocratie n'est ni la forme du gouvernement représentatif ni le type de société fondé sur le libre marché capitaliste. Il faut rendre à ce mot sa puissance de scandale. Il a d'abord été une insulte : la démocratie, pour ceux qui ne la supportent pas, est le gouvernement de la canaille, de la multitude, de ceux qui n'ont pas de titres à gouverner. Pour eux, la nature veut que le gouvernement revienne à ceux qui ont des titres à gouverner: détenteurs de la richesse, garants du rapport à la divinité, grandes familles, savants et experts. Mais pour qu'il y ait communauté politique, il faut que ces supériorités concurrentes soient ramenées à un niveau d'égalité première entre les "compétents" et les "incompétents". En ce sens, la démocratie n'est pas une forme particulière de gouvernement, mais le fondement de la politique elle-même, qui renvoie toute domination à son illégitimité première. Et son exercice déborde nécessairement les formes institutionnelles de la représentation du peuple.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Y at-il une haine de la démocratie en France ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un discours de plus en plus virulent d'une partie de la classe intellectuelle dont Alain Finkielkraut offre le condensé accuse la démocratie de tous les maux. Depuis l'effondrement de l'alternative soviétique, ils se sont mis à opposer la démocratie, vue comme le règne des désirs individuels effrénés, à la république, pensée comme le sens de la vie collective. La démocratie, pour eux, c'est le règne de la consommation et de la déliaison sociale. Ils transforment en apocalypse la vision platonicienne de la démocratie comme monde à l'envers. Jean-Claude Milner l'a même rendue responsable de l'extermination des juifs. Mais aussi l'adaptation des Etats à un ordre économique mondial implique la constitution de nouvelles castes réunissant gouvernants, hommes d'affaires, financiers, experts. Cette oligarchie tend à considérer les expressions du peuple, y compris dans les formes institutionnelles du vote populaire, comme dangereuses. On voit se séparer deux types de légitimité: l'une, savante, des gouvernants et des experts, l'autre, populaire, de plus en plus contestée et stigmatisée comme "populiste" quand elle va à l'encontre de la logique dominante, comme lors du référendum sur la Constitution européenne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://multitudes.samizdat.net/La-Haine-de-la-democratie,2255.html"&gt;Voir l'intégralité de l'interview sur le site de Multitudes.&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="fullpost"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;mailto:ulrich.from.cacanie@gmail.com&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/36391491-8719991071504667481?l=le-derviche-fou.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://le-derviche-fou.blogspot.com/feeds/8719991071504667481/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=36391491&amp;postID=8719991071504667481' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36391491/posts/default/8719991071504667481'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36391491/posts/default/8719991071504667481'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://le-derviche-fou.blogspot.com/2007/03/la-haine-de-la-dmocratie.html' title='La Haine de la démocratie'/><author><name>Le derviche fou</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13722696301839179305</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-36391491.post-8807386494390532051</id><published>2007-03-04T13:18:00.000+01:00</published><updated>2007-03-11T20:05:59.187+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Politique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Economie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Elections'/><title type='text'>Manifeste de l'OFCE</title><content type='html'>&lt;a href="http://www.ofce.sciences-po.fr/clair&amp;net-4.htm"&gt;&lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(0, 0, 153);"&gt;Pourquoi nous ne      chiffrerons pas les programmes présidentiels&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 153);"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 128);"&gt;Manifeste contre une      déontologie en rase campagne&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;p align="right"&gt;     &lt;span style=";font-family:Arial;font-size:85%;"  &gt;&lt;i&gt;     Il faut savoir le prix de l’argent :      les prodigues ne le savent pas, et les avares encore moins&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;Montesquieu&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-top: 15px; text-align: justify;"&gt;&lt;/p&gt;     &lt;div style="text-align: justify;"&gt;La campagne pour l’élection      présidentielle débute à peine que déjà on interroge les experts      pour leur demander d’arrêter les comptes en chiffrant les      programmes. Le terme même de « chiffrage » est significatif, sa      connotation étant davantage comptable qu’économique. Ce      glissement sémantique n’est pas innocent, car il tend à      véhiculer auprès de l’opinion publique l’idée qu’une      arithmétique des programmes politiques est possible, et que      parce qu’il s’agit d’argent public, le moins coûteux d’entre eux      serait le plus efficace.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une telle perspective est non seulement trompeuse, mais      contraire aux exigences minimales de la déontologie économique.      Elle est trompeuse parce qu’elle revient à affirmer qu’aucun      investissement n’est rentable, qu’aucune entreprise ne vaut      d’être créée. Elle contribue de ce fait à déprécier encore      davantage l’avenir au prétexte de la comptabilité du présent.      Elle est déontologiquement contestable, car le coût « ex ante »      (c'est-à-dire sur le papier) d’une mesure ne nous dit rien quant      aux bénéfices nets pour la société dans son ensemble que cette      mesure produirait après sa mise œuvre. C’est la raison pour      laquelle les économistes ne parlent pas de chiffrage, mais      d’évaluation des programmes politiques. Il s’agit alors d’un      tout autre exercice, qui exige l’utilisation de modèles      économiques, dont tous sont fondés sur un ensemble d’hypothèses,      qui, si elles n’étaient pas vérifiées, remettraient en cause les      évaluations. Les choses se compliquent encore lorsqu’on sait      qu’il existe des modèles alternatifs fondés sur des axiomes      différents et qui de ce fait produisent des évaluations      différentes. Aussi pour qu’un « chiffrage » soit recevable, il      faut que sa publication soit associée à celle de l’indication du      modèle utilisé et des principales hypothèses sur lesquelles il      est fondé. Ce n’est évidemment pas le cas des chiffrages qui      circulent aujourd’hui et c’est la raison pour laquelle leur      foisonnement actuel contribue davantage à obscurcir le débat      qu’à l’éclairer.       &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tenter d’évaluer l’impact d’une      mesure proposée, à partir d’hypothèses explicites et débattues,      est un exercice utile pour éclairer les choix publics. C’est      l’un des métiers de l’OFCE et nous ne nous déroberons pas à nos responsabilités. En revanche, évaluer un programme présidentiel      dont la principale valeur tient à l’impulsion dynamique qu’il      entend donner à l’économie et la société, plutôt qu’à la      mécanique budgétaire sur laquelle il s’appuiera, nous semble      au-delà de ce que la bonne économie peut faire. La fonction      centrale du politique, surtout s’agissant d’élections      présidentielles, est de mettre en scène l’avenir, d’indiquer le      futur, et non de se perdre dans les méandres de l’ingénierie      sociale et économique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;          « Combien ça coûte » est le slogan      de programmes télévisés et distrayants, ce n’est pas une méthode      pour savoir si les options qui nous sont proposées par les      candidats à l’élection présidentielle sont à la hauteur des      enjeux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La science économique, riche de toutes ses doctrines et de ses      écoles, peut nous apporter des éléments de réflexion, des faits      stylisés, des récits d’expérience voire des principes d’action.      Elle peut aider à conforter nos convictions et à dépasser nos      intuitions, nos préjugés. Parer d’objectivité un chiffrage ex      ante qui refuse de prendre en compte les conséquences même des      choix de société parce que leur évaluation est trop discutable,      c’est jauger chaque candidat à une seule aune : sa capacité à      réduire les coûts présents et donc son ambition pour le pays.      Car il n’existe aucun objectif que l’on puisse atteindre sans      instruments. Et les instruments majeurs de la réforme d’une      société et de la construction d’un avenir sont les      investissements qui représentent autant de coûts présents et de      gains futurs. C’est bien parce que nous avons insuffisamment      investis dans l’enseignement supérieur et la recherche que le      rythme de croissance de notre productivité et donc de notre      pouvoir d’achat sont si faibles aujourd’hui. C’est bien parce      que le programme de Lisbonne – la belle ambition de faire de      l’Europe l’économie de la connaissance la plus compétitive du      monde – ne fut assorti d’aucun véritable instrument que ses      résultats furent et demeurent si décevants. Nous n’avons exposé      aucun coût, pris aucun risque, aussi sommes-nous aujourd’hui      moins riches que nous ne l’avions prévu!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce serait donc rendre un bien mauvais service à la démocratie et      à l’efficacité économique que de suivre la voie de l’enfermement      comptable du politique. C’est précisément parce les choix de      société sont irréductibles à la seule rationalité des « chiffres      » qu’il est indispensable de les soumettre au débat public et à      la démocratie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Donner des éléments de cadrage, expliquer les débats théoriques      et empiriques, évaluer en toute transparence des propositions      bien définies, en acceptant de discuter leurs hypothèses, bien      sûr ! Critiquer des programmes sous prétexte que l’on ne sait      évaluer que leur coût et pas leurs bénéfices revient à sacrifier      l’avenir au présent.                    &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Jean-Paul                  Fitoussi, Président de l’OFCE       &lt;br /&gt;Xavier                Timbeau, Directeur du département       Analyse et prévision de l’OFCE&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: right;"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;      &lt;/div&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=";font-family:Arial;font-size:12;"  &gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;mailto:ulrich.from.cacanie@gmail.com&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/36391491-8807386494390532051?l=le-derviche-fou.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://le-derviche-fou.blogspot.com/feeds/8807386494390532051/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=36391491&amp;postID=8807386494390532051' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36391491/posts/default/8807386494390532051'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36391491/posts/default/8807386494390532051'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://le-derviche-fou.blogspot.com/2007/03/pourquoi-nous-ne-chiffrerons-pas-les.html' title='Manifeste de l&apos;OFCE'/><author><name>Le derviche fou</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13722696301839179305</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-36391491.post-2039218774059133373</id><published>2007-03-04T10:50:00.000+01:00</published><updated>2007-03-11T20:06:14.269+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Ecologie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Economie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Réflexions'/><title type='text'>Un système fini face à une demande infinie</title><content type='html'>La décroissance joint deux thèses:&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;ol style="text-align: justify;"&gt;&lt;li&gt;dans le sillage des critiques qualitatives de la société industrielle et post-industrielle, elle vise à rendre la maîtrise des finalités humaines aux sociétés démocratiques. Les auteurs clés sont notamment:&lt;/li&gt;&lt;ol&gt;&lt;li&gt;&lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Ivan_Illich"&gt;Ivan Illich&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Ellul"&gt;Jacques Ellul&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Andr%C3%A9_Gorz"&gt;André Gorz&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ol&gt;&lt;/ol&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;    Reprenant certaines des analyses développées contre la société de consommation et l'hyperprodctivisme, elle vise à mettre en oeuvre les ressources insoupçonnées d'(auto-)organisation. Voici un morceau choisi:&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Arial,Helvetica;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;blockquote&gt;La solution de la crise exige une radicale volte-face : ce n'est qu'en renversant la structure profonde qui règle le rapport de l'homme à l'outil que nous pourrons nous donner des outils justes. L'outil juste répond à trois exigences : il est générateur d'efficience sans dégrader l'autonomie personnelle, il ne suscite ni esclaves ni maîtres, il élargit le rayon d'action personnel. L'homme a besoin d'un outil avec lequel travailler, non d'un outillage qui travaille à sa place. Il a besoin d'une technologie qui tire le meilleur parti de l'énergie et de l'imagination personnelles, non d'une technologie qui l'asservisse et le programme.&lt;br /&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;blockquote&gt;Je crois qu'il faut inverser radicalement les institutions industrielles, reconstruire la société de fond en comble. Pour être efficient et rencontrer les besoins humains qu'il détermine aussi, un nouveau système de production doit retrouver la dimension personnelle et communautaire. La personne, la cellule de base conjuguent de façon optimale l'efficacité et l'autonomie : c'est seulement à leur échelle que se déterminera le besoin humain dont la production sociale est réalisable.&lt;br /&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;blockquote&gt;Qu'il se déplace ou qu'il demeure, l'homme a besoin d'outils. Il en a besoin pour communiquer avec autrui comme pour se soigner. L'homme qui chemine et prend des simples n'est pas l'homme qui fait du cent sur l'autoroute et prend des antibiotiques. Mais chacun ne peut tout faire par soi et dépend de ce que lui fournit son milieu naturel et culturel. L'outil et donc la fourniture d'objets et de services varient d'une civilisation à l'autre.&lt;br /&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;blockquote&gt;L'homme ne se nourrit pas seulement de biens et de services, mais de la liberté de façonner les objets qui l'entourent, de leur donner forme à son goût, de s'en servir avec et pour les autres. Dans les pays riches, les prisonniers disposent souvent de plus de biens et de services que leur propre famille, mais ils n'ont pas voix au chapitre sur la façon dont les choses sont faites, ni droit de regard sur ce qu'on en fait. Dégradés au rang de consommateurs-usagers à l'état pur, ils sont privés de convivialité.&lt;br /&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;blockquote&gt;J'entends par convivialité l'inverse de la productivité industrielle. Chacun de nous se définit par relation autrui et au milieu et par la structure profonde des outils qu'il utilise. Ces outils peuvent se ranger en une série continue avec, aux deux extrêmes, l'outil dominant et l'outil convivial. Le passage de la productivité à la convivialité est le passage de la répétition du manque à la spontanéité du don. La relation industrielle est réflexe conditionné, réponse stéréotypée de l'individu aux messages émis par un autre usager, qu'il ne connaîtra jamais, ou par un milieu artificiel, qu'il ne comprendra jamais. La relation conviviale, toujours neuve, est le fait de personnes qui participent à la création de la vie sociale. Passer de la productivité à la convivialité, c'est substituer à une valeur technique une valeur éthique, à une valeur matérialisée une valeur réalisée. La convivialité est la liberté individuelle réalisée dans la relation de production au sein d'une société dotée d'outils efficaces. Lorsqu'une société, n'importe laquelle, refoule la convivialité en deçà d'un certain niveau, elle devient la proie du manque; car aucune hypertrophie de la productivité ne parviendra jamais à satisfaire les besoins créés et multipliés à l'envi.&lt;br /&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;blockquote&gt;Ivan Illich, La convivialité, p 28.&lt;/blockquote&gt;&lt;/span&gt;     2.  L'autre mamelle à laquelle s'abreuve la décroissance est la bio-économie. Discipline développée par l'économiste américain d'origine roumaine &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Nicholas_Georgescu-Roegen"&gt;Nicholas Georgescu-Roegen&lt;/a&gt; : Wikipedia dit:&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Jugeant l'économie libérale classique beaucoup trop mécaniste, &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Nicholas_Georgescu-Roegen" title="Nicholas Georgescu-Roegen"&gt;Nicholas Georgescu-Roegen&lt;/a&gt; met en lumière la contradiction entre la deuxième loi de la &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Thermodynamique" title="Thermodynamique"&gt;thermodynamique&lt;/a&gt;, la loi de l'&lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Entropie" title="Entropie"&gt;entropie&lt;/a&gt; - c'est-à-dire la dégradation de l'énergie et de la matière - , des ressources naturelles utiles à l'humanité - et une croissance économique sans limites. Il appelait pour sa part à une décroissance économique - certains parlent aujourd'hui de &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9croissance_soutenable" title="Décroissance soutenable"&gt;décroissance soutenable&lt;/a&gt; - pour tenir compte de la loi physique de l'entropie. Il associe au processus économique non plus une valeur immatérielle mais de la matière et de l'énergie qui se dégradent de manière irréversible, passant d'une entropie basse à une entropie haute lors des différents processus de transformation. De la même manière qu'un glaçon ayant fondu dans un verre ne redeviendra jamais un glaçon, un ordinateur ne pourra jamais revenir à la matière première qui a été utilisée pour le constituer et l'énergie utilisée pour le construire ne pourra plus jamais être utilisée.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;/span&gt;Voici un extrait d'un de ses livres, paru sous le titre La décroissance et &lt;a href="http://classiques.uqac.ca/contemporains/georgescu_roegen_nicolas/georgescu.html"&gt;disponible librement &lt;/a&gt;&lt;a href="http://classiques.uqac.ca/contemporains/georgescu_roegen_nicolas/georgescu.html"&gt;ici&lt;/a&gt; au format pdf:&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Il y a plusieurs leçons à tirer de cette analyse. La première, c'est que la lutte économique de l'homme se concentre sur la basse entropie de son environnement. La seconde, c'est que la basse entropie de l'environnement est rare, dans un sens différent de la rareté de la terre au sens de Ricardo. Cette dernière et les dépôts de charbon sont certes disponibles l'un et l'autre en quantités limitées. Mais ce qui fait-la différence, c'est que le charbon ne peut être utilisé qu'une seule fois. Et en réalité, c'est la Loi de l'Entropie qui explique pourquoi une machine (et même un organisme biologique) finit par s'user et doit être remplacée par une nouvelle machine, ce qui signifie une ponction supplémentaire de basse entropie dans l'environnement. Le fait de puiser constamment dans les ressources naturelles n'est pas sans incidence sur l'histoire. Il est même, à long terme, l'élément le plus important du destin de l'humanité. Par exemple, c'est en raison du caractère irrévocable de la dégradation entropique de la matière-énergie que les peuples originaires des steppes asiatiques, dont l'économie était fondée sur l'élevage du mouton, commencèrent leur grande migration au début du premier millénaire de notre ère. De même, la pression à laquelle étaient soumises les ressources naturelles a joué, sans aucun doute, un rôle dans d'autres migrations, y compris celles des Européens vers le Nouveau Monde. Il est possible que les efforts prodigieux pour atteindre la lune correspondent aussi à l'espoir plus ou moins conscient de trouver l'accès à des sources nouvelles de basse entropie. C'est aussi en raison de la rareté particulière de la basse entropie dans l'environnement que, dès l'aube de l'histoire, l'homme a continuellement cherché à inventer des moyens susceptibles de mieux capter la basse entropie. Dans la plupart des inventions humaines - quoique non point dans toutes - on peut voir se dessiner une meilleure économie de basse entropie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rien ne saurait donc être plus éloigné de la vérité que l'idée du processus économique comme d'un phénomène isolé et circulaire ainsi que le représentent les analyses tant des marxistes que des économistes orthodoxes. Le processus économique est solidement arrimé à une base matérielle qui est soumise à des contraintes bien précises. C'est à cause de ces contraintes que le processus économique comporte une évolution irrévocable à sens unique. Dans le monde économique, seule la monnaie circule dans les deux sens d'un secteur économique à l'autre (bien que, à la vérité, même la monnaie métallique s'use lentement de sorte que son stock doit être continuellement réapprovisionne par prélèvement dans les dépôts de minerais). À la réflexion, il apparaît donc que les économistes des deux obédiences ont succombé au pire fétichisme économique, le fétichisme de la monnaie.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/blockquote&gt;On peut débattre de plusieurs choses au sujet de la décroissance:&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;ol style="text-align: justify;"&gt;&lt;li&gt;le bilan écologique actuel est-il fiable ? (l'inventivité de la nature ne trouverait-elle pas une solution ?)&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;la décroissance est-elle la seule solution ? (on pense au développement durable et à toutes les nuances qui s'étendent du développement durable à la décroissance)&lt;/li&gt;&lt;li&gt;la notion de progrès qualitatif humain, mis en avant par l'écologie politique dans son ensemble, est-elle réactionnaire ?&lt;/li&gt;&lt;li&gt;la décroissance est-elle un malthusianisme ?&lt;/li&gt;&lt;/ol&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La question 1/ ne fait plus trop débat, depuis la parution du rapport du GIEC, dont voici la &lt;a href="http://www.lesechos.fr/medias/2007/0202//300139305.pdf"&gt;synthèse en anglais&lt;/a&gt; et une &lt;a href="http://www.manicore.com/documentation/serre/GIEC.html"&gt;contextualisation très complète&lt;/a&gt; en français (d'un ingénieur-conseil auteur de livres sur le sujet).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.decroissance.org/images/dev_durable.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 211px; height: 276px;" src="http://www.decroissance.org/images/dev_durable.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Affiche narquoise sur le développement par le site decroissance.org&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;La question 2/ focalise la plupart des débats "sérieux" autour du thème de la décroissance, et les termes de son débat se trouvent par exemple &lt;a href="http://www.politis.fr/article1804.html"&gt;ici&lt;/a&gt;, &lt;a href="http://www.alternatives-economiques.fr/site/221_004.html"&gt;là&lt;/a&gt; ou encore &lt;a href="http://www.nuesblog.com/?230/L-obscure-lubie-des-objecteurs-de-croissance"&gt;à cet endroit&lt;/a&gt;. On peut également écouter &lt;a href="http://www.nuesblog.com/?220/Interview-d-Alain-Lipietz-depute-europeen-Vert#comms"&gt;ici&lt;/a&gt; &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Alain_Lipietz"&gt;Alain Lipietz&lt;/a&gt; (qui, en plus de son engagement politique, est un chercheur réputé sur ces sujets) à ce sujet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les questions 3/ et 4/ sont autrement intéressantes, et vont être bientôt débattues.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;mailto:ulrich.from.cacanie@gmail.com&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/36391491-2039218774059133373?l=le-derviche-fou.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://le-derviche-fou.blogspot.com/feeds/2039218774059133373/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=36391491&amp;postID=2039218774059133373' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36391491/posts/default/2039218774059133373'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36391491/posts/default/2039218774059133373'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://le-derviche-fou.blogspot.com/2007/03/un-systme-fini-face-une-demande-infinie.html' title='Un système fini face à une demande infinie'/><author><name>Le derviche fou</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13722696301839179305</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-36391491.post-3334195206279302338</id><published>2007-03-03T14:46:00.000+01:00</published><updated>2007-03-11T20:06:16.894+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Politique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Elections'/><title type='text'>Le programme de Bayrou</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://membres.lycos.fr/bayroupresident/unhommepresqueparfait.jpeg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 206px; height: 284px;" src="http://membres.lycos.fr/bayroupresident/unhommepresqueparfait.jpeg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Tout d'abord, un article rapide d'un économiste proche du PS : &lt;a href="http://philippeaskenazy.blogs.nouvelobs.com/archive/2007/03/05/promenade-dans-les-propositions-de-bayrou.html"&gt;Le vrai visage de Bayrou.&lt;/a&gt;&lt;a href="http://philippeaskenazy.blogs.nouvelobs.com/archive/2007/03/05/promenade-dans-les-propositions-de-bayrou.html#trackbacks"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;Ensuite, rappelons certains des votes significatifs récemment effectués par l'UDF, décompte effectué dans &lt;a href="http://www.josebove2007.org/spip/spip.php?page=article_pdf&amp;id_article=145"&gt;cet article&lt;/a&gt; :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;p class="spip"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Ci-dessous quelques uns des votes de Bayrou ces dernières années sur des textes significatifs. Vous pouvez retrouver le détail (comme pour tous les députés) sur le site mon-depute.com en sélectionnant Bayrou. Il n’a ainsi jamais voté contre une seule des lois répressives et il a voté la majorité des lois antisociales. Il a aussi voté pour les lois du lobby agricole et celle du lobby nucléaire. Par ailleurs en ce qui concerne l’assurance maladie, l’UDF est pour le "panier de soins".&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Depuis 2 ans l’UDF a souvent pris l’habitude de se diviser en "trois parties" sensiblement égales au moment des votes. Ainsi quand Bayrou annonce que l’UDF va voter contre un texte de loi présenté par le gouvernement, il faut en fait traduire par 1/3 votera contre, 1/3 pour, et le dernier tiers s’abstiendra : centriste quoi &lt;img alt=":-P" title=":-P" class="no_image_filtrer" src="http://www.josebove2007.org/spip/plugins/tweak_spip/img/smileys/tire_la_langue.png" height="20" width="21" /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Mon expérience en les côtoyant à l’AN me les fait ranger dans la catégorie "libéraux pour l’économie" "démocrates chrétiens" pour le social et réactionnaire sur les moeurs ! Je pense que ce sont des vérités qu’il faut dire à toutes celles et ceux qui se laissent charmer par le côté "3ème homme" de Bayrou dans l’élection présidentielle.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Projet de loi, adopté par le Sénat, relatif à la prévention de la délinquance : ABSTENTION&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Projet de loi relatif à l’immigration et à l’intégration : ABSTENTION&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Projet de loi relatif au retour à l’emploi et au développement de l’emploi : POUR&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Projet de loi relatif à la lutte contre le terrorisme et portant dispositions diverses relatives à la sécurité et aux contrôles frontaliers : POUR&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Projet de loi d’orientation agricole : POUR&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;strong class="spip"&gt;Projet de loi d’orientation pour l’avenir de l’école (dit Loi Fillon) : ABSTENTION&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;strong class="spip"&gt;Projet de loi, adopté par le Sénat, de programmation pour la cohésion sociale (dit loi Borloo) : POUR&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;strong class="spip"&gt;Projet de loi d’orientation sur l’énergie : POUR&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Projet de loi relatif à la formation professionnelle tout au long de la vie et au dialogue social  POUR&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Projet de loi portant décentralisation en matière de revenu minimum d’insertion et créant un revenu minimum d’activité : POUR&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;strong class="spip"&gt;Projet de loi portant réforme des retraites  POUR&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;strong class="spip"&gt;Projet de loi pour la sécurité intérieure POUR&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;strong class="spip"&gt;Etude de Martine Billard, députée verte de Paris&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="spip"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;strong class="spip"&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;mailto:ulrich.from.cacanie@gmail.com&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/36391491-3334195206279302338?l=le-derviche-fou.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://le-derviche-fou.blogspot.com/feeds/3334195206279302338/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=36391491&amp;postID=3334195206279302338' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36391491/posts/default/3334195206279302338'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36391491/posts/default/3334195206279302338'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://le-derviche-fou.blogspot.com/2007/03/le-programme-de-bayrou.html' title='Le programme de Bayrou'/><author><name>Le derviche fou</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13722696301839179305</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-36391491.post-5615542962062962739</id><published>2007-02-26T22:19:00.000+01:00</published><updated>2007-03-11T20:19:03.214+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='antisémitisme'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Palestine'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Israël'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='judaïsme'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Réflexions'/><title type='text'>Judaité et israélité</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;!--field: --&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;/span&gt;Article paru Le nouvel esprit utopique&lt;br /&gt; no 45-46 –2006/3-4 &lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span class="contentcol2"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;      &lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;br /&gt;Judéité et israélité : une identification abusive      &lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;" class="contentcol5aut"&gt; &lt;!--field: Auteur--&gt;&lt;br /&gt;Jean Liberman&lt;span class="appel_note" id="Cairn_no1"&gt;   [*]&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="para1"&gt; &lt;span class="lettrinne"&gt;A&lt;/span&gt;vec la persistance de la politique de colonisation et la crise existentielle sans précédent qui prévaut en Israël, le débat récurrent opposant valeurs juives authentiques et valeurs israéliennes se voulant monopolisatrices a retrouvé une actualité aiguë. À preuve, le déchaînement de certaines plumes communautaires inconditionnelles ou affiliées suite à la publication récente de l’opuscule du philosophe Alain Badiou, &lt;i&gt;Portées du mot « juif »&lt;/i&gt;. Accusé d’antisémitisme et de négationnisme, n’aurait-il pas en vérité commis un sacrilège crucial : mettre en cause l’utilisation sacralisée du signifiant « juif » (à ses yeux « &lt;i&gt;glorieux&lt;/i&gt; ») par un État qui ne se veut délibérément « juif » que pour couvrir ainsi sa politique d’hégémonie anti-palestinienne ? Une démystification de plus en plus partagée par les « nouveaux historiens » israéliens mais aussi par d’importantes figures sionistes, rejetant comme non-juif l’ultra-nationalisme suicidaire d’Israël... dont le retour d’une judéophobie européenne est l’une des néfastes conséquences. Pourtant, une « révision déchirante » est peut-être en cours.&lt;/p&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="para"&gt;Le nom « juif » n’équivaut pas historiquement à celui d’Israélien et sa captation par le dit « État juif » n’est ni acceptable, ni innocente. Pour avoir tenté de le démontrer dès les années 1980, puis dans une série de textes réunis dans son opuscule &lt;i&gt;Portées du mot juif&lt;/i&gt;&lt;span class="contentcol7_notes" id="Cairn_no2"&gt; [1]&lt;/span&gt;, le bien connu philosophe Alain Badiou&lt;span class="contentcol7_notes" id="Cairn_no3"&gt; [2]&lt;/span&gt; aurait-il transgressé d’affreux tabous ? Littéralement traîné dans la boue (« &lt;i&gt;antisémite pervers&lt;/i&gt; », « &lt;i&gt;diabolique&lt;/i&gt; », « &lt;i&gt;scélérat&lt;/i&gt; ») non seulement par les plumitifs institutionnels de l’officielle « communauté juive » comme Antoine Spire ou Meïr Weintrater (directeur de &lt;i&gt;L’Arche&lt;/i&gt;), mais au-delà par tels collaborateurs du &lt;i&gt;Monde&lt;/i&gt; (Roger-Pol Droit, Frédéric Nef) et des &lt;i&gt;Temps Modernes&lt;/i&gt; (en particulier Eric Marty), la violence insultante de ses détracteurs, autant que leur mauvaise foi patente, évoquent étrangement celle pratiquée autrefois par les apparatchiks staliniens du PC… voire aujourd’hui par les fidèles, anti-blasphémateurs de Mahomet. Quel est ce vent de panique qui soufflerait tout à coup dans ce pré carré ?&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="para"&gt;En quoi donc consisterait, si l’on s’en réfère au texte, « &lt;i&gt;l’insoutenable perfidie&lt;/i&gt; », selon l’expression de Frédéric Nef, de ce penseur d’envergure, co-fondateur du Collège international de philosophie, héritier de Sartre et d’Althusser, qui se situe certes à l’extrême gauche, et aux yeux duquel « &lt;i&gt;la philosophie n’existe que si elle prend en charge le vif du contemporain&lt;/i&gt; » dans ce qu’il peut avoir d’universel ?&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="para"&gt;Il s’agit en substance d’un débat critique sur le statut de sacralité acquis par le prédicat « juif » et ses corollaires néfastes touchant Israël. Foncièrement opposé à tout antisémitisme, d’où qu’il vienne, Badiou fie au contraire « &lt;i&gt;l’histoire glorieuse&lt;/i&gt; » des Juifs (de Spinoza à Freud), à un universalisme authentique qu’il fait d’ailleurs remonter philosophiquement à la pensée du juif christianisé Saint Paul de Tarse.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="para"&gt;Mais à partir du moment où, avec la Shoah, le signifiant « juif » a été rendu exceptionnel et sacré, Badiou considère qu’il ne saurait, en bon universalisme, être compatible avec une transcendance communautaire fermée, étatique ou nominale, quelle qu’elle soit.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="para"&gt;Ainsi, alors que la Shoah, « &lt;i&gt;destruction (située) des Juifs d’Europe&lt;/i&gt; » par le nazisme, selon son meilleur historien Raul Hillberg, s’est transformée en une sacralisation victimaire juive décontextualisée, elle a pu être instrumentalisée par ses héritiers, notamment par les chefs d’État israéliens, sanctifiant ainsi leur oppression coloniale du peuple palestinien.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="para"&gt;Et ce partisan d’un « &lt;i&gt;Palestine binationale&lt;/i&gt; », « &lt;i&gt;laïque et démocratique&lt;/i&gt; », de contester dès lors à Israël le nom médiatisé « &lt;i&gt;d’État juif&lt;/i&gt; ». « &lt;i&gt;La politique de conquête, de liquidation des Palestiniens est la plus grave menace&lt;/i&gt;, dit-il, &lt;i&gt;sur le nom juif&lt;/i&gt;. », en rappelant que c’est Hitler qui a fait du nom « juif », « &lt;i&gt;l’emblème noir de sa politique de conquête universelle&lt;/i&gt; ».&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="para"&gt;Si l’on n’est guère tenu d’adhérer à tel ou tel positionnement politique, que l’on peut juger utopique, du philosophe, il semble bien en revanche que le déchaînement inouï que son ouvrage a suscité permet de soupçonner qu’il a mis le doigt sur une plaie toujours vive. La rage calomniatrice de ses inquisiteurs, l’accusant d’antisémitisme et même de négationnisme, atteint ainsi significativement ses sommets sous la plume d’Eric Marty&lt;span class="contentcol7_notes" id="Cairn_no4"&gt; [3]&lt;/span&gt; évoquant le « &lt;i&gt;mythe&lt;/i&gt; » (!) de Sabra et Chatila… pour illustrer le respect par Israël du droit international, systématiquement ignoré pourtant par l’État hébreu, notamment depuis 1967. En vérité, une telle mobilisation aussi venimeuse de ces « inconditionnels » ne peut que nous interpeller : quel sacrilège majeur aurait donc commis le philosophe ? Au-delà de la mise en question courante de la politique coloniale d’Israël, n’aurait-il pas commis le péché d’atteinte à la mystification toujours opératoire qui l’accompagne : l’identification du judaïsme et de la Shoah à une politique israélienne dès lors sacralisée ? Mais l’hystérie de ses ennemis n’a-t-elle pas atteint ce paroxysme que dans la mesure du danger présent ? Car cette mise en lumière fondamentale, et peut-être salutaire, loin d’être isolée, est plus actuelle et justifiée aujourd’hui que jamais à maints égards.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="para"&gt;Loin en effet d’être une pure question de philosophie politique, la thèse de Badiou s’inscrit non seulement au cœur d’une évolution résistible d’Israël qui l’a amené, sous le signe de Sharon, à l’une de ses plus graves crises politiques et morales, mais elle lui a redonné une étonnante actualité. Car cette thématique, nullement neuve d’ailleurs, plonge jusqu’aux sources mêmes de la naissance et des orientations nationalistes premières d’Israël, devenues, malgré leur contestation rémanente, hégémoniques et conquérantes. Il est frappant ainsi de voir combien l’espèce d’anathème qui frappe le « goy » Badiou mais aussi son amie juive Cécile Winter (auteure d’une annexe titrée toujours à propos du mot « juif » : « &lt;i&gt;signifiant-maître des nouveaux Aryens&lt;/i&gt; ») rappelle la condamnation féroce, éliminatoire, de la grande philosophe juive et même sioniste à l’époque, Hannah Arendt, suscitée au début des années 1960 par son fameux reportage : &lt;i&gt;Eichman à Jérusalem. La banalité du mal&lt;/i&gt;, de la part des tenants du discours officiel. Or il s’agissait déjà pour l’auteur des &lt;i&gt;Origines du totalitarisme&lt;/i&gt; de désacraliser à la fois la monstruosité de l’ordonnateur d’Auschwitz, à ses yeux ordinaire « petit bureaucrate » aux ordres, mais aussi de la Shoah, comme produit non transcendant d’une histoire circonstanciée, celle du nazisme. Mais l’éreintement qu’elle subit – jusqu’au reproche d’indulgence vis-à-vis des bourreaux nazis – a plus d’un point commun avec « l’affaire Badiou ». En effet, en tant que sioniste engagée, avant même la création d’Israël, Hannah Arendt préconisait alors, au sein du mouvement Brith Shalom, la fondation, non d’un État juif exclusif, mais d’une Palestine binationale dans le respect des droits mutuels des deux peuples. Elle était d’ailleurs loin d’être la seule dans la gauche sioniste de l’époque, avec autour d’elle des penseurs comme Martin Buber, à recommander la « &lt;i&gt;Palestine laïque et démocratique&lt;/i&gt; » souhaitée par Badiou. Position qui ne fut certes pas étrangère à sa rapide rupture avec le sionisme grandissant, de séparation et de puissance, symbolisé par un Ben Gourion, et dont elle redoutait de façon prémonitoire les sombres conséquences d’avenir. Ainsi, dès 1948, dans son article : « Pour sauver le foyer national juif. Il est encore temps »&lt;span class="contentcol7_notes" id="Cairn_no5"&gt; [4]&lt;/span&gt;, elle s’élevait contre un État juif sans relation de coopération pacifique avec les Arabes et prévoyait le pire : flambées de haine et d’antisémitisme, s’il se mettait dans la dépendance d’un État étranger. Contestant les conceptions de l’historien Gershom Scholem qui l’accusait de « &lt;i&gt;manquer d’amour pour Israël&lt;/i&gt; », elle estimait que l’histoire juive n’était pas fondamentalement différente de celle des autres peuples, ne relevait pas d’un quelconque espace sacré et qu’elle ne devait comme juive que de « &lt;i&gt;s’occuper de lui trouver sa place dans sa contribution à l’humanité.&lt;/i&gt; »&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="para"&gt;Mais on ne saurait séparer ce souci d’universalisme et d’humanisme des composantes du judaïsme de son temps, dans lequel le courant sioniste nationaliste resta longtemps minoritaire mais bien immergé. On sait qu’au sein des millions de juifs du « yiddishland » de l’Est, à l’aube du &lt;span class="petitecap"&gt;xx&lt;/span&gt;&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; siècle, les courants révolutionnaires, communistes ou bundistes et leurs grandes figures dominaient la scène, étroitement liés au grand mouvement qui déboucha sur la révolution de 1917. Et bien qu’imprégnés d’un sentiment national spécifique, les juifs épousaient les grands idéaux d’émancipation humaine du moment&lt;span class="contentcol7_notes" id="Cairn_no6"&gt; [5]&lt;/span&gt;, et la synagogue elle-même, sauf quelques minorités, s’opposait au sionisme. Il est vrai qu’avec les « alyah » (mouvements d’émigration vers Israël) successives, la colonisation sioniste en Palestine s’accrut aux débuts du &lt;span class="petitecap"&gt;xx&lt;/span&gt;&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; siècle en réaction directe à l’antisémitisme et aux pogromes tsaristes ; mais ce fut l’extermination des Juifs par le nazisme, surnommée hébraïquement Shoah qui, pour l’essentiel, conduisit à la fondation de l’État d’Israël. Cependant, cette ultime victoire du sionisme tenait sa légitimité d’une décision démocratique des Nations unies conditionnée par la création à son côté d’un État palestinien. Aussi bien, à défaut de Palestine laïque et démocratique rêvée par beaucoup, le binationalisme judéo-arabe, congénital à l’origine du pays, n’a rien de scandaleux.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="para"&gt;Incontestablement cependant, la création d’un État pour les Juifs au Proche-Orient parallèlement au maintien d’une diaspora largement majoritaire exigeait des réévaluations, pas seulement sémantiques, du rapport entre État et diaspora. Les Juifs du monde devaient-ils renoncer à leurs propres valeurs cosmopolites pour s’assujettir aux impératifs d’État israéliens, comme le voulaient les institutions sionistes ? Et l’État d’Israël, en dépit des raccourcis médiatiques, restait-il bien synonyme de juif selon l’acception passée du terme ? On se retrouvait là au fond dans la problématique soulevée par Badiou, fidèle quant à lui à sa conception « glorieuse » d’un judaïsme de Spinoza à Freud. Mais il n’était pas le seul, y compris chez les juifs.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="para"&gt;Déjà le sociologue Georges Friedman, dans son &lt;i&gt;Israël, fin du peuple juif ?&lt;/i&gt;&lt;span class="contentcol7_notes" id="Cairn_no7"&gt; [6]&lt;/span&gt; posait crûment le problème dès les années 1960, mais sur la base d’une enquête qui visait à établir les rapports réels entre les deux mentalités : celle de la génération « sabra », « l’homme nouveau » natif d’Israël, et celle de jeunes Juifs américains en visite d’études. Or le hiatus entre judéité et israélité lui paraissait déjà profond sur divers plan. Ainsi ces Juifs diasporiques ressentaient-ils moins une attraction avec l’esprit sabra qu’une dissociation avec les traits de leur propre judaïcité, doublée d’une attitude négative inverse des jeunes Israéliens. Chez ces derniers, le désir tout simple d’une « vie normale » tranchait avec la stimulante « inquiétude juive » ancestrale des premiers et s’accompagnait de plus à leur égard d’un certain mépris – largement inculqué – pour les juifs victimaires qui se seraient « laissés égorger comme un troupeau » durant la Shoah. L’auteur constate en substance les contradictions de départ entre le caractère universaliste de l’esprit juif « &lt;i&gt;depuis Moïse et les prophètes&lt;/i&gt; » avec les tendances nationalistes et religieuses régnantes… qui ne feront que croître. Il attribue ces dernières à une éducation fortement militarisée et techniciste et remet finalement en cause au nom de son humanisme la soi-disant « centralité » israélienne. Il constate aussi le délitement des valeurs socialisantes pionnières incarnées par les kibboutzim. La question du clivage des valeurs entre diaspora et Israël était lucidement posée. Mais le débat, ouvert à l’époque, sera rapidement tranché par l’histoire. Non seulement du fait de la guerre de 1948 provoquée par le « refus arabe » d’Israël mais par les orientations de celui-ci, conquérantes et d’élimination palestinienne, inspirées déjà par un Ben Gourion.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="para"&gt;Contrairement aux mythes propagés par la propagande israélienne sur l’exode soi-disant volontaire ou inspiré par les dirigeants arabes de centaines de milliers de Palestiniens allant s’échouer dans les camps, les « nouveaux historiens israéliens » ont montré, quelques décennies plus tard, archives à l’appui, que pour l’essentiel il s’agissait d’une expulsion délibérée.&lt;span class="contentcol7_notes" id="Cairn_no8"&gt; [7]&lt;/span&gt; Elle fut à l’origine de la spirale des conflits israélo-arabes qui ensanglantèrent la région, pour prendre des dimensions ouvertement colonisatrices avec le messianisme du « Grand Israël » dont la guerre « des Six jours » en 1967 fut le nouveau départ. Une constante demeurait. L’historienne israélienne Idith Zertal, dans &lt;i&gt;La nation et la mort. La Shoah dans le discours et la politique d’Israël&lt;/i&gt;&lt;span class="contentcol7_notes" id="Cairn_no9"&gt; [8]&lt;/span&gt;, a implacablement démontré comment ces conflits ont quasiment toujours été justifiés par « l’État juif » à travers le recours à une manipulation systématique de l’histoire juive concernant le génocide. Auschwitz sorti de son contexte européen et nazi, la société israélienne ne s’est pas seulement définie dans une relation mortifère comme héritière et rédemptrice de la Shoah ; elle n’a pas seulement pratiqué le « &lt;i&gt;Ein Breira&lt;/i&gt; » (« Pas le choix ») : Auschwitz ou la victoire, dans ses guerres avec les Arabes (naturalisés « nazis ») ; elle a fait d’une Shoah sacralisée et sionisée le rempart et la seule alternative de survie d’Israël face à un monde uniformément défini comme hostile et antisémite. À la différence, remarquons-le, d’un Raul Hillberg, le magistral historien de « la destruction des Juifs d’Europe », estimant que le mot hébreu et opaque « Shoah » n’était pas adéquat pour désigner ce qu’il qualifiait clairement de « &lt;i&gt;judéocide&lt;/i&gt; », donc de monstruosité humaine et reproductible qui précéda l’existence d’Israël.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="para"&gt;C’est dans cette aura de sacralité que purent être dissimulés les premiers crimes de guerre, avec massacres dans les villages de centaines de civils palestiniens désarmés, lors desquels s’illustra un certain Ariel Sharon ; plus largement occultée fut la sinistre coopération durant la Shoah de dirigeants sionistes avec les nazis (procès Kastner) pour l’évacuation de quelques privilégiés tout en facilitant ainsi l’extermination globale. Mais ces manquements multiples à une quelconque éthique juive, critiqués comme tels à l’époque, s’amplifieront plus tard avec la colonisation des territoires occupés et la répression déchaînée qui accompagna les Intifadas. Ils ont complètement éloigné Israël de ses premiers idéaux d’émancipation humaine et l’ont finalement plongé aujourd’hui dans une inextricable crise morale suscitant en retour de cinglantes condamnations éthiques juives, souvent sionisantes d’ailleurs.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="para"&gt;Pour l’éminent historien de gauche Zeev Sternhell évoquant « &lt;i&gt;l’actuelle décomposition intellectuelle et morale&lt;/i&gt; » du pays&lt;span class="contentcol7_notes" id="Cairn_no10"&gt; [9]&lt;/span&gt; due à la colonisation, le Parti travailliste pionnier n’aurait eu en réalité pour « &lt;i&gt;horizon véritable qu’un nationalisme ombrageux et tribal&lt;/i&gt; ». Faute d’« &lt;i&gt;une idéologie rationaliste ancrée dans les Lumières [à laquelle il relie le sionisme initial], la gauche israélienne a laissé le champ libre à un autre sionisme : celui du sang et du sol.&lt;/i&gt; » Le célèbre théologien et savant israélien Yeshaiaou Leibowicz, fervent croyant à l’ancienne et critique farouche de l’occupation et de l’annexion des territoires occupés après 1967, considérait qu’« &lt;i&gt;Israël, s’il a renouvelé l’indépendance politique juive n’est pas un État juif dans le sens d’État du judaïsme mais un régime profane emprunté à la tradition juive.&lt;/i&gt; »&lt;span class="contentcol7_notes" id="Cairn_no11"&gt; [10]&lt;/span&gt; Mais le pire vient toujours de l’intérieur : c’est avec son article explosif « La révolution sioniste est morte »&lt;span class="contentcol7_notes" id="Cairn_no12"&gt; [11]&lt;/span&gt; qu’un homme d’État israélien, Avraham Burg, sioniste « pur sucre » puisque président de l’Agence juive et de la Knesseth, portait le plus cruellement le fer dans la plaie de ce qu’il appelait l’échec et la « &lt;i&gt;fin de l’aventure sioniste&lt;/i&gt; »… Et ceci en fonction même de l’infidélité d’« &lt;i&gt;Israël, devenu à [ses] yeux synonyme d’oppression et d’injustice, aux valeurs antiques du judaïsme : la soif de justice et des dirigeants soumis à la morale civique, tous deux disparus.&lt;/i&gt; » Conclusion : « &lt;i&gt;Nous aurons demain un État juif méconnaissable et haïssable&lt;/i&gt; »… à moins, tempère-t-il, « &lt;i&gt;du rejet total de tout grand Israël&lt;/i&gt; », qui conduit à de « &lt;i&gt;nouveaux goulags&lt;/i&gt; ».&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="para"&gt;Mais l’enjeu de ces dérives ultra-nationalistes de la politique israélienne, validée mondialement par des États-Unis de plus en plus déconsidérés, ne pouvait rester confiné au Proche-Orient. La réémergence dans les années 2000 d’un nouvel antisémitisme judéophobe, surtout focalisé, comme en France, dans les milieux issus de l’immigration arabo-musulmane en fut, aux yeux de tout observateur honnête&lt;span class="contentcol7_notes" id="Cairn_no13"&gt; [12]&lt;/span&gt;, l’un des effets les plus néfastes. Étrange ruse de l’histoire que de voir l’État &lt;i&gt;des&lt;/i&gt; juifs – selon Herzl – et non l’État juif, censé offrir le refuge et la sécurité rêvés aux juifs du monde, reproduire un demi-siècle plus tard les maux qui motivèrent sa fondation ! Mais les causes principales de cette judéophobie n’étaient pas seulement, à l’heure de la mondialisation, la transmission visualisée, par la télévision ou le Net, des exactions anti-palestiniennes de Tsahal. La confusion, instrumentalisée, Israël = Juif y joua jusqu’aujourd’hui un rôle à la fois spontané (on l’a vu), mais aussi provoqué. Provoqué en premier lieu par les relais institutionnels des soi-disant « communautés juives », nullement représentatives, mais relayant systématiquement et sans réserve – depuis toujours et plus que jamais en France et ailleurs – la propagande des gouvernants israéliens quels qu’ils soient. Ainsi ses &lt;i&gt;leaders&lt;/i&gt; – avec l’appui de ses intellectuels « organiques » – s’employèrent-t-ils ici à gonfler un antisémitisme hélas banalisé mais limité et combattu, allant jusqu’à prôner ouvertement avec le Consistoire « &lt;i&gt;l’identification des Juifs à Israël&lt;/i&gt; ». Elles permirent ainsi l’immixtion malencontreuse dans l’hexagone d’un Ariel Sharon, Premier ministre fort mal renseigné appelant les juifs de France à quitter immédiatement leur pays afin d’échapper à « &lt;i&gt;un antisémitisme déchaîné&lt;/i&gt; ». Ce qui lui valut, entre autres, la cinglante riposte d’un intellectuel juif français, pourtant communautaire, le professeur Freddy Raphaël qui n’hésita pas à stigmatiser le « &lt;i&gt;négationnisme&lt;/i&gt; » de Sharon.&lt;span class="contentcol7_notes" id="Cairn_no14"&gt; [13]&lt;/span&gt; « &lt;i&gt;En voulant enfermer&lt;/i&gt;, écrivit-il, &lt;i&gt;les Juifs de France dans une identité ethnico-religieuse séparée de la « société des citoyens », Sharon s’est employé délibérément à nier l’aventure spécifique du franco-judaïsme. […]Le projet sioniste&lt;/i&gt;, ajoutait-il, &lt;i&gt;a été trahi par ceux qui ont établi la maison d’Israël sur la non-reconnaissance de l’autre&lt;/i&gt;. »&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="para"&gt;C’est bel et bien la légitimité proclamée d’un peuple-nation, assise sur des persécutions séculaires et les valeurs civilisatrices propres de l’histoire juive (de Moïse à Spinoza et H. Arendt), fondements réels de la création d’Israël, que le déchaînement nationaliste et messianique des gouvernants israéliens ne cesse de compromettre. Il sape ainsi les bases de sa reconnaissance globale en fonction d’une politique qui, dans le cadre de la mondialisation actuelle, générateur d’un intégrisme islamique croissant, encourt le risque d’être à terme suicidaire. Aussi n’est-il pas étonnant que des fidèles d’Israël, sionistes « bon teint », sonnent l’alerte, prescrivant explicitement le retour aux valeurs vraiment juives : celles d’une diaspora déchirée, appelée à s’échapper de sa subordination de fait, via les « communautés » pour venir conforter un autre Israël. Ainsi du franco-israélien Théo Klein, ancien président du CRIF, qui s’interroge&lt;span class="contentcol7_notes" id="Cairn_no15"&gt; [14]&lt;/span&gt; : « &lt;i&gt;Sommes-nous sortis du ghetto où les chrétiens nous ont enfermés pour entrer dans celui où nous nous enfermons nous-mêmes ? […] Nous devons&lt;/i&gt;, dit-il, &lt;i&gt;être dignes des idéaux de liberté et de fraternité illustrés par les prophètes d’Israël… qui sont aussi le pain commun des démocrates.&lt;/i&gt; »&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="para"&gt;Au moment où l’Israël de l’après Sharon et du face à face avec l’intégriste Hamas s’enlise de plus en plus dans une politique aussi dangereuse pour lui-même que pour la diaspora, les appels d’un Elie Barnavi, historien « progressiste » se voulant « &lt;i&gt;sioniste impénitent&lt;/i&gt; » (ambassadeur d’Israël en France demeuré en place sous Sharon), paraissent symptomatiques de la révision déchirante peut-être en cours. Face au danger vital que représente à ses yeux la poursuite de la politique « sharonienne »&lt;span class="contentcol7_notes" id="Cairn_no16"&gt; [15]&lt;/span&gt;, et l’effondrement d’une gauche israélienne « décomposée » ne croyant plus, sauf combats mineurs, qu’en « &lt;i&gt;la force armée&lt;/i&gt; », il préconise un retournement d’attitude vis-à-vis de la diaspora réelle (non communautaire). « &lt;i&gt;Les temps sont terribles&lt;/i&gt; », dit le diplomate qui (autocritique ou réalisme tardif ?) affirme que « &lt;i&gt;l’éthique d’Israël, comme de n’importe quel État, ne peut être fondée sur l’oppression d’un autre peuple… quels que soient les errements de l’autre camp.&lt;/i&gt; » Et de reconnaître enfin que la « &lt;i&gt;diaspora est le seul allié inconditionnel d’Israël&lt;/i&gt; », et non les États-Unis. D’où sa remise en cause capitale du « &lt;i&gt;dogme du Centre et de la Périphérie&lt;/i&gt; », les Juifs de la diaspora ayant été traités dès les débuts comme des « &lt;i&gt;supplétifs&lt;/i&gt; ». Rappelant la négation de la diaspora qui a prévalu dans le passé israélien, il est indispensable, écrit-il, de « &lt;i&gt;rééquilibrer les rapports&lt;/i&gt; » entre Israël et une diaspora sortant de sa « &lt;i&gt;vassalisation communautaire&lt;/i&gt; ».&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="para"&gt;Paroles d’avenir. Quand l’« &lt;i&gt;État juif&lt;/i&gt; » ne mérite effectivement plus ce qualificatif face aux croissants désaveux diasporiques ou internes, il est urgent de dissiper la confusion néfaste et entretenue entre judéité et israélité. ●&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;[*] Journaliste, écrivain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[1] A. Badiou, Circonstances : Tome 3, portées du mot juif, Lignes, 2005. Se référer aussi à Mouvements, « Le sionisme est-il mort ? », n° 33-34, mai-août 2004.         &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[2] Dernier ouvrage paru, Le siècle, Paris, Éditions du Seuil, 2005.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[3] Les temps modernes, novembre-décembre 2005.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[4] Cité dans l’ouvrage de l’historienne israélienne I. Zertal, La nation et la mort. La Shoah dans le discours et la politique d’Israël, Paris, La Découverte, 2004.        &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[5] Voir A. Brossat et S. Klingsberg, Le yiddishland révolutionnaire, Paris, Balland, 1983.   [6] Coll. Idées, Gallimard, 1965.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[7] Voir entre autres D. Vidal et J. Algazy, Le péché originel d’Israël, Paris, Les éditions de l’Atelier, 2002.         &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[8] Op. cit. Voir la critique de cet ouvrage par I. Löwy, Mouvements n° 38, mars-avril 2005.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[9] Aux origines d’Israel. Entre nationalisme et socialisme, Paris, Gallimard, coll. Folio Histoire, 2004.         &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[10] Voir entre autres Repenser Israël, Paris, Autrement, 1993.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[11] Le Monde, 11.09.2003.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[12] M. Wieviorka, La tentation antisémite : haine des juifs dans la France d’aujourd’hui, Paris, Robert Laffont, 2005.        &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[13] Le Monde, 28.09.2004.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[14] Le guetteur, Paris, Plon, 1997.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[15] Lettre ouverte aux juifs de France, Paris, Stock, 2002.&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;mailto:ulrich.from.cacanie@gmail.com&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/36391491-5615542962062962739?l=le-derviche-fou.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://le-derviche-fou.blogspot.com/feeds/5615542962062962739/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=36391491&amp;postID=5615542962062962739' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36391491/posts/default/5615542962062962739'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36391491/posts/default/5615542962062962739'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://le-derviche-fou.blogspot.com/2007/02/judait-et-isralit.html' title='Judaité et israélité'/><author><name>Le derviche fou</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13722696301839179305</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-36391491.post-3491752214692880962</id><published>2007-02-26T10:20:00.000+01:00</published><updated>2007-03-11T20:07:59.615+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Stratégie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Politique'/><title type='text'>Le gouvernement irakien envisage de concéder son pétrole aux entreprises occidentales</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.nosorog.rs.sr/30-franck-irak-oil.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 206px; height: 206px;" src="http://www.nosorog.rs.sr/30-franck-irak-oil.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href="http://www.courrierinternational.com/article.asp?obj_id=69662"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;IRAK • Les sociétés étrangères se préparent à exploiter le pétrole&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;"Finalement, c'était cela l'objectif de la guerre en Irak ? Alors que le nombre de soldats américains morts dans ce pays vient de franchir le seuil des 3 000, &lt;a href="http://news.independent.co.uk/world/middle_east/article2132574.ece"&gt;une enquête de l'Independent on Sunday&lt;/a&gt; révèle que le gouvernement irakien serait sur le point d'adopter une loi accordant aux compagnies pétrolières occidentales des droits  d'exploitation pour les trente prochaines années."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les réserves pétrolières de l'Irak, estimées à quelque 115 milliards de barils, sont les troisièmes au monde et, "comme l'avait souligné le vice-président américain Dick Cheney en 1999 alors qu'il était  encore à la tête de Halliburton, une multinationale qui fournit des  services aux entreprises d'exploitation pétrolière, le Moyen-Orient est la clé pour assurer l'approvisionnement en pétrole du monde", rappelle le journal britannique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le projet de loi qui doit être présenté au Parlement irakien dans les prochains jours devrait introduire des accords de partage de production (PSA). Cela permettrait à des sociétés comme la britannique BP, l'anglo-néerlandaise Shell ou les américaines Exxon et Chevron de signer des contrats de trente ans pour extraire le brut irakien, poursuit le journal. "Les PSA sont des contrats en vertu desquels le pays producteur reste propriétaire de son pétrole tout en cédant une part de la production aux compagnies étrangères qui financent les investissements pour ce qui concerne le forage, l'exploitation et l'acheminement du pétrole extrait. Le recours aux PSA serait une première pour un pays moyen-oriental producteur de pétrole."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Selon The Independent on Sunday, les compagnies étrangères pourraient retenir entre 60 ou 70 % des revenus pétroliers irakiens, "jusqu'à ce que leurs investissements de départ soient couverts". La norme est de 40 %. Par la suite, elles retiendraient 20 %, contre 10 % normalement. Selon des spécialistes, cette différence s'expliquerait par l'instabilité et l'insécurité qui règnent dans le pays, note encore le journal. "Actuellement l'Irak produit près de 2 millions de barils/jour. On est loin des 3,5 millions de barils produits avant la guerre". &lt;/div&gt;&lt;tt&gt;&lt;/tt&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;a href="http://news.independent.co.uk/world/middle_east/article2132574.ece"&gt;WHAT THEY SAID&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;   "Oil revenues, which people falsely claim that we want to seize,&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;  should be put in a trust fund for the Iraqi people"&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;   Tony Blair; Moving motion for war with Iraq, 18 March 2003&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;   "Oil belongs to the Iraqi people; the government has... to be good&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;  stewards of that valuable asset "&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;   George Bush; Press conference, 14 June 2006&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;   "The oil of the Iraqi people... is their wealth. We did not [invade&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;  Iraq] for oil "&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;   Colin Powell; Press briefing, 10 July 2003&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;   "Oil revenues of Iraq could bring between $50bn and $100bn in two or&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;  three years... [Iraq] can finance its reconstruction"&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;   Paul Wolfowitz; Deputy Defense Secretary, March 2003&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;   "By 2010 we will need [a further] 50 million barrels a day. The&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;  Middle East, with two-thirds of the oil and the lowest cost, is&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;  still where the prize lies"&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;   Dick Cheney; US Vice-President, 1999&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;          &lt;/blockquote&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;mailto:ulrich.from.cacanie@gmail.com&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/36391491-3491752214692880962?l=le-derviche-fou.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://le-derviche-fou.blogspot.com/feeds/3491752214692880962/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=36391491&amp;postID=3491752214692880962' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36391491/posts/default/3491752214692880962'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36391491/posts/default/3491752214692880962'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://le-derviche-fou.blogspot.com/2007/02/le-gouvernement-irakien-envisage-de.html' title='Le gouvernement irakien envisage de concéder son pétrole aux entreprises occidentales'/><author><name>Le derviche fou</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13722696301839179305</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-36391491.post-3200648893184479730</id><published>2007-02-26T09:33:00.000+01:00</published><updated>2007-03-11T20:08:09.204+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Stratégie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Politique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Elections'/><title type='text'>Ségolène Royal : un phénomène marketing</title><content type='html'>&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Un article intéressant &lt;a href="http://www.strategies.fr/magazine/article.php?cle_page=39704"&gt;paru dans le mensuel Stratégies&lt;/a&gt;, qu'on ne peut que trouver interpellant.&lt;/span&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/7/72/Meeting_Royal_2007_02_06_n12.jpg/450px-Meeting_Royal_2007_02_06_n12.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 133px; height: 176px;" src="http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/7/72/Meeting_Royal_2007_02_06_n12.jpg/450px-Meeting_Royal_2007_02_06_n12.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:130%;" &gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:130%;" &gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:130%;" &gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:130%;" &gt;Enquête                                                                                                &lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;                                                                               &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Ségolène Royal, naissance d'une « lovemark »                                                                                   Elle s'est imposée aux hiérarques de son parti pour être désignée candidate PS à la présidentielle. Sous les convictions, le marketing.                                  &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;La gazelle a battu les éléphants et conduira le PS à la bataille présidentielle en 2007. Elle n'était pourtant pas favorite. Alain Duhamel, vieil observateur de la politique, l'avait même totalement zappée de son livre Les Prétendants, paru en janvier 2006. En politique comme dans l'univers des marques, le succès n'est au rendez-vous que si l'offre rencontre une demande solvable. Comment Ségolène Royal a-t-elle fait pour s'imposer et créer cette préférence jusqu'à devenir une « lovemark », celle qui construit de la fidélité irrationnelle, selon le concept de l'agence Saatchi &amp; Saatchi ? Quatre clés, en guise de réponse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;                      &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Être à l’écoute de l’opinion            &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;« Lessivier de la presse ». Dans les années quatre-vingt, c'était le reproche adressé à Axel Ganz, qui osait, dans un univers d'intuition, recourir au marketing. Pour Ganz, « la presse doit innover pour réussir, mais en partant des besoins fondamentaux des clients ». En politique, Ségolène Royal semble avoir appliqué cette stratégie de la demande. « Elle a toujours eu le goût des études sur la vie et l'opinion des Français, rappelle Isabelle Mandraud, dans un article du Monde (08/11/06) justement titré " L'opiniomane ". La candidate socialiste, un œil sur les sondages, un autre sur les médias, explique sa popularité par sa proximité avec la société. » Elle demande même aux maires de lui remonter les mots des gens. Elle ne dit pas « pouvoir d'achat » mais « vie chère », pas « école » mais « carte scolaire ». Les études et le terrain la nourrissent. Qu'y apprend-elle ? Que 69 % des Français déclarent n'avoir confiance ni en la droite ni en la gauche pour gouverner le pays, que 32 % refusent le clivage gauche/droite (1) et qu'il existe une porosité de celui-ci sur la sécurité, l'école ou les 35 heures (2). Que la crise de confiance touche aussi les marques, qui réagissent par le désir, l'innovation et de nouveaux modes relationnels fondés sur la cocréation (2). Que les Français veulent de la reconnaissance et de l'écoute. Quant aux militants du Parti socialiste, traumatisés par l'échec de Jospin en 2002 et le non au référendum en 2005, ils attendent une alternative les conduisant à la victoire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;                      &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Incarner le renouvellement&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Ségolène Royal n'est pas novice en politique. Énarque, à l'Élysée sous Mitterrand, trois fois ministre, tombeuse en 2004 du Poitou-Charentes, alors fief de Raffarin, elle est de la génération des éléphants et la compagne de François Hollande, le patron du PS. « Pourtant, elle est considérée comme n'ayant pas de passé, observe Laurent Habib, président d'Euro RSCG C &amp; O, conseiller de Dominique Strauss-Kahn. Sa liberté de ton, son rapport particulier à la parole publique lui permettent d'incarner le changement. » Brice Teinturier, directeur général adjoint de TNS Sofres, confirme : « Elle est l'incarnation d'une demande de renouvellement et témoigne, comme Sarkozy, de l'émergence d'un nouveau leadership présidentiel. » Sa méthode va consister à prendre le PS par l'extérieur, en s'appuyant sur les militants et l'opinion. Elle fait écho à la crise du politique en proposant la démocratie « participative ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bingo ! Le « 2.0 » est la tendance du moment et, comme le souligne Vincent Feltesse au PS, « Internet est un outil qui permet aux outsiders d'émerger, comme ce fut le cas du non au référendum ». Desirdavenir.org est lancé en marge du PS. Natalie Rastoin, directrice générale d'Ogilvy France, pointe que ce n'est pas un blog personnel, mais un forum participatif, et se défend que « désir d'avenir » sonne comme un slogan publicitaire. « C'est repris d'un discours sur l'Europe, justifie l'amie conseillère. Ségolène ne veut pas d'une communication qui serait en décalage avec son parcours, ses actes et son discours. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Philippe Lentschener, président de Publicis France, conseiller de Laurent Fabius, lui, se désole : « Ségolène, c'est Meetic et Orange. Elle met les gens en contact, leur dit que c'est " open " et leur fait croire qu'ils coproduisent la politique. Elle n'offre que de l'immédiateté, de l'émotion. Et après ? »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour incarner le renouveau, la franc-tireuse va plus loin, plus fort. « Ségolène a construit son territoire de marque sur la proximité, la capacité d'écoute et le dialogue, décrypte le communicant Thierry Saussez. Puis,il lui fallait incarner une autorité et un style. Là, elle est allée sur le terrain de Sarkozy. » Ce sera l'ordre juste, les 35 heures, le blairisme, en rupture avec la doxa socialiste. Pour Bruno Cautrès, du Cevipof (Centre d'études de la vie politique française), « la structure d'opinion se prête à ce discours iconoclaste ». Elle incarne alors la rupture, quand Sarko se contente d'en faire un slogan. « C'est d'une grande cohérence, observe Stéphane Fouks, directeur général d'Euro RSCG France (qui a conseillé Lionel Jospin en 2002). Ségolène Royal a toujours été progressiste sur le terrain social, et conservatrice sur le plan moral. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;                      &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Fabriquer de la notoriété&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Quand elle était ministre, Ségolène commençait ses réunions par un : « Qu'est-ce qui intéresse la presse, aujourd'hui ? » Elle a très tôt mis en scène son enfance, façon Vipère au poing [roman d'Hervé Bazin]. En 1992, pour son accouchement, elle orchestre un reportage dans Paris Match . En 2005, c'est dans ce magazine que ses « camarades » apprendront ses intentions présidentielles. Son coup de maître ? Le Chili, où elle part en janvier 2006 soutenir la candidate socialiste Michelle Bachelet, élue présidente depuis, quand les éléphants se recueillent sur la tombe de François Mitterrand, à Jarnac. On retiendra l'image passéiste des hommes du PS face à celle d'une femme dans l'action et l'avenir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les médias réalisent très vite que Ségolène Royal fait vendre. Ils alimentent avec les sondeurs la « segomania », nourrie par un plan de communication redoutable : une formule choc et polémique par intervention, ce qui oblige les autres prétendants PS à réagir en permanence à ses propos. Ce sera sa force lors des trois débats télévisés des primaires. C'est elle qui crée l'événement, attire les foules et oblige la presse à se déplacer : son équipe a parfaitement assimilé la méthode Sarkozy. Le plus inédit, c'est que cette popularité construite auprès de l'opinion va s'imposer aux militants. Les nouveaux adhérents « à 20 euros » votent à 80 % pour elle, mais ne font pas seuls les 60 % qu'elle obtient au premier tour de la primaire socialiste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;                      &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Devenir une icône            &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;« Et puis, c'est une femme, ça change ! », entend-on de-ci, de-là. On allait l'oublier : Segolène est une femme. À plusieurs facettes. Celle de Marie-Ségolène, fille de militaire née dans une famille catholique austère, et « mère sévère », comme le dit le lacanien Charles Melman (Le Monde, 08/12/06). Celle de la femme active, émancipée, mère de quatre enfants, qui écrit son destin dans un univers politique machiste. Elle compose aussi un rôle plus « royal », proche du « peuple » (un terme de son vocabulaire), défendant une « République du respect » chère à Tony Blair. À la une des journaux, après sa victoire, Ségolène avait de faux airs de Lady Di, autre « princesse du peuple », entourée de ses sujets. « Je n'ai pas besoin de parler pour faire du bruit », dit-elle. À cinquante-trois ans, relookée et, séduisante, elle rayonne, sourire Colgate. Dans le journal Information dentaire (08/11/06), le praticien Alain Amzalag évoque son « état d'autosidération face à l'adhésion massive qu'elle suscite depuis sa transformation esthétique ». Il suppose une « intervention orthognathique du menton », dite « chirurgie du rajeunissement », et « un traitement orthodontique » pour « réaligner les dents ». D'autres relèvent une dimension « christique » dans ses tenues blanches et son discours empreint de religiosité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est tout cela, une « lovemark », selon le concept défini par Kevin Roberts, patron de Saatchi &amp;amp; Saatchi : une marque unie à son client par un lien émotionnel et non plus rationnel, fondé sur deux sentiments très humains. D'une part, le respect reconnu à la performance, la confiance et la réputation. D'autre part, l'amour entretenu par la sensualité, l'intimité et une part de mystère. L'analogie avec Ségolène Royal est troublante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(1) Baromètre politique français (2006-2007), Cevifop-ministère de l'Intérieur.      (2) État de l'opinion 2005 et 2006, TNS Sofres.&lt;blockquote&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;&lt;span class="txt_une"&gt;&lt;h5 class="txt_une"&gt;&lt;/h5&gt;&lt;/span&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;mailto:ulrich.from.cacanie@gmail.com&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/36391491-3200648893184479730?l=le-derviche-fou.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://le-derviche-fou.blogspot.com/feeds/3200648893184479730/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=36391491&amp;postID=3200648893184479730' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36391491/posts/default/3200648893184479730'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36391491/posts/default/3200648893184479730'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://le-derviche-fou.blogspot.com/2007/02/sgolne-royal-un-phnomne-marketing.html' title='Ségolène Royal : un phénomène marketing'/><author><name>Le derviche fou</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13722696301839179305</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-36391491.post-9131524507906204226</id><published>2007-02-25T18:11:00.000+01:00</published><updated>2007-03-11T20:08:27.014+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Politique'/><title type='text'>Nouvelles rafles à Casablanca</title><content type='html'>&lt;div id="ColonneDroite" class="Interieur"&gt;&lt;div id="Titre"&gt;            &lt;/div&gt;              &lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://www.migreurop.org/article1045.html"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:100%;" &gt;Nouvelles rafles à Casablanca (copyright Migreurop)&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;     &lt;/div&gt;&lt;div id="Corps" class="TexteNoir"&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;       &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="Auteurs"&gt;             &lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span class="Date"&gt;| publié le 31 janvier 2007 |&lt;br /&gt;      &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;    &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;       &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;" id="Chapo"&gt;        &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;       &lt;/div&gt;&lt;div id="Texte" class="Texte"&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;    &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="spip"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Après les rafles de fin décembre où 400 personnes ont été arrêtées et abandonnées à la frontière avec l’Algérie, de nouvelles arrestations de migrants se sont déroulées dans la nuit du 30 au 31 janvier, essentiellement à Casa.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="spip"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Elles concernent une centaine de personnes dont des demandeurs d’asile  et des réfugiés, qui sont actuellement en « cellule de refoulement » à  Oujda dans l’attente d’être laissées à la frontière algérienne.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="spip"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;La situation devient de plus en plus difficile à Oujda où, d’après les  militants sur place, les refoulements en plus petit nombre n’ont pas  cessé depuis les rafles de décembre.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="spip"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;La crainte de nouvelles rafles est bien présente dans les quartiers de  Rabat où vivent les migrants et où, selon de nombreux témoignages la  surveillance policière et l’identification des lieux d’habitation des  migrants sont très actives.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;/div&gt;                          &lt;/div&gt;   &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;mailto:ulrich.from.cacanie@gmail.com&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/36391491-9131524507906204226?l=le-derviche-fou.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://le-derviche-fou.blogspot.com/feeds/9131524507906204226/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=36391491&amp;postID=9131524507906204226' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36391491/posts/default/9131524507906204226'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36391491/posts/default/9131524507906204226'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://le-derviche-fou.blogspot.com/2007/02/nouvelles-rafles-casablanca.html' title='Nouvelles rafles à Casablanca'/><author><name>Le derviche fou</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13722696301839179305</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-36391491.post-1654109186662889888</id><published>2007-02-25T17:40:00.000+01:00</published><updated>2007-03-11T20:26:37.743+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='islam'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='antisémitisme'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Palestine'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Politique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Israël'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Réflexions'/><title type='text'>L'accusation d'antisémitisme</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.atheisme.org/mahomet1.jpeg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 221px; height: 178px;" src="http://www.atheisme.org/mahomet1.jpeg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Caricature dans le lot à l'origine de la polémique&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;Tout a déjà été dit sur le conflit israélo-palestinien - et nul doute qu'à nouveau, tout le sera. Un article posté sur le site aloufok.net (pour un mouvement démocratique arabe), écrit par l'ancien responsable diplomatique AFP du monde arabo-musulman, chargé de l'information, a le mérite de poser avec clarté les tours et détours d'une histoire qui parvient à faire des arabes les juifs de 1930.&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;strong class="spip"&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;p class="spip"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;De l'accusation d'antisémitisme comme arme de dissuasion. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Gilad Shalit, Arno Klarsfeld..... De la confusion des genres&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="spip"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Le mutisme est complet sur ce point, refoulé au tréfonds du subconscient national, un point noir de la conscience, telle une consigne implicite, comme la marque d’une connivence entre la classe politique française et la communauté journalistique.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="spip"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Le sujet fâche, car il fait tâche. Au risque de s’exposer à l’accusation d’antisémitisme, il importe toutefois d’assumer le risque de troubler la bonne conscience léthargique occidentale pour la placer face à ses responsabilités, tant il est vrai que la solidarité avec Israël, pour légitime qu’elle puisse être pour de larges secteurs de l’opinion occidentale, ne saurait occulter le débat de fond que cette question pose tant au niveau du droit que de la morale.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="spip"&gt;&lt;a href="http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=3285"&gt;Lire la suite...&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;&lt;p class="spip"&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;mailto:ulrich.from.cacanie@gmail.com&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/36391491-1654109186662889888?l=le-derviche-fou.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://le-derviche-fou.blogspot.com/feeds/1654109186662889888/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=36391491&amp;postID=1654109186662889888' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36391491/posts/default/1654109186662889888'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36391491/posts/default/1654109186662889888'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://le-derviche-fou.blogspot.com/2007/02/laccusation-dantismitisme.html' title='L&apos;accusation d&apos;antisémitisme'/><author><name>Le derviche fou</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13722696301839179305</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-36391491.post-322563331211000613</id><published>2007-02-18T18:11:00.001+01:00</published><updated>2007-03-11T20:09:56.193+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Philosophie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Réflexions'/><title type='text'>Introduction à la modernité philosophique (II) - Anno Domini : Birth of a nation</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://dneiwert.blogspot.com/uploaded_images/Birth%20of%20a%20Nation-712594.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 225px; height: 188px;" src="http://dneiwert.blogspot.com/uploaded_images/Birth%20of%20a%20Nation-712594.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;em&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_0"&gt;Birth&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_1"&gt;of&lt;/span&gt; a Nation, &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_2"&gt;D.W&lt;/span&gt;. &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_3"&gt;Griffith&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;p align="justify"&gt;Le film éponyme de &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_4"&gt;Griffith&lt;/span&gt;, grand classique du muet, indique tout un programme : candeur d'un récit qui revendique ses origines ; aujourd'hui, ce classique a cessé de clamer son Mal. Nous purgés, ce Mal n'est plus, qui hantait les bobines, et nous pensons aux fieffés primitifs de l'année 1916. Pourtant, par un pernicieux contrepoint, nous sommes hantés par la présence du passé au coeur du jour, et par le doute que les clichés de &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_5"&gt;Griffith&lt;/span&gt; sur la race ne reproduiraient en fait que le retour de l'&lt;em&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_6"&gt;infracassable&lt;/span&gt; noyau de nuit&lt;/em&gt; qui permit la naissance des nations, vieux reste inextinguible du mécompte de la modernité, part maudite inavouable - ce qu'on appelle le péché originel de ce film, avec sa double filiation, technique-cinématographique, et politique.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;Le Mal est une trace, et &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_7"&gt;cettre&lt;/span&gt; trace reconduit à l'instauration sanglante des &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_8"&gt;Etats&lt;/span&gt;. La violence sédimente quelque part, et son refoulement (nous dit d'ailleurs &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_9"&gt;Freud&lt;/span&gt;), c'est l 'histoire de nos civilisations. &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_10"&gt;S'imaginerait-on&lt;/span&gt; du reste que cette loi qui vient effacer celle qui précéda l'unité vint jamais sans heurts ? Cette violence toujours présente, est pourtant là, que nous n'osons &lt;em&gt;échanger &lt;/em&gt;contre une monnaie moins vile. &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_11"&gt;Anno&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_12"&gt;Domini&lt;/span&gt; : à la division, succèdent et doivent succéder le silence des vaincus et la Loi des seigneurs. Que solder, et comment ?&lt;/p&gt;&lt;ol&gt;&lt;li&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Solde de tous comptes : &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;" class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_13"&gt;Ethique&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;, &lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;" class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_14"&gt;Kant&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt; avec &lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;" class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_15"&gt;Sade&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ol&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le problème philosophique du Mal n'est pas léger : et pourtant, les philosophes l'ont rarement su traiter. Le grand rêve de la philosophie a longtemps été de supprimer le Mal : le supprimer comme problème.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La réponse kantienne est connue ; elle est un bon exemple de cette "neutralisation" du Mal. &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_16"&gt;Kant&lt;/span&gt; veut montrer que celui qui choisit le Mal radical y a une responsabilité qui excède son inclination naturelle. Son irresponsabilité est précisément sa responsabilité : &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_17"&gt;impouvoir&lt;/span&gt; de la Raison face à la sensibilité en l'homme. Il y a là bien entendu une transcendance du Mal : logé dans l'être sensible, le Mal est à sa façon inné, et donc dans un rapport d'extériorité face à l'entendement. Cependant, si le Mal est le &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_18"&gt;corrélat&lt;/span&gt; d'un &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_19"&gt;impouvoir&lt;/span&gt; de la Raison, sa transcendance n'est pas pure, elle est même trompeuse puisqu'elle est mêlée d'une dépendance. L'intention du Bien est adoptée par le libre arbitre comme maxime de l'action, et doit l'être par ceci qu'elle est en accord avec la Raison pratique, et d'elle découlera l'évitement du Mal. Le "problème" soulevé par cette argumentation, c'est bien entendu qu'il faut être convaincu que la Raison pratique est telle qu'à son examen, seule une maxime universelle de l'action sur le modèle de l'impératif catégorique kantien peut naître :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_20"&gt;Peux-tu&lt;/span&gt; vouloir aussi que ta maxime devienne une loi universelle ? Si tu ne le peux pas, la maxime est à rejeter, et cela en vérité non pas à cause d'un dommage qui peut en résulter pour toi ou même pour d'autres, mais parce qu'elle ne peut pas trouver place comme principe dans une législation universelle possible. (&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_21"&gt;Kant&lt;/span&gt;, Fondements de la métaphysique des moeurs, traduction V. &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_22"&gt;Delbos&lt;/span&gt;)&lt;/blockquote&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;Or, Sade apparaît là comme une réplique à Kant, voire, comme la vérité de l'éthique kantienne. Cette piste a été soulevée à de nombreuses reprises, que ce soit par Adorno et Horkheimer, Klossowski ou Lacan. Sade, dans le pamphlet &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Français, encore un effort si vous voulez être républicains&lt;/span&gt;, l'énonce ainsi :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;« J’ai le droit de jouir de ton corps, &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_30"&gt;dirai-je&lt;/span&gt; à qui me plaît, et ce droit, je l’exercerai, sans &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_31"&gt;qu&lt;/span&gt;’aucune limite m’arrête dans le caprice des exactions que j’aie le goût d’y assouvir ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/blockquote&gt;Quel est donc le fil infime, qui fait passer du &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_32"&gt;Kant&lt;/span&gt;, désirant voir chez chacun toujours une fin et jamais un moyen, au dit &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_33"&gt;sadien&lt;/span&gt; ? Quel chemin, de la réalité de l'éthique à la vie dans le fantasme ? Accepter d'être pour les autres un objet, en exigeant qu'ils soient un objet pour moi, au gré de ma volonté, c'est rester étonnamment près de la morale kantienne, et s'en éloigner radicalement. Car ce n'est pas là une défaillance du jugement qui fournit le Mal : c'est la raison elle-même. Son sommeil n'enfante plus les monstres, mais ses mains viennent les tisser. Comme le dit &lt;a href="http://aejcpp.free.fr/lacan/1962-09-00.htm"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_34"&gt;Lacan&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; :&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;blockquote&gt;"Tout jugement sur l’ordre infâme qui introniserait notre maxime est donc indifférent en la matière, qui est de lui &lt;sup&gt;(296) &lt;/sup&gt;reconnaître ou de lui refuser le caractère d’une règle recevable comme universelle en morale, la morale depuis &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_35"&gt;Kant&lt;/span&gt; reconnue pour une pratique inconditionnelle de la raison."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;/span&gt;Si le droit à la jouissance absolue s'autorise symétriquement de la loi morale, c'est donc à restaurer la transcendance du Bien face au Mal que doit s'atteler la philosophie, et s'éloigner "des limites de la simple raison". A ce titre, les romantiques et leurs descriptions baroques d'un Mal transcendant indiquent une voie plus fructueuse, et plus voisine aussi de la spiritualité, que cette envie permanente de fonder dans l'universalité de la raison notre conduite - qui trouve son avatar terminal dans le &lt;span style="font-style: italic;"&gt;consensus&lt;/span&gt; habermassien - envie qui, par une subtile dialectique (celle des Lumières dans le livre éponyme d'Horkheimer et Adorno, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;La dialectique des Lumières&lt;/span&gt;) partage avec le fantasme plus qu'une proximité : le rêve démesuré de tout s'assujettir. C'est ainsi qu'avec les Lumières s'annoncerait la volonté totalitaire (parce que la raison s'immisce alors dans l'administration totale du monde) d'incarner les Idées ("apporter la civilisaition et l'ordre de la raison universelle aux barbares), et la vie dans le fantasme concomittante : le fascisme, comme Pasolini, transposant Sade dans la république finissante de Mussolini, le montre dans &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Salo ou les 120 journées de Sodome. &lt;/span&gt;L'expression "vie dans le fantasme" montre l'opération sadienne : à la Loi, à l'interdit, substituer le désir de puissance ; ainsi les nazis se sont-ils élevés contre ce qui pouvait diminuer leur puissance et faire d'eux des faibles (dont la morale, l'amour, etc.). Ce glissement infime a ceci de pervers que, sous les dehors presque "innocents" des idées, il passe tout à fait inaperçu : Leibniz nous dit :&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;blockquote&gt;Jusqu'ici, nous n'avons parlé qu'en simples Physiciens maintenant, il faut s'élever à la métaphysique, en nous servant du Grand principe qui porte que rien ne se fait sans raison suffisante, c'est-à-dire que rien n'arrive sans qu'il seroit possible à celuy qui connoitroit assés les choses, de rendre une raison qui suffise pour déterminer pourquoi il en est ainsi et non pas autrement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;/span&gt;Le caractère compulsif du besoin de fonder sort du calcul leibnizien du &lt;span style="font-style: italic;font-size:100%;" &gt;principium reddendae rationis&lt;/span&gt; (le principe de raison suffisante). On doit rendre la raison. Si ce principe existe, quelqu'un doit rendre la raison comme on rend la justice. On ne rend pas justice comme on donne un cadeau : il n'y a pas d'altérité de celui à qui on rend la raison. On nie la trancendance du Bien : le sage ne rend pas la raison pour le Bien, mais parce qu'il est principiellement raisonnable pour lui de le faire, parce qu'il suit en cela le fondement de la règle ; il y a un impératif catégorique du maître (celui qui sait) à arraisonner le monde. Du coup n'y a-t-il pas non plus de transcendance du Bien, puisque le Bien n'est pas fait en son nom. Faire rendre raison, c'est être civilisé : on rend raison comme on naît (est). Le pouvoir (du maître qui se présente comme messager de la vérité) et la dette (à l'égard de ses engagements) qui entrent dans ce Faire sont forclos, mis à l'écart : le discours de l'universalité, tour à tour métaphysique, humaniste, scientifique et culturel, n'est jamais, comme tel, "un discours", mais présente toujours les motifs qui l'animent et les contraintes qui l'obligent comme insignifiantes face à la Raison : combien d'enfants se voient-ils répliqués "c'est pour ton bien" ? ou les choses retrouvent un "ordre naturel" des races, etc. Le Bien n'est pas là comme tel, parce que quelqu'un croit au Bien et veut le faire advenir ; on ne cherche pas son Bien : toute intentionnalité est rendue inapparente, il y a le maître qui dit le vrai et l'élève, le barbare ou l'ignorant (le citoyen ?) qui écoute ; l'intellectuel est alors à l'avant-garde de la révolution... Le Mal, et sa possibilité tentatrice, ne sont pas là non plus : on chercherait en vain un Je affirmant une moralité  personnelle chez la plupart des philosophes. Le Mal n'est pas en nous, contre lequel nous devons nous efforcer, il est étranger à celui que la Raison raisonneuse a lavé plus blanc que blanc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le problème n'est donc pas seulement éthique : il est ontologique. La disposition du Mal à être en nous ne devrait pas être là comme un "virus" contre le "logiciel" de la rationalité, contrairement à ce que prétend le discours de ce qu'on pourrait appeler Surmodernité (pour faire un mix malheureux entre Surmoi et modernité).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est pour cela aussi qu'Hannah Arendt dans &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Les origines du totalitarisme&lt;/span&gt; trouve dans l'enfantement bourgeois de l'impérialisme au nom de la rationalité un vivier pour le totalitarisme : la même racine impure en infecte le développement, dans la prise de parole au nom des autres et pour leur Bien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://mandjaro.blogspirit.com/images/medium_chronos.2.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 97px; height: 145px;" src="http://mandjaro.blogspirit.com/images/medium_chronos.2.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Chronos, Gaya&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;mailto:ulrich.from.cacanie@gmail.com&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/36391491-322563331211000613?l=le-derviche-fou.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://le-derviche-fou.blogspot.com/feeds/322563331211000613/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=36391491&amp;postID=322563331211000613' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36391491/posts/default/322563331211000613'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36391491/posts/default/322563331211000613'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://le-derviche-fou.blogspot.com/2007/02/introduction-la-modernit-philosophique_18.html' title='Introduction à la modernité philosophique (II) - Anno Domini : Birth of a nation'/><author><name>Le derviche fou</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13722696301839179305</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-36391491.post-8927502846594481896</id><published>2007-02-18T14:41:00.000+01:00</published><updated>2007-09-29T12:42:24.638+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Littérature'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Culture'/><title type='text'>Venise et l'Orient</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.lemondedesarts.com/images/Carpaccio7.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 220px; height: 189px;" src="http://www.lemondedesarts.com/images/Carpaccio7.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;L'exposition Venise et l'Orient n'est pas surprenante. Elle n'a rien non plus d'exceptionnel au regard des expositions organisées à l'Institut de Monde Arabe. Dès lors, d'où lui vient un tel succès ? Il n'y a rien à reprocher à la préparation et au parcours choisi et proposé par l'expo, parcours concomittant d'une réflexion générale sur l'Orientalisme, ce moment charnière où l'Orient a cessé d'être une mosaïque de figures vivantes pour devenir un répertoire de vignettes et d'images d'Epinal culminant avec les peintures romantiques ou néo-classiques au XIXème siècle ou avec les poésies orientalisantes de Théophile Gaultier ou Leconte de Lisle à Pierre Loti ou Saint-John Perse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qui me laisse un sentiment ambivalent, c'est que malheureusement une telle exposition dont la fonction n'est que de mettre en évidence le basculement du regard de la projection à l'exotisme contribue, contre son but avoué, à figer l'Orient dans un passé lointain, vestige d'une glorieuse histoire qui s'éteint alors que l'Occident prend son envol. Ainsi, on participe à l'amnésie occidentale qui permet la confusion des jugements dès lors qu'on évoque les terres d'islam et au déficit mémoriel, par ailleurs tout à fait infondé historiquement, que les intellectuels arabes ont à l'égard de leur histoire contemporaine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Les Orientales&lt;/span&gt; de Victor Hugo et l'orientalisme :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Le dôme obscur des nuits, semé d'astres sans nombre,&lt;br /&gt;Se mirait dans la mer resplendissante et sombre ;&lt;br /&gt;La riante Stamboul, le front d'étoiles voilé,&lt;br /&gt;Semblait, couchée au bord du golfe qui l'inonde,&lt;br /&gt;Entre les feux du ciel et les reflets de l'onde,&lt;br /&gt;Dormir dans un globe étoilé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On eût dit la cité dont les esprits nocturnes&lt;br /&gt;Bâtissent dans les airs les palais taciturnes,&lt;br /&gt;À voir ses grands harems, séjours des longs ennuis,&lt;br /&gt;Ses dômes bleus, pareils au ciel qui les colore,&lt;br /&gt;Et leurs mille croissants, que semblaient faire éclore&lt;br /&gt;Les rayons du croissant des nuits.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'oeil distinguait les tours par leurs angles marquées,&lt;br /&gt;Les maisons aux toits plats, les flèches des mosquées,&lt;br /&gt;Les moresques balcons en trèfles découpés,&lt;br /&gt;Les vitraux, se cachant sous des grilles discrètes,&lt;br /&gt;Et les palais dorés, et comme des aigrettes&lt;br /&gt;Les palmiers sur leur front groupés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Là, de blancs minarets dont l'aiguille s'élance&lt;br /&gt;Tels que des mâts d'ivoire armés d'un fer de lance ;&lt;br /&gt;Là, des kiosques peints ; là, des fanaux changeants ;&lt;br /&gt;Et sur le vieux sérail, que ses hauts murs décèlent,&lt;br /&gt;Cent coupoles d'étain, qui dans l'ombre étincellent&lt;br /&gt;Comme des casques de géants !&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;   &lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;A Edouard Glissant (&lt;a href="http://www.lehman.cuny.edu/ile.en.ile/paroles/glissant_champ.html"&gt;Un champ d'îles&lt;/a&gt;) et la parole enfin émancipée :&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;[...]&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Toute parole est une terre&lt;br /&gt;  Il est de fouiller son sous-sol&lt;br /&gt;  Où un espace meuble est gardé&lt;br /&gt;  Brûlant, pour ce que l'arbre dit&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;C'est là que dorment les tam-tams&lt;br /&gt;  Dormant ils rêvent de flambeaux&lt;br /&gt;  Leur rêve bruit en marée&lt;br /&gt;  Dans le sous-sol des mots mesurés&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Leur rêve berce dans vos yeux&lt;br /&gt;  Des paniques des maelströms&lt;br /&gt;  Plus agités que la brousse profonde&lt;br /&gt;  Lorsque passe le clair disant&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Beauté sanguine des golfes&lt;br /&gt;  Ô c'est une plaie une plaie&lt;br /&gt;  Où danse le ciel, grave et lent&lt;br /&gt;  De voir des hommes nus et tels&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Et l'île toute enfin repose&lt;br /&gt;  Dans le chaud des maturités&lt;br /&gt;  Mûr est le silence sur la ville&lt;br /&gt;  Mûre l'étoile dans la faim&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;[...]&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;mailto:ulrich.from.cacanie@gmail.com&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/36391491-8927502846594481896?l=le-derviche-fou.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://le-derviche-fou.blogspot.com/feeds/8927502846594481896/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=36391491&amp;postID=8927502846594481896' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36391491/posts/default/8927502846594481896'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36391491/posts/default/8927502846594481896'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://le-derviche-fou.blogspot.com/2007/02/venise-et-lorient.html' title='Venise et l&apos;Orient'/><author><name>Le derviche fou</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13722696301839179305</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-36391491.post-1202912500294296425</id><published>2007-02-18T12:19:00.000+01:00</published><updated>2007-09-29T12:38:21.479+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Cinéma'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Culture'/><title type='text'>Moviz</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://upload.wikimedia.org/wikipedia/en/e/ed/Abettertomorrow.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer; width: 200px;" src="http://upload.wikimedia.org/wikipedia/en/e/ed/Abettertomorrow.JPG" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;A Better Tomorrow&lt;/span&gt; (Ying hung boon sik, John Woo, HK, 1986) ; le film qui a rendu John Woo célèbre. Nullement un chef d'oeuvre, mais quelques points remarquables :&lt;br /&gt;&lt;ol style="text-align: justify;"&gt;&lt;li&gt;tout d'abord, John Woo n'en fait pas trop, et multiplie les effusions virtuoses d'action qui plus tard feront sa "patte" avec moins de lourdeur qu'à l'accoutumée&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;ensuite, la pègre locale est décrite comme en proie à une perte des valeurs qui la liaient encore, dans la modernité, à l'éthique des héros des films de kung-fu ou des films de samuraïs : honneur et dignité se raréfient face à la montée de jeunes premiers qui n'ont d'égard pour rien ni personne&lt;/li&gt;&lt;li&gt;enfin, le scénario : un complot contre  des truands âgés mené par la nouvelle garde ; l'un d'eux à un frère qui travaille dans la police et ignore le CV de son frère, conaissance qui apportera une discorde violente dans leur relation&lt;/li&gt;&lt;li&gt;on oubliera facilement la patine de l'image, très 80s et même très 80s low budget, et la musique disco ; à jeter également, la candeur niaise et crétine de la petite amie du film. 12/20&lt;/li&gt;&lt;/ol&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.fonds-cinema.com/wallpaper/image_2001_266.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer; width: 144px; height: 108px;" src="http://www.fonds-cinema.com/wallpaper/image_2001_266.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Harry Potter and the Goblet of Fire&lt;/span&gt; : correct (9/20), comme &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Spiderman 2 &lt;/span&gt;(9/20) : ni trop d'excès, ni trop de nian-nian, et une certaine efficacité de la construction du récit. Les scènes d'action dans S2 sont époustouflantes, mais gâchées par ce vieux travers des blockbusters, qui consiste à sombrer dans un psychologisme d'une absolue mièvrerie pour donner l'illusion de la profondeur au récit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.bergmanorama.com/gallery2/autumn-1.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 135px; height: 103px;" src="http://www.bergmanorama.com/gallery2/autumn-1.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Sonate d'automne&lt;/span&gt; (Höstsonaten,&lt;i&gt; &lt;/i&gt;Ingmar Bergman, Suède, 1978) : sombre huis clos qu'Ingmar Bergman mène de main de maître, où ressurgissent d'antiques douleurs que n'ont jamais lavé les années, avec une intensité rare. Qui mènerait, oserait une telle fougue aujourd'hui, en portant l'ombre derrière le langage jusque dans la lumière qu'il communique ? 17/20&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.jump-cut.de/pict352.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer; width: 143px; height: 105px;" src="http://www.jump-cut.de/pict352.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;L'Argent&lt;/span&gt; (Robert Bresson, 1983) : lente contagion du mal par l'argent, Moloch invincible ; un jeune homme est accusé à tort de contrefaçon de billets par des gens qui sont eux-mêmes "souillés" par l'avidité, souillure qui s'attachera irrémédiablement à leur victime, dans une fatalité qui ne saurait s'achever que dans une violence libératrice (celle d'un meurtre) qui, comme par inversion, est une libération christique des ressources spirituelles. Paradoxalement, ce film m'a fait penser à &lt;span style="font-style: italic;"&gt;A History of Violence&lt;/span&gt; de David Cronenberg. Les spécificités du cinématographe de Bresson sont au rendez-vous : plans léchés mais simples, sans superflu, d'images et de sons en mouvement, qui vise à profiter des capacités spécifiques de la caméra et non à singer le théâtre, où les acteurs non professionnels doivent être des "personnages" et donner le meilleur d'eux-mêmes. 16/20&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;The New One-Armed Swordsman&lt;/span&gt; (Chang Cheh, China, 1971) : film à succès de la Shaw Brothers, qui a posé les bases d'un nouveau cinéma d'arts martiaux, dans lequel Chang Cheh fait figure de précurseur auguste, avec sa touche personnelle consistant en violence (hémoglobine toc en abondance) et en chorégraphie d'envergure. A la différence d'un certain nombre de film d'arts martiaux, les artistes martiaux protègent ici les faibles contre les potentats locaux et non contre le mandarinat, faisant perdre du même coup au film d'arts martiaux sa fonction d'exutoire politique contre l'Etat centralisateur maoïste fréquente dans beaucoup de films. 1er prix pour le nombre de morts à l'arme blanche. 12/20&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;mailto:ulrich.from.cacanie@gmail.com&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/36391491-1202912500294296425?l=le-derviche-fou.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://le-derviche-fou.blogspot.com/feeds/1202912500294296425/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=36391491&amp;postID=1202912500294296425' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36391491/posts/default/1202912500294296425'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36391491/posts/default/1202912500294296425'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://le-derviche-fou.blogspot.com/2007/02/moviz.html' title='Moviz'/><author><name>Le derviche fou</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13722696301839179305</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-36391491.post-5132047373579889615</id><published>2007-02-14T13:41:00.000+01:00</published><updated>2007-03-11T20:10:13.203+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Politique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Economie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Elections'/><title type='text'>Impossible promesse fiscale</title><content type='html'>&lt;div name="page" id="page" class="titreDoc"&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Article d'opinion paru dans Libération. Je me permets de le reprendre, puisque être lu, c'est bien la fonction d'un article d'opinion, non ? Le mélange des genres discours d'expert / conclusion de militants n'est pas forcément bien venu, mais l'article attire l'attention avec justesse, même si certaines "évidences" ne le sont pas tant que cela.&lt;/div&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;div style="font-weight: bold; color: rgb(255, 0, 0);" name="page" id="page" class="titreDoc"&gt;&lt;br /&gt;Impossible promesse fiscale&lt;/div&gt; &lt;div name="page" id="page" class="infosDoc"&gt;Par Thomas PIKETTY&lt;/div&gt; &lt;div name="page" id="page" class="infosDocEsp"&gt;QUOTIDIEN : lundi 12 février 2007&lt;/div&gt; &lt;div name="page" id="page" class="infosDocEsp"&gt; Thomas Piketty est directeur d'études à l'Ehess.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class="pictosBarDoc"&gt; &lt;input value="0" id="docFontSize" type="hidden"&gt;  &lt;/div&gt; &lt;div style="text-align: justify;" name="page" id="page" class="paragraphDoc"&gt; &lt;div name="page" id="page" class="firstPara"&gt;Parmi les éléments les moins crédibles du programme de Nicolas Sarkozy, la palme revient sans conteste à la promesse de réduire de 4 points de PIB (produit intérieur brut) le taux de prélèvements obligatoires. Pour tous ceux qui n'ont pas la chance rare de patauger quotidiennement dans ce type de statistiques, l'objectif peut sembler abstrait et difficile à évaluer. Après tout, avec un taux global de prélèvements obligatoires en France d'environ 44 % du PIB (sous forme d'impôts, cotisations et diverses taxes), pourquoi ne serait-il pas possible d'envisager une réduction de 4 points ? Pour aider à se faire une idée et comprendre à quel point un tel objectif n'a aucune chance de se réaliser au cours de la prochaine législature, il est utile de rappeler quelques ordres de grandeur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;" name="page" id="page" class="paragraphDoc"&gt;Quatre points de PIB, cela représente, par exemple, davantage que toutes les recettes cumulées de l'impôt sur le revenu, de l'impôt sur les successions et de l'impôt de solidarité sur la fortune. Si Sarkozy envisage de supprimer ces trois impôts d'un geste auguste, qu'il l'annonce ! A titre de comparaison, Chirac est parvenu en 2002-2007 à réduire de moins de 20 % l'impôt sur le revenu. Surtout, cette baisse a été plus que compensée par les multiples hausses de taxes et de cotisations, si bien que le taux global de prélèvements obligatoires, stabilisé autour de 42-44 points en France depuis 1985, a en réalité progressé de près de 1,5 point entre 2002 et 2007, en particulier quand l'actuel candidat UMP était en charge de Bercy... Car, pour réduire de 4 points de PIB les prélèvements tout en réduisant les déficits, il faudrait être capable de réduire de 4 points les dépenses publiques et indiquer précisément lesquelles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;" name="page" id="page" class="paragraphDoc"&gt;Or, 4 points de PIB, cela représente, par exemple, quatre fois le budget de l'Enseignement supérieur et de la recherche, ou bien une réduction de plus de 50 % des dépenses de santé. Comment Sarkozy compte-t-il s'y prendre pour faire de telles économies ? A ce jour, les seules économies vaguement mentionnées concernent les habituels percepteurs et supposées gabegies de Bercy, gisement considérable... inférieur à 0,1 point de PIB, et qui ­ vu la mollesse avec laquelle notre audacieux candidat évoque le prélèvement à la source ­ a peu de chances d'être exploité. La vérité est que, compte tenu de la hausse structurelle des dépenses de santé et de retraites (qui ne pourront être stabilisées que par une régulation patiente, novatrice et courageuse), et compte tenu des nouveaux besoins (formation, recherche...), il n'est ni possible ni souhaitable de promettre des réductions de dépense aussi massives. Quant à l'idée absurde selon laquelle la croissance permettrait mécaniquement de réduire la part de l'Etat dans le PIB, elle révèle une étonnante incompréhension des mécanismes économiques élémentaires : sauf à supposer un fort décrochage des salaires du public (perspective peu souhaitable pour un Etat qui se veut efficace), l'Etat devra toujours consommer peu ou prou la même part du PIB pour offrir les mêmes services de santé, formation, retraites, etc. Si la croissance avait pour effet magique de réduire massivement le taux de prélèvements, cela se serait vu, en France comme à l'étranger.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;" name="page" id="page" class="paragraphDoc"&gt;De fait, la meilleure façon d'apprécier l'absence totale de crédibilité de la promesse sarkozienne est de jeter un coup d'oeil aux expériences internationales. La vérité toute simple est que jamais aucun pays développé n'a abaissé de 4 points son taux de prélèvements obligatoires. Au moment où la révolution thatcherienne a produit ses effets les plus forts, de 1985 à 1995, les prélèvements n'ont baissé au total que d'à peine 2 points de PIB au Royaume-Uni (avant que Blair ne les réaugmente de 2 points, retrouvant ainsi aujourd'hui le taux d'environ 37-38 points de 1985). Nicolas Sarkozy envisage-t-il de faire des coupes deux fois plus lourdes que Margaret Thatcher dans une période de temps deux fois plus courte ? Si l'on examine les autres pays, dont on vante habituellement l'expérience modernisatrice, on constate au mieux une stabilisation des prélèvements obligatoires, en aucun cas des baisses de 4 points de PIB : la Suède a stabilisé ses prélèvements autour de 50-52 points de PIB depuis 1990, le Danemark autour de 49-50 points, etc. En France, pas davantage que dans tous les autres pays, aucun gouvernement dans un avenir prévisible ne baissera de 4 points de PIB en quelques années.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;" name="page" id="page" class="paragraphDoc"&gt;En se lançant dans de telles promesses, sans même prendre la peine d'expliquer le début du commencement de la méthode envisagée (et pour cause), Nicolas Sarkozy révèle une fois encore sa vraie nature. Loin du parler vrai et de la transition douce du gaullisme vers le libéralisme social et moderne, le candidat UMP incarne une sorte de gaullo-bushisme autoritaire et populiste. Comme Bush, qui stigmatisait ceux qui osaient dénoncer les conséquences ultra-inégalitaires de ses baisses d'impôts  &lt;em&gt;(«fuzzy Washington math»), &lt;/em&gt;il affiche son mépris pour les statistiques et les analyses qui le contredisent. Comme son modèle, sa foi messianique dans son intuition intime de ce que veut le «peuple» (en vérité quelques groupes de pression croisés ici et là) le rend capable de tous les excès.&lt;/div&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;div name="page" id="page" class="paragraphDoc"&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;mailto:ulrich.from.cacanie@gmail.com&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/36391491-5132047373579889615?l=le-derviche-fou.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://le-derviche-fou.blogspot.com/feeds/5132047373579889615/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=36391491&amp;postID=5132047373579889615' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36391491/posts/default/5132047373579889615'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36391491/posts/default/5132047373579889615'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://le-derviche-fou.blogspot.com/2007/02/impossible-promesse-fiscale.html' title='Impossible promesse fiscale'/><author><name>Le derviche fou</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13722696301839179305</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-36391491.post-4686899272279540449</id><published>2007-02-09T18:47:00.000+01:00</published><updated>2008-11-13T10:44:47.213+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Politique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Economie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Elections'/><title type='text'>Qui veut payer des impôts ?</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_Zr5L2-2fBp8/Rcy1t-hMXdI/AAAAAAAAAAY/MRkQAcaoDgY/s1600-h/feuille_d_impots_pre-remplie.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 334px; height: 293px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_Zr5L2-2fBp8/Rcy1t-hMXdI/AAAAAAAAAAY/MRkQAcaoDgY/s320/feuille_d_impots_pre-remplie.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5029594685346962898" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Excellent article de Louis Maurin, paru sur l'Observatoire des inégalités&lt;span class="titre_comprendre"&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;/span&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span class="titre_comprendre"&gt;Qui veut payer des impôts ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="date_actu"&gt;le 8 février 2007&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span class="texte_article_donnees2"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span class="spip_document_239 spip_documents spip_documents_left" style="float: left;"&gt; &lt;/span&gt;Pour refonder la solidarité, il faut comprendre les raisons qui ont  conduit à réduire les impôts. Le point de vue de Louis Maurin, directeur de  l’Observatoire des inégalités.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="texte_article_donnees2"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="texte_article_donnees2"&gt; &lt;p class="spip"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;En réduisant l’impôt sur le revenu, depuis 1999, les gouvernements  français ont commis une erreur historique. Ils ont privé la collectivité de  recettes cruciales pour le financement des services publics. Des dizaines de  milliards d’euros ont été gaspillés, qui auraient pu servir à construire des  logements sociaux, améliorer la qualité des écoles ou assurer la sécurité dans  les quartiers sensibles. Ces milliards d’euros ont alimenté l’épargne des  contribuables les plus fortunés : un dixième des foyers fiscaux ont perçu 70 %  de cette manne, comme l’a souligné la Cour des comptes. La France a raté, au  tournant du millénaire, l’occasion de se diriger vers un autre modèle, à la fois  économiquement performant &lt;i class="spip"&gt;et&lt;/i&gt; solidaire, celui des pays  nordiques, qui conjuguent faible chômage et forte redistribution.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="spip"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Il est temps de dépasser ce constat et de refonder de nouvelles  solidarités. C’est le sens de deux appels récents. Le magazine Alternatives  Economiques (partenaire de l’Observatoire des inégalités) lance une pétition  intitulée « &lt;a class="spip_out" href="http://www.alternatives-economiques.fr/petition/"&gt;Pourquoi nous consentons  à l’impôt&lt;/a&gt; », qui critique notamment les propositions de réduction de l’impôt  sur les successions. En deux jours, elle a réuni plus de 10 000 signatures. Les  auteurs indiquent à propos des dépenses publiques : « Ces dépenses ne sont pas  seulement un coût, elles sont aussi un investissement, gage à la fois de justice  et de dynamisme ». Quelques semaines auparavant, dans un appel titré « &lt;a class="spip_out" href="http://www.parlonssolidarite.com/"&gt;Parlons solidarité&lt;/a&gt; »,  un ensemble de chercheurs interpelait les candidats à l’élection  présidentielle : « L’investissement dans le capital humain, dans la protection  sociale, dans des emplois de qualité ne constitue pas une dépense superflue. Il  s’agit au contraire d’accroître notre efficacité collective pour sortir la  France par le haut. ».&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="spip"&gt;&lt;a href="http://www.inegalites.fr/spip.php?article639"&gt;Lire la suite...&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;span class="texte_article_donnees2"&gt;&lt;p class="spip"&gt;&lt;/p&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;mailto:ulrich.from.cacanie@gmail.com&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/36391491-4686899272279540449?l=le-derviche-fou.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://le-derviche-fou.blogspot.com/feeds/4686899272279540449/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=36391491&amp;postID=4686899272279540449' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36391491/posts/default/4686899272279540449'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36391491/posts/default/4686899272279540449'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://le-derviche-fou.blogspot.com/2007/02/qui-veut-payer-des-impts.html' title='Qui veut payer des impôts ?'/><author><name>Le derviche fou</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13722696301839179305</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_Zr5L2-2fBp8/Rcy1t-hMXdI/AAAAAAAAAAY/MRkQAcaoDgY/s72-c/feuille_d_impots_pre-remplie.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-36391491.post-1467810336629845187</id><published>2007-02-05T16:12:00.000+01:00</published><updated>2008-11-13T10:44:47.359+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Cinéma'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Culture'/><title type='text'>Chronicles</title><content type='html'>&lt;div&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://upload.wikimedia.org/wikipedia/en/5/56/The-island.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; width: 108px; cursor: pointer; height: 161px;" alt="" src="http://upload.wikimedia.org/wikipedia/en/5/56/The-island.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;The Island&lt;/span&gt; (Michael Bay, 2005) est un film de science-fiction dickien dont la thématique est devenue assez classique, à ceci près que la réflexion sur le clonage emprunte aux débats actuels des comités éthiques : (Allociné)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;h4 style="font-weight: normal; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;D'ici quelques décennies...&lt;br /&gt;Lincoln Six-Echo et sa camarade Jordan Two-Delta font partie des centaines de Produits d'une immense colonie souterraine où la vie est étroitement surveillée et régie par des codes très stricts. Le seul espoir d'échapper à cet univers stérile est d'être sélectionné pour un transfert sur "l'Île". A en croire les dirigeants de la colonie, l'Île serait le dernier territoire à avoir échappé à la catastrophe écologique qui ravagea notre planète quelques années auparavant et en rendit l'atmosphère à jamais irrespirable...&lt;br /&gt;Lincoln, comme la totalité de ses congénères, a longtemps cru à ce paradis. Mais depuis quelque temps, des cauchemars récurrents troublent ses nuits, et le jeune homme commence à s'interroger sur le sens de sa vie et les restrictions faites à sa liberté.&lt;br /&gt;Poussé par une curiosité tenace, Lincoln découvre bientôt l'atroce vérité...&lt;/span&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;/h4&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Un film dont le début prometteur (même si le sujet commence à être rebattu) s'enfonce rapidement dans le piège d'une fausse virtuosité de l'action (pour l'action) : Michael Bay, en cinéaste 100% commercial, multiplie les effets de manche (caméras ultra-mobiles, plans tournant, péripéties inutiles et sans saveur...). Au final, un film chiant dont on parvient pourtant à se souvenir. 9/20&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://dvdtoile.com/FILMS/35/35960.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; width: 87px; cursor: pointer; height: 118px;" alt="" src="http://dvdtoile.com/FILMS/35/35960.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Ce n'est pas le cas de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;De battre mon coeur s'est arrêté&lt;/span&gt; (Jacques Audiard, 2005) dans lequel ni la coqueluche commençant à mal tourner (Romain Duris), ni l'indigne fils du grand dialoguiste Audiard, n'arrivent à insuffler une quelconque saveur. 7/20&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://optimusfilms.20m.com/directors/jc/w.halloween.jpg"&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_Zr5L2-2fBp8/RdSZ0-hMXfI/AAAAAAAAAAw/055kE1t0u0w/s1600-h/untitled.bmp"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5031815819094154738" style="margin: 0px 10px 10px 0px; float: left;" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_Zr5L2-2fBp8/RdSZ0-hMXfI/AAAAAAAAAAw/055kE1t0u0w/s320/untitled.bmp" border="0" height="162" width="160" /&gt;&lt;/a&gt;Halloween, la nuit des masques&lt;/span&gt; (Halloween, John Carpenter, 1979) : un film un peu inutile à regarder aujourd'hui ; certes, John Carpenter, en privilégiant une facette surnaturelle chez le tueur - un psychopathe évadé de l'asile &lt;span style="font-style: italic;"&gt;réellement maléfique &lt;/span&gt;- réussit, par une palette de moyens (bruits rauques, caméras filmant à partir de l'obscurité, réticence de l'ombre à révéler son contenu), à saturer l'espace de la présence du tueur (qui est alors la présence, tapie, du mal dans les banlieues &lt;span style="font-style: italic;"&gt;middle class&lt;/span&gt; ) : c'est là son tour de force. Mais autrement, le film a beaucoup vieilli, parce que ce film même a eu une pléthore de remakes et d'ersatzs qui, quand bien même on ne les aurait pas ou peu vu, sont si nombreux qu'ils hantent invariablement la conscience collective. Un film génial, mais dont l'éclat est atténué par l'air de déjà-vu, qu'on ne peut pourtant pas raisonnablement reprocher au film. 15/20&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;mailto:ulrich.from.cacanie@gmail.com&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/36391491-1467810336629845187?l=le-derviche-fou.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://le-derviche-fou.blogspot.com/feeds/1467810336629845187/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=36391491&amp;postID=1467810336629845187' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36391491/posts/default/1467810336629845187'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36391491/posts/default/1467810336629845187'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://le-derviche-fou.blogspot.com/2007/02/chronicles.html' title='Chronicles'/><author><name>Le derviche fou</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13722696301839179305</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_Zr5L2-2fBp8/RdSZ0-hMXfI/AAAAAAAAAAw/055kE1t0u0w/s72-c/untitled.bmp' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-36391491.post-1253747789418317502</id><published>2007-02-04T16:37:00.000+01:00</published><updated>2007-03-27T18:18:42.179+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Philosophie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Réflexions'/><title type='text'>Introduction à la philosophie politique (I) - Le problème philosophique de la modernité : le drapeau et les autres</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.ibiblio.org/wm/paint/auth/manet/olympia/olympia.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px;" src="http://www.ibiblio.org/wm/paint/auth/manet/olympia/olympia.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Olympia, Manet&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Philosophiquement, à proprement parler, nous entrons dans la modernité avec la fameuse question kantienne "Qu'est-ce que l'Aufklärung ?" (Qu'est-ce que sont les Lumières), c'est-à-dire quand l'actualité, comme objet de la raison, devient l'enjeu de notre sortie de l'"état de minorité". Par état de minorité, Kant entend tout un tissu de superstitions, de violences, de fanatismes, qui maintiennent notre conscience et l'exercice de la raison comme en minorité.  Dorénavant, l'actualité est aussi l'enjeu de cette lutte pour la raison (et Kant a, au premier chef, en vue la Révolution française comme actualité). Cette césure est contestable (le coup du dorénavant nous sommes matures et la raison va nous aider à prendre notre destin en main), et, au demeurant, elle importe peu. Schématiquement, on peut dire que dans l'édifice de ce qu'on appelle la Kritik (kantienne - c'est à dire les trois ouvrages intitulées &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Critique de...&lt;/span&gt;) se fonde la raison, par réhabilitation de ses conditions d'exercice : en effet, auparavant, la raison était pour Kant victime d'un pouvoir qu'on lui supposait infinie ; dès lors, des raisonneurs pouvaient indéfiniment arguer sur des problèmes insolubles, et leur discorde nuisait à la Raison. Kant le Chevalier vient restaurer les droits de la Raison, et ses limites, en s'interrogeant en amont sur ses pouvoirs, au point de contact avec l'expérience. La nouveauté, c'est pour Kant de se situer au bord de la raison, c'est-à-dire dans une vigilance aiguisée à l'égard de sa légitimité, pour s'autoriser d'une réflexion sur l'Histoire : non seulement la Raison pure doit être bornée, mais son pouvoir restauré doit, dans un devoir de vigilance du philosophe face à l'actualité, pouvoir donner naissance à une réflexion en butte avec le présent. De cette vigilance s'inaugure l'exercice d'une tension, entre le présent et la liberté : tension en ceci que la liberté est elle-même conditionnée par le présent (et ce qui perdure en celui-ci : la culture, la religion...). Définie de la sorte, la modernité est une tâche ; elle est aussi l'épreuve d'une &lt;span style="font-style: italic;"&gt;crise&lt;/span&gt;, la modernité est un travail &lt;span style="font-style: italic;"&gt;critique &lt;/span&gt; :&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;br /&gt;"&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Ce qui, on le voit, entraîne pour conséquences que la critique va s'exercer   non plus dans la recherche des structures formelles qui ont valeur universelle,   mais comme enquête historique à travers les événements qui nous ont amenés   à nous constituer à nous reconnaître comme sujets de ce que nous faisons, pensons,   disons.&lt;/span&gt;" (Michel Foucault, Dits et Ecrits II, Qu'est-ce que les Lumières ?)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Or, les coeurs bêlants d'aujourd'hui voient la modernité comme :&lt;br /&gt;&lt;ol&gt;&lt;li&gt;l'aboutissement d'un processus : la modernité serait l'onction de ceux, démocratiques et riches, qui auraient passé avec succès les fources caudines de la tradition et du totalitarisme&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;la continuation d'un processus : nous serions ceux qui, du côté de la mobilité, accepterions l'épreuve du changement, contre les archaïsmes&lt;/li&gt;&lt;li&gt;la modernité comme don culturel : cette vision en disparition peut être rappelée en faisant appel au brillant Voltaire :&lt;/li&gt;&lt;/ol&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt; " La race des Nègres est une espèce d’hommes différente de la nôtre [...] on peut dire que si leur intelligence n’est pas d’une autre espèce que notre entendement, elle est très inférieure. Ils ne sont pas capables d’une grande attention, ils combinent peu et ne paraissent faits ni pour les avantages, ni pour les abus de notre philosophie. Ils sont originaires de cette partie de l’Afrique comme les éléphants et les singes ; ils se croient nés en Guinée pour être vendus aux Blancs et pour les servir. "&lt;/span&gt; (Voltaire, Essai sur les mæurs,  Genève, 1755, t. XVI, pp. 269-270)&lt;/span&gt;&lt;span class="txtart"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="txtart"&gt;Si l'on s'en tenait aux points 1/ et 2/, il n'y aurait pas matière à scandale.&lt;/span&gt; Et en effet, pourquoi pas ne pas considérer la modernité comme l'entrée dans une nouvelle ère, dont on situerait le commencement entre 1492 et 1848, en passant par Bacon, Descartes, Montaigne et Kant, qui chevaucherait ou redoublerait la "coupure" entre Ancien et Nouveau Régime ? Mais on mélange invariablement les genres, faisant de notre nouvel état la preuve d'un douloureux travail sur soi, comme si tous autant que nous sommes étions enfantés dans cette crise, dans un douloureux exercice de doute radical.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://homepage.mac.com/adamfoo2/.Pictures/Other%20Artists/Bacon.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 301px; height: 348px;" src="http://homepage.mac.com/adamfoo2/.Pictures/Other%20Artists/Bacon.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Portrait of Peter Beard, Francis Bacon&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;C'est ainsi qu'un solennel consensus oppose à nouveaux frais l'Occident et la barbarie : Nous, marqués du signe "+", et Eux qui nous font nous, barrés du signe "-" de leur nature infructueuse - puisque l'Histoire serait la preuve de notre mérite, et son tribunal l'éclat de leur démérite. Cette rature, on la trouve même chez les plus respectables :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;" Il y a dans l'Europe quelque chose d'un genre unique,    que tous les autres groupes humains ressentent chez nous, et qui est pour eux, indépendamment de    toute question d'utilité, et même si leur volonté de conserver leur esprit propre reste inentamée, une    incitation à s'européaniser toujours davantage."&lt;/span&gt; (Husserl, La crise des sciences européennes et la philosophie)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi, au nom d'un passif glorieux, qui éluderait l'opportunité de toute remise en cause, notre arrogance serait justifiée, et la bataille raisonnablement (puisque c'est sous l'étendard de la raison que nous sommes rangés) portée par "nos" valeurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Objectif : avec ostentation à faire porter la question de la modernité sur la question des Autres de la Raison. L'Autre (à tour de rôle, ce furent, ce sont : le Fou, l'Homosexuel, l'Etranger, la Femme, le Hors-la-Loi, le Pauvre, le Malade, etc.) n'est pas ce visage folklorique que chante un ode facile à la différence.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;"La référence à l'Autre devient facile  et incantatoire, et je trouve de plus en plus fastidieuse et  bien-pensante l'expression "rapport à l'autre" ou  "respect de l'autre". On assaisonne ces mots d'un salut  verbal et paresseux à Lévinas pour passer la  douane du sérieux et de l'audace philosophique avec  un argument d'autorité, et le tour est  joué." &lt;/span&gt;(Jacques Derrida)&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Non, l'Autre fait violence. Une chose comme le métissage engage le plus précieux, pas le plus frivole, contrairement à ce que la "tolérance", invoquée partout, exigeante nulle part, se plairait à faire croire. C'est cette violence qui nous fonde : heurté à l'Autre, nous sommes interpellés, reconnus, et nous reconnaissons nous-mêmes. Toute ouverture béate ne fera que répéter nos réflexes en notre for intérieur, quand bien même le "politically correct" en vient atténuer la rumeur.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;br /&gt; "&lt;i&gt;Le sentiment de gratitude et d'humilité que chaque membre d'une culture donnée &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;peut et doit éprouver &lt;/span&gt;envers tous les autres, ne saurait se fonder que sur une seule conviction: c'est que les autres cultures sont différentes de la sienne, de la façon la plus variée; et cela, même si la nature dernière de ces différences lui échappe ou si, malgré tous ses efforts, il n'arrive que très imparfaitement à la pénétrer.&lt;/i&gt;"&lt;br /&gt;(Claude Lévi-Strauss, &lt;i&gt;Race et histoire&lt;/i&gt;, 1952)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce choc, cette césure, qui répète, dans notre socialisation, la séparation d'avec le corps maternel, qui, pour que nous puissions dire "je", doit pouvoir se dire Autre, donne la possibilité de la modernité : travail, enfantement, né d'un trouble, d'une éclaircie, et je citerai là Alain Finkielkraut pour lequel je n'éprouve au demeurant nulle sympathie, à propos d'Emmanuel Lévinas (  Magazine littéraire n° 345 Juillet-Août 1996) :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;"[La rencontre] est un événement et même un coup de  théâtre. Il faut que quelque chose advienne au  moi pour que celui-ci cesse d'être une "force qui va"  et s'éveille au scrupule. Ce quelque chose, c'est  quelqu'un, et ce quelqu'un n'est à proprement parler une personne : il est cette part de l'autre homme qui  échappe à l'image ou à l'idée  qu'il me laisse, qui se défait de la forme par  laquelle pourtant il se manifeste, qui résiste  à sa conceptualisation, à sa  thématisation, à sa définition, et que  Lévinas nomme magnifiquement &lt;/span&gt;&lt;i style="font-style: italic;"&gt;visag&lt;/i&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;e."&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="txtart"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;mailto:ulrich.from.cacanie@gmail.com&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/36391491-1253747789418317502?l=le-derviche-fou.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://le-derviche-fou.blogspot.com/feeds/1253747789418317502/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=36391491&amp;postID=1253747789418317502' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36391491/posts/default/1253747789418317502'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36391491/posts/default/1253747789418317502'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://le-derviche-fou.blogspot.com/2007/02/introduction-la-philosophie-politique-1.html' title='Introduction à la philosophie politique (I) - Le problème philosophique de la modernité : le drapeau et les autres'/><author><name>Le derviche fou</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13722696301839179305</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-36391491.post-4339922570914954648</id><published>2007-02-02T11:38:00.000+01:00</published><updated>2007-03-11T20:10:48.434+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Politique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Réflexions'/><title type='text'>L'abbé Pierre : la muséification comme seconde mort</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://membres.lycos.fr/morchoisne/pagedivers/image/abbe_pierre.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 200px;" src="http://membres.lycos.fr/morchoisne/pagedivers/image/abbe_pierre.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;On ne résistera pas au plaisir outrecuidant de salir l'ex-personnalité préférée des français, en relevant, avec une originalité nulle, les analyses sommaires mais prémonitoires de Roland Barthes en son temps. Avec la foule éplorée, une larme à l'oeil coulera, et toute cette cérémonie de deuil ne sera, comme d'habitude, qu'une manière de solder les comptes et de dilapider le combat social. La muséification comme seconde mort... L'abbé Pierre, après cet unanimisme béat, est enfin mort : la preuve en est que son engagement social, lourd d'aspérités, a été gommé avec succès par le costume que lui ont taillé les showmen de toutes sortes.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Roland Barthes, Mythologies (1957)&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;"Le mythe de l'abbé Pierre dispose d'un atout précieux : la tête de l'abbé. C'est une belle tête, qui présente clairement tous les signes de l'apostolat : le regard bon, la coupe franciscaine, la barbe missionnaire, tout cela complété par la canadienne du prêtre-ouvrier et la canne du pèlerin. Ainsi sont réunis les chiffres de la légende et ceux de la modernité.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;La coupe de cheveux, par exemple, à moitié rase, sans apprêt et surtout sans forme, prétend certainement accomplir une coiffure entièrement abstraite de l'art et même de la technique, une sorte d'état zéro de la coupe ; il faut bien se faire couper les cheveux, mais que cette opération nécessaire n'implique au moins aucun mode particulier d'existence : qu'elle soit, sans pourtant être quelque chose. La coupe de l'abbé Pierre, conçue visiblement pour atteindre un équilibre neutre entre le cheveu court (convention indispensable pour ne pas se faire remarquer) et le cheveu négligé (état propre à manifester le mépris des autres conventions) rejoint ainsi l'archétype capillaire de la sainteté : le saint est avant tout un être sans contexte formel ; l'idée de mode est antipathique à l'idée de sainteté.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Mais où les choses se compliquent — à l'insu de l'abbé, il faut le souhaiter — c'est qu'ici comme ailleurs, la neutralité finit par fonctionner comme signe de la neutralité, et si l'on voulait vraiment passer inaperçu, tout serait, à recommencer.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;La coupe zéro, elle, affiche tout simplement le franciscanisme ; conçue d'abord négativement pour ne pas contrarier l'apparence de la sainteté, bien vite elle passe à un mode superlatif de signification, elle déguise l'abbé en saint François. D'où la foisonnante fortune iconographique de cette coupe dans les illustrés et au cinéma (où il suffira à l'acteur Reybaz de la porter pour se confondre absolument avec l'abbé).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Même circuit mythologique pour la barbe : sans doute peut-elle être simplement l'attribut d'un homme libre, détaché des conventions quotidiennes de notre monde et qui répugne à perdre le temps de se raser : la fascination de la charité peut avoir raisonnablement ces sortes de mépris ; mais il faut bien constater que la barbe ecclésiastique a elle aussi sa petite mythologie. On n'est point barbu au hasard, parmi les prêtres ; la barbe y est surtout attribut missionnaire ou capucin, elle ne peut faire autrement que de signifier apostolat et pauvreté ; elle abstrait un peu son porteur du clergé séculier : les prêtres glabres sont censés plus temporels, les barbus plus évangéliques : l'horrible Frolo était rasé, le bon Père de Foucauld barbu ; derrière la barbe, on appartient un peu moins à son évêque, à la hiérarchie, à l'Église politique ; on semble plus libre, un peu franc-tireur, en un mot plus primitif, bénéficiant du prestige des premiers solitaires, disposant de la rude franchise des fondateurs du monachisme, dépositaires de l'esprit contre la lettre : porter la barbe, c'est explorer d'un même cœur la Zone, la Britonnie ou le Nyassaland.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Évidemment, le problème n'est pas de savoir comment cette forêt de signes a pu couvrir l'abbé Pierre (encore qu'il soit à vrai dire assez surprenant que les attributs de la bonté soient des sortes de pièces transportables, objets d'un échange facile entre la réalité, l'abbé Pierre de Match, et la fiction, l'abbé Pierre du film, et qu'en un mot l'apostolat se présente dès la première minute tout prêt, tout équipé pour le grand voyage des reconstitutions et des légendes). Je m'interroge seulement sur l'énorme consommation que le public fait de ces signes. Je le vois rassuré par l'identité spectaculaire d'une morphologie et d'une vocation ; ne doutant pas de l'une parce qu'il connaît l'autre ; n'ayant plus accès à l'expérience même de l'apostolat que par son bric-à-brac et s'habituant à prendre bonne conscience devant le seul magasin de la sainteté ; et je m'inquiète d'une société qui consomme si avidement l'affiche de la charité, qu'elle en oublie de s'interroger sur ses conséquences, ses emplois et ses limites. J'en viens alors à me demander si la belle et touchante iconographie de l'abbé Pierre n'est pas l'alibi dont une bonne partie de la nation s'autorise, une fois de plus, pour substituer impunément les signes de la charité à la réalité de la justice."&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;mailto:ulrich.from.cacanie@gmail.com&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/36391491-4339922570914954648?l=le-derviche-fou.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://le-derviche-fou.blogspot.com/feeds/4339922570914954648/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=36391491&amp;postID=4339922570914954648' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36391491/posts/default/4339922570914954648'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36391491/posts/default/4339922570914954648'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://le-derviche-fou.blogspot.com/2007/02/labb-pierre-la-musification-comme.html' title='L&apos;abbé Pierre : la muséification comme seconde mort'/><author><name>Le derviche fou</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13722696301839179305</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-36391491.post-6247205637699525293</id><published>2007-02-02T11:06:00.000+01:00</published><updated>2007-03-11T20:11:35.943+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Palestine'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Stratégie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Politique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Israël'/><title type='text'>L'agenda israélien</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bbsnews.net/bbsn_photos/topics/Israel_Palestine/ISMJenin2003_07_28_1.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 308px; height: 231px;" src="http://bbsnews.net/bbsn_photos/topics/Israel_Palestine/ISMJenin2003_07_28_1.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style="text-align: justify; font-weight: bold;" class="TitreRouge"&gt;&lt;/p&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;p style="text-align: justify; font-weight: bold;" class="TitreRouge"&gt;L’an 2007: génocide à Gaza, nettoyage ethnique en Cisjordanie&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;       &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="Auteur"&gt;Ilan Pappe&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;       &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="Normal"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Il n'y a pas si longtemps, sur ce même podium, je déclarais qu'Israël était en train de mener une politique génocidaire dans la bande de Gaza. J'ai beaucoup hésité avant d'utiliser ce terme très chargé, accusateur, mais j'ai néanmoins décidé de l'adopter. D'ailleurs, les réactions que j'ai suscitées, y compris de la part de certains groupes – parmi les plus importants – de militant.e.s pour la défense des droits humains, montraient un certain malaise quant à mon utilisation de ce terme. Durant un certain temps, j'ai réfléchi à ce type de formule, mais j’ai recommencé à l’utiliser aujourd'hui avec une conviction renforcée: c'est la seule manière appropriée de décrire ce qu'est en train de faire l'armée israélienne dans la bande de Gaza. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;       &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="Normal"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Le 28 décembre 2006, B'Tselem, l'organisation israélienne de défense des droits humains, a publié son rapport ayant trait aux atrocités israéliennes dans les territoires occupés. Au cours de cette dernière année, les forces israéliennes ont tué 660 citoyens. Le nombre de Palestiniens tués par Israël l'année dernière a donc triplé par rapport à l'année précédente (environ 200). Selon B'Tselem, les Israéliens ont tué 141 enfants durant l'année dernière. La plupart des morts l’ont été dans la bande de Gaza, où les forces israéliennes ont démoli presque 300 maisons et ont massacré des familles entières. Cela signifie que, depuis l’an 2000, les forces israéliennes ont tué presque 4000 Palestiniens, dont la moitié étaient des enfants, et ont blessé plus de 20'000  personnes.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;       &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="Normal"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;B'Tselem est une organisation précautionneuse. Il est donc possible que les chiffres soient plus élevés. Cependant il ne s'agit pas uniquement d'une escalade des meurtres intentionnels. Il s’agit ici d’une tendance et d'une stratégie. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;       &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="Normal"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;En ce début 2007, les décideurs israéliens font face à deux situations très différentes en Cisjordanie et dans la bande de Gaza. Dans le premier cas, ils sont plus près que jamais d'achever la construction de leur frontière orientale. Leur débat idéologique interne est terminé à ce propos. Leur plan directeur visant l'annexion de la moitié de la rive occidentale est en voie d'être exécuté avec une rapidité croissante. La dernière phase a été retardée en raison des promesses faites par Israël, dans le cadre de la Feuille de route, de ne pas construire de nouvelles colonies. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;       &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="Normal"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Israël a trouvé deux façons de contourner cette prétendue interdiction. Tout d’abord, l’Etat israélien a fixé qu’un tiers de la rive occidentale faisait partie du Grand Jérusalem. Cela lui a permis de construire sur ce territoire nouvellement annexé des villes et des centres communautaires. Ensuite, il a agrandi les anciennes colonies à un point tel qu'il n'était pas nécessaire d'en construire de nouvelles. Ce processus a encore connu une nouvelle impulsion en 2006: des centaines de caravanes ont été installées afin de marquer la frontière de l’expansion territoriale; des plans d’aménagement pour les nouvelles villes et quartiers ont été finalisés; et les routes et autoroutes de contournement à grande circulation, renvoyant à un système d’apartheid, ont été achevées. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;       &lt;/div&gt;&lt;a href="http://www.alencontre.org/Palestine/PapePalestine01_07.htm"&gt;Lire la suite...&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;       &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="Notes"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;b&gt;*&lt;/b&gt;&lt;a name="x"&gt;&lt;/a&gt; Ilan Pappe est maître de conférences au Département de Science politique de l'Université de haifa et Président de l'Institut Emil Touma pour les études palestiniennes à Haifa (Emil Touma était un historien et un intellectuel arabe réputé). Ilan Pappe a publié entre autres: &lt;i&gt;La guerre de 1948 en Palestine: aux origines du conflit israélo-arabe&lt;/i&gt;, rééd. en livre de poche 10/18 (publié en 2000 aux Ed. La Fabrique), &lt;i&gt;Une guerre pour deux peuples. Histoire de la Palestine moderne&lt;/i&gt;, Fayard 2004, &lt;i&gt;Les démons de la Naqbah. Les libertés fondamentales dans l’université israélienne&lt;/i&gt;, Ed. La Fabrique, 2004. Le texte en anglais a été publié par The Electronic Intifada le 11 janvier 2007.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="Notes"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="Notes"&gt;Note : traduction alencontre.com, reprise avec parcimonie sans leur autorisation.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;mailto:ulrich.from.cacanie@gmail.com&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/36391491-6247205637699525293?l=le-derviche-fou.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://le-derviche-fou.blogspot.com/feeds/6247205637699525293/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=36391491&amp;postID=6247205637699525293' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36391491/posts/default/6247205637699525293'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/36391491/posts/default/6247205637699525293'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://le-derviche-fou.blogspot.com/2007/02/lagenda-isralien.html' title='L&apos;agenda israélien'/><author><name>Le derviche fou</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13722696301839179305</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-36391491.post-8994333854803418023</id><published>2007-02-01T19:18:00.000+01:00</published><updated>2007-03-11T20:11:46.423+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Cinéma'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Culture'/><title type='text'>Poussière et blockbusters</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le bilan cinématographique de l'année 2006, en box-office ; 2007 sur les chapeaux de roue... Une cure de blockbusters à gros budgets révèle l'indigence incurable du cinéma &lt;span style="font-style: italic;"&gt;mainstream&lt;/span&gt; : que ce soit Eragon (0/20) ou X-Men the Last Stand (3/20), dont on aurait pourtant pu apprécier au moins la qualité FX, à Enfermés Dehors (8/20) qui se révèle vide à force d'absurdité - au moins sort-on de l'intimisme français (mais les critiques du cinéma disent que ce soit-disant intimisme est un mythe !). Harry Potter and the Prisoner of Azkaban (9/20), qui doit dater de 2005 m'est avis, fait dans le blockbuster correct (ce n'est pas un oxymoron, non non).&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;A l'inverse, les plongées dans le passé peuvent gratifier de perles autrement plus durables. Non pas parce qu'un intellectualisme germanopratin les qualifie comme tels, mais parce que l'épreuve du temps les a déjà fait passer au crible de l'histoire. Par ce, également, qu'une certaine conception de la liberté de l'auteur provoquait encore les cinéastes à la nouveauté sans les (d)égoutter par le financement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://a69.g.akamai.net/7/69/7515/v1/img5.allocine.fr/img_cis/images/festivaldecannes/img/photo/019179.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer; width: 200px;" src="http://a69.g.akamai.net/7/69/7515/v1/img5.allocine.fr/img_cis/images/festivaldecannes/img/photo/019179.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Que ce soit El Topo (Jodorowski, Mexique, 1970), western métaphysique dont on ne retiendra guère que le côté décousu, la violence symbolique et les mouvements de caméra d'une extrême simplicité. Paraissant conter le chemin d'une rédemption mystique, où la paix intérieure se paye d'une initiation, l'auteur semble se complaire en un allégorisme souvent creux, n'en déplaise aux aficionados qui seraient nombreux, paraît-il - le côté absolument ovniesque en faisant pourtant une vraie curiosité. 12/20&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.dvdclassik.com/V2/Critiques/nuitmortsvivants_film5.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 200px;" src="http://www.dvdclassik.com/V2/Critiques/nuitmortsvivants_film5.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Que ce soit The Night of the Living Dead (George Romero,
